Glossaire
   A    B    C    D    E    F    G    H    I    J    K    L    M    N    O    P    Q    R    S    T    U    V    W    X    Z
A l'anglaise (cuisine) :
Cuisson à l'eau bouillante avec une pincée de sel.

Abaisse (cuisine) :
Pâte qu'on abaisse, c'est-à-dire qu'on amincit à l'aide d'un rouleau ou d'un laminoir pour confectionner une tarte, un quiche, etc...

Abaisser (reliure) :
Diminuer; exemple : abaisser les chasses = diminuer la largeur des chasses.

About (menuiserie) :
Extrémité d’une pièce préparée en vue de certains assemblages.

Abouter (menuiserie) :
Opération consistant à réunir de pièces de bois bout à bout, afin de constituer, par assemblage et collage, une pièce de plus grande longueur.

Abrasion (carreleur/mosaïste) :
Abraser, râper un carreau.

Abricoter (cuisine) :
Couvrir d'une fine couche de gelée d'abricot (d'où vient l'origine du terme) à l'aide d'un pinceau. Ce terme s'applique plus largement au même principe en utilisant d'autres gelées ou confitures.

Absolu (parfumerie) :
Les essences absolues sont obtenues à partir de concrètes ou de résinoïdes.
Après dilution de ces derniers à l'alcool éthylique (lavages), les solutions alcooliques sont, le plus souvent, glacées aux environs de 15 degrés C, filtrées pour éliminer les cires et enfin concentrées par distillation sous pression réduite afin d'éliminer l'alcool.
Les essences absolues sont très précieuses par la richesse qu'elles apportent aux compositions dans lesquelles elles sont incorporées.

Acanthe (héraldique) :
Ornement imitant la feuille de la plante, employé en gravure comme décors.

Accord (parfumerie) :
Effet obtenu par le mélange de deux ou plusieurs matières premières ou notes simples, la qualité de son harmonie dépend de l'équilibre des proportions et de l'intensité olfactive de chacune d'elles.

Accordéon (imprimerie) :
Pliage en forme de « M », ce qui permet d'ouvrir le dépliant à la manière d'un accordéon.

Accotoir (menuiserie) :
Partie latérale d’un siège, non garnie sur laquelle on peut s’accouder.

Accoudoir (menuiserie) :
Partie latérale d’un siège, ou pièce de garniture qui peut parfois se basculer ou s’enlever, et sur laquelle on peut s’accouder.

Accroche (imprimerie) :
Titre d'une annonce, d'un chapitre ou d'une affiche dont l'impact rédactionnel et visuel permet d'accrocher le lecteur (Publicité et édition).

Achards (cuisine) :
Les achards sont des hors-d'oeuvre à l'huile qui ont une durée de conservation de quelques jours parce que les légumes sont uniquement blanchis et non cuits.


Acier (horlogerie) :
Alliage de fer et de carbone dans lequel la teneur en carbone est inférieure à 2%.
On l’obtient généralement grâce à l’un des trois procédés suivants :
- avec un convertisseur (Thomas, Bessemer) dans lequel on purge la masse de fonte liquide par soufflage d’air, celui-ci réagissant avec le carbone ;
- avec un four Martin-Siemens dans lequel on combine le carbone et les impuretés de la fonte en fusion avec des déchets d’acier (ou riblons) ou avec du minerai de fer ;
- avec un four électrique dans lequel la température plus élevée est obtenue grâce à un arc électrique.
Le deuxième procédé est le plus employé, le troisième est réservé à la fabrication d’aciers spéciaux vu son prix de revient élevé. L’acier présente sur le fer l’avantage de pouvoir être trempé ce qui le rend beaucoup plus dur. ( Cf. Trempe).

Addendum (pluriel : addenda) (imprimerie) :
Ajout d'un texte oublié sur un encart volant (Edition).

