Maison Castarède



© Sophie Loustau
© Sophie Loustau
Si l’on en croit les historiens, l’ar­magnac, du haut de ses 700 ans d’existence, est la plus vieille eau-de-vie du monde. Avant cela, on distillait bien sûr, mais un peu n’importe quoi et un peu n’im­porte comment. L’armagnac fixa la première « recette » d’eau-de-vie répertoriée : avec lui naquit le savoir-faire de la distillation et du vieillissement des alcools.
UN ALCOOL NOBLE
Fondée en 1832, la Maison Cas­tarède est une des grandes réfé­rences en matière d’armagnacs. À sa tête, Florence Castarède nous reçoit dans son élégante boutique du boulevard Haussmann – une boutique qui lui permet d’exposer et de vendre ses bouteilles bien sûr, mais aussi d’aller à la rencontre du public, de lui parler des saveurs, des techniques… « Il m’arrive de passer une demi-heure à discuter avec un client, nous raconte-t-elle, à le faire goûter, à lui expliquer. Et s’il n’achète pas ce jour-là, tant pis : il sait désormais ce qu’est l’arma gnac, il connaît nos produits et il sait où nous trouver, ce n’est qu’une question de temps ! »
Car pour Florence Castarède, l’heure est à l’éducation. Il s’agit de faire re­découvrir l’armagnac au public, un alcool noble et complexe, à l’image des vins qui servent à sa fabrication, « Et rien que ça, ça a déjà son impor­tance, s’amuse-t-elle. Les spiritueux à base d’orge ont le vent en poupe aujourd’hui, pourtant l’orge n’a au­cun goût. Mais travailler un vin pour faire un armagnac… »

LES VIEILLES BOUTEILLES
Après la distillation vient le vieil­lissement, secret de la complexité des armagnacs qui leur conférera tout leur caractère. Et Florence Castarède de nous parler de cet Américain, client fidèle qui lui achète chaque année une bou­teille de son année de naissance et chaque année, le goût diffère… d’un an. « C’est toute la magie de l’armagnac : jusqu’à sa mise en bouteille, c’est un produit qui vit.
Le temps passé en cave, la qualité du bois du tonneau, tout cela joue. Et parce que la durée de vieillisse­ment est absolument primordiale, nous inscrivons l’année de mise en bouteille sur nos étiquettes. La mention « Hors d’âge » ne veut pas dire grand-chose : officiellement, un Hors d’âge, c’est un armagnac qui a passé au moins 10 ans en fût de chêne. Chez nous, un Hors d’âge implique que la plus jeune eau-de-vie de l’assemblage y ait passé au moins 20 ans. Nos Hors d’âge sont donc étiquetés 20 ans d’âge… »
Ainsi, nombre d’armagnacs vendus par Florence Castarède aujourd’hui ont été confectionnés par son père et son grand-père. Ceux qu’elle-même fabrique seront vendus par les géné­rations suivantes : si l’armagnac est à n’en pas douter une affaire de goût, c’est également une affaire de famille et de tradition.

Maison Castarède
Florence Castarède

140, boulevard Haussmann
75008 Paris

www.armagnac-castarede.fr










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