Aequatorium (horlogerie) :
Instrument très rare, de la fin du Moyen-âge, qui permettait de déterminer la position des astres par rapport à la terre.
Le réglage correct des trois cadrans et index permettait de connaître la position de Saturne, Jupiter, Mars, Vénus, Mercure et de la lune. L’exemplaire reproduit date de 1480 environ.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/acier.jpg

Affiloir (menuiserie) :
Instrument qui sert à rendre un instrument tranchant (aiguisoir ).

Affinage (chocolaterie) :
Affinage

L'affinage consiste à broyer la pâte de chocolat plus finement qu'avec la broyeuse.
Le chocolat passe entre deux cylindres métalliques très rapprochés. Plusieurs passes sont nécessaires pour un bon affinage.

Affûteuse (bois) :
Machine à affûter qui permet de rendre tranchantes les arrêtes d'un outil de coupe.

Agar agar (cuisine) :
Algues marines qui s'utilise comme liant pour remplacer la gélatine.
L'agar-agar s'achète en poudre,en bâtonnets ou en flocons.

Aiguille (horlogerie) :
Les aiguilles sont des index principalement en acier ou en laiton dont la position sur le cadran permet la lecture de l’heure, du quantième…
Il faut attendre le règne de Louis XIV pour que l’aiguille des minutes se généralise (en 1730 pour la Comtoise).
Précédemment c’est l’aiguille des heures qui permettait la lecture approximative de la minute.
En effet le cadran présentait 48 graduations et l’aiguille des heures cheminait de l’une à l’autre en un
quart d’heure. Sa position entre deux graduations indiquait par approximation le nombre de minutes écoulées. Les formes d’aiguilles varient totalement selon les époques et les styles : symétriques ou non, sobres ou richement travaillées…
L’aiguille des secondes possède un nom spécifique : la trotteuse.

Aile (céramique) :
Bord plat d'une assiette.

Aile (horlogerie) :
En horlogerie les roues ont des dents et les pignons des ailes.
Les mobiles de vingt dents et plus sont des roues. jusqu’à dix-neuf ailes se sont des pignons.
Les ailes d’un pignon sont généralement en acier tandis que les dents de la roue sont en laiton.


Ailette (horlogerie) :
Le rouage de sonnerie se termine par un pignon portant un volant constitué de deux ou quatre petites pales généralement en laiton, appelées ailettes. Le rôle des ailettes est de freiner le pignon en prenant appui sur l’air lorsque le volant tourne et de permettre que les coups sonnés ne soient pas de plus en plus rapides mais a peu près à intervalles réguliers. (cf. volant).
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/ailette.jpg

Ais (reliure) :
Rectangles de bois ou de carton très épais servant à presser ou à séparer les volumes. Les ais en carton sont recouverts des deux côtés de carte de Lyon, encore appelée carte lisse.
Les ais en bois sont ferrés aux extrémités pour empêcher le bois de se déformer. Ils sont plus particulièrement utilisés au cours de la pose de la mousseline et dans la presse à percussion sous les ais en carton.

Alambic (parfumerie) :
Appareil permettant la distillation par entraînement à la vapeur d'eau.

Alcali (cuisine) :
Poudre à lever que l'on peut trouver en pharmacies, aussi appelée bicarbonate d'ammoniaque.

Alcalinisation (chocolaterie) :
Méthode de cuisson des graines de cacao concassées dans laquelle est intégrée une solution alcaline (avec du carbonate de potassium).
C’est un préliminaire à la fabrication de la poudre de cacao, car l’alcalinisation améliore la solubilité du cacao et permet donc d’en modifier la couleur et le goût.

Alcool (parfumerie) :
Dans le cas de la parfumerie, l'alcool éthylique est généralement le solvant neutre utilisé comme support dans les préparations alcooliques.

Alcoolique (parfumerie) :
Tout produit à base d'alcool.

Aldéhyde (parfumerie) :
Les aldéhydes sont des produits de synthèse très puissants qui apportent, indépendamment de leur propre odeur, un prodigieux pouvoir de diffusion aux compositions.
En parfumerie ceci concerne surtout les aldéhydes aliphatiques.
La découverte des aldéhydes a donné aux créateurs une palette nouvelle. Leur utilisation marquée est à l'origine des parfums de type dit "Aldéhydé".

Alentour (lissier) :
Particularité de la tapisserie française du XVIIIème siècle où le sujet principal est entouré par une large bande richement ornée.

Alinéa (imprimerie) :
Retour à la ligne pour le début d'un paragraphe avec renfoncement de cette première ligne dans la typographie classique (Composition).

Aller (horlogerie) :
On ne dit pas d’une horloge ou d’une pendule qu’elle marche pendant 8 jours mais qu’elle va 8 jours.

Allume(s) (boulangerie) :
Morceaux de bois sec destinés au chauffage du four.

Alsing (ou moulin) (céramique) :
Broyeur cylindrique chargé de boulets ou de galets utilisé pour le broyage des pâtes/émaux.


Alternance (horlogerie) :
Le chemin parcouru par un balancier entre ses deux points extrêmes est appelé alternance.
On calcule le nombre d’alternances par heure d’un mécanisme en faisant le rapport du double du nombre de dents des roues par le nombre d’ailes des pignons, à partir de la roue faisant un tour par heure (généralement la roue de centre).
Au cours d’une alternance, le balancier parcourt l’arc supplémentaire descendant, l’angle de dégagement, l’angle d’impulsion et l’arc supplémentaire ascendant. (Cf. Arc supplémentaire, Dégagement, Impulsion).


Alternat (batellerie) :
Sens unique alterné (signalé par des feux rouge et vert) pour le franchissement d'un passage rétréci ou d'un souterrain.

Alèse (menuiserie) :
Bande de bois massif mise en bordure d’une pièce pour habiller le côté et la solidifier.

Alésoir (horlogerie) :
Outil généralement conique à facettes ou à rainures que l’on introduit dans un trou pour l’agrandir en faisant tourner l’outil.
On l’utilise à la main, et/ou dans un roule goupille quand il est dénué de manche. (cf. équarrissoir)
Pour l’usage avec une potence sa forme est différente, il se présente alors comme un demi-cône dont les lèvres coupent le métal tel que représenté ici.
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Amalgame (amalgamer) (imprimerie) :
Tirage simultané, sur une même feuille, d'impressions différentes prévues sur le même papier et dans les mêmes couleurs (Impression).
Opération qui consiste à réaliser un seul film à partir de plusieurs films superposés en repérage (Photogravure).

Amande farineuse (boulangerie) :
L'essentiel du grain de blé, écrasé pour faire la farine.

Ambre (parfumerie) :
Substance animale appelée Ambre Gris provenant des concrétions pathologiques formées dans l'intestin des cachalots.

Ambré (parfumerie) :
Sous la dénomination "Ambrés", quelquefois appelés "orientaux", ont été groupés les parfums ayant des notes douces, poudrées, vanillées, Ciste Labdanum, animales, très marquées.

Amertume (chocolaterie) :
Liée à la teneur en bases puriques (théobromine, caféine) des cacaos utilisés, elle doit être présente à un niveau agréable. Elle trouvera son équilibre avec le sucré et l’acide.

Ampleur (parfumerie) :
Effet de volume olfactif alliant une impression de puissance à celle de richesse.

Amplitude (horlogerie) :
Espace angulaire maximal parcouru par un balancier entre ses deux points extrêmes de déplacement, ici en bleu
Avec l’usure du mécanisme, son encrassement et l’affaiblissement progressif du ressort, le balancier perd de l’amplitude ce qui provoque de l’avance puis l’arrêt, dès que l’amplitude devient inférieure à l’angle de fonctionnement en rouge.
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Analyse (parfumerie) :
Décomposition physico-chimique d'un produit odorant pour en connaître la nature ou en identifier les constituants.

Ancre (horlogerie) :
L’ancre est un organe très important en horlogerie puisqu’elle compose l’échappement avec la dernière roue du rouage du mouvement, appelée de ce fait roue d’échappement.
L’extrémité de chacun des bras de l’ancre est appelée palette. L’ancre va petit à petit détrôner la verge et permettre de faire fonctionner toutes les roues dans le plan vertical entre la fin du XVIIIème siècle et le début du XIXème.
Sa forme assez primaire sous Louis XVI va évoluer au fil des années. La construction de l’ancre dans certains échappements est parfaitement symétrique alors que dans d’autres les deux palettes seront de formes différentes. (Cf. Echappement, Verge).

Angle de fonctionnement (horlogerie) :
Le balancier étant solidarisé avec l’axe de l’ancre par la fourchette, le balancement du premier détermine la course du deuxième. L’angle de fonctionnement, en rouge sur le dessin est donc l’espace angulaire que doit impérativement parcourir le balancier pour que la première puis la deuxième palette de l’ancre laisse passer tour à tour les dents de la roue d’échappement.
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Angle de trame (imprimerie) :
Chaque trame doit être orientée à 30° pour éviter l'effet de moirage.

Anosmie (parfumerie) :
Absence d'odorat.

Apiéceur (tailleur) :
Tailleur chargé de la réalisation de la veste.

Aplat (imprimerie) :
Impression de teinte unie, dans le but d'obtenir une teinte uniforme (Tous procédés d'impression)

Appareil (cuisine) :
Terme surtout utilisé en pâtisserie désignant la préparation.
Préparation obtenue par le mélange de plusieurs ingrédients.
Dans la restauration, puisque les mélanges se font en grande quantité, on utilise un ou des appareils, d'où l'origine du terme.


Appointer (tapissier) :
Opération qui consiste à poser des semences sans les enfoncer complètement pour placer les toiles ou les étoffes.

Approche (imprimerie) :
Espace entre deux lettres (Composition).

Apprêt (boulangerie) :
2ème levée; elle se fait dans les bannetons.

Apprêt (passementerie) :
Fils assemblés et façonnés (au retord), utilisés dans le tissage (crêtes) ou comme ornement (cannetille, guipure‚ ...).

Arasement (menuiserie) :
Extrémité d’une traverse façonnée pour la faire pénétrer dans une mortaise.

Arbouvier (batellerie) :
Mât d'amarre fixé au tiers avant d'un bateau relié à un câble destiné à être halé par des hommes ou des animaux.

Arc supplémentaire (horlogerie) :
C’est la distance parcourue par le balancier à titre de sécurité pour le bon fonctionnement de l’échappement.
Représentée en gris sur le dessin. L’arc supplémentaire existe dans tous les échappements car dès que l’amplitude est égale ou inférieure à l’angle de fonctionnement, la pendule s’arrête. (Cf. Chemin perdu).
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Arche (horlogerie) :
Nom donné à certaines pendules de la fin du XVIIIème et du début du XIXème siècle dont le mécanisme est supporté par une structure en forme d’arche.
Très souvent dans ce type de pendule le mécanisme est apparent et appelé de ce fait squelette et comporte généralement un certain nombre de complications (quantième, jour de la semaine, phase de lune…) tandis que l’arche est richement décorée d’émaux.
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Arche marinière (batellerie) :
Arche d'un pont sous laquelle s'effectue la navigation. Les arches sont toujours numérotées depuis la rive gauche.

Archet (joaillerie) :
Baguette flexible tendue par une corde ou un ressort qui s'enroule autour d'une poulie sur laquelle est axée une mèche. Son axe étant calé, on en joue, dans un mouvement de va-et-vient, comme d'un violon.
Le foret, comme celui du drille, doit être affûté pour percer efficacement dans les deux sens de rotation du disque. Le plus souvent, il sert à percer horizontalement, alors que le drille s'utilise verticalement. Est encore utilisé en Inde pour percer les pierres fines.

Argile (céramique) :
Roche sédimentaire à base de silicates d'alumine hydratés.
Matériau plastique, cohésif qui durcit à la cuisson.
Matériau de base de la poterie.
Du Grec "Kéramos", d'où le terme générique de céramique

Armage (horlogerie) :
C’est la force développée par un ressort.
S’il s’agit d’un ressort moteur l’armage est sa capacité à mettre le rouage en mouvement.
S’il s’agit d’un ressort de rappel, l’armage sera sa faculté à revenir dans sa position de repos en faisant pression sur une pièce mobile qu’il entraîne alors avec lui.
L’armage d’un ressort est directement lié avec la qualité de l’acier, son épaisseur et de la trempe qu’il a reçue. Lorsqu’il devient faible on dit qu’un ressort est rendu.

Armes (héraldique) :
Ce sont des emblèmes en couleur, propres à une famille, à une communauté ou plus rarement à un individu, et soumis dans leur disposition et dans leur forme à des règles spéciales qui sont celles du blason.

Armorial (héraldique) :
Recueil d'armoiries.

Aromatique (parfumerie) :
- Produit chimique aromatique : produit de synthèse utilisé en parfumerie et en arômes alimentaires.
- Plantes aromatiques : végétaux dont on peut extraire des éléments naturels utilisables en parfumerie.
- Effet aromatique : donné par une association de produits naturels et de synthèse à dominante camphrée.


Aronde (queue d'aronde) (bois) :
Une queue d'aronde se compose d'un tenon en forme de trapèze et d'une rainure de même forme. Cette appellation a été donnée car la forme trapézoïdale de la pièce ressemble à une queue d'hirondelle appelée également aronde.
L'assemblage à queues d'aronde est surtout utilisé pour le montage des tiroirs.


Arrachage (imprimerie) :
Détérioration de la surface du papier à l'impression (Impression).

Arrondir (une composition) (parfumerie) :
Expression imagée qui tente de définir le travail final du créateur pour donner à sa composition une plus grande harmonie et un meilleur équilibre de ses composants.

Arrondissure (reliure) :
Étape où l'on commence à arrondir le dos en faisant glisser les cahiers les uns par rapport aux autres, à l'aide du côté du marteau, pour préparer l'endossure.

Ars (pain) (boulangerie) :
Pain brûlé.

Art héraldique (héraldique) :
Transcription des armoiries dans toutes les formes de l'art, peinture, sculpture, gravure, et à toutes les branches des arts décoratifs et industriels.

Artificiel (parfumerie) :
Résultat d'un travail de reconstitution d'une note, d'un produit donné, par opposition au produit naturel.

Artisan :
Personne qui exerce à son compte un métier d'art manuel.

Arête (construction) :
Intersection de deux faces d'un morceau taillé.

Arête abattue (construction) :
Abattre une arête, c'est l'émousser de façon à éviter qu'elle ne présente un angle vif.

Arôme (choclaterie) :
Désigne la perception ressentie par le nez (l’odeur) et en arrière-bouche, via le canal reliant la bouche et le nez (la rétro-olfaction). Les arômes des fèves de cacao évoluent tout au long du processus de transformation du cacao en chocolat. Plusieurs arômes sont mis en évidence :

- les arômes de constitution présents dans les graines crues,
- les arômes post-récolte après fermentation et séchage des fèves,
- les arômes thermiques développés après torréfaction des fèves.

Arôme (parfumerie) :
Terme utilisé surtout dans le domaine alimentaire - Qualité organoleptique prenant en compte le goût et l'odorat.

Assemblage (menuiserie)) :
Procédé par lequel on joint les divers extrémités des pièces de bois composant les bâtis ou les encadrements des meubles pour former un tout.
Exemples d’assemblages : tenon /mortaise et rainure /languette.

Assemblage (imprimerie) :
Mise en ordre des cahiers dans un ordre précis (Façonnage).

Assiette (horlogerie) :
En horlogerie le mot assiette ou siette vient du radical assis ou sis et l’on donne le nom d’assiette à tout ce qui dans une pendule ou une horloge supporte une autre pièce et lui permet de s’assujettir à une autre. La siette d’un chaperon, l’assiette d’une aiguille…

Assouplir (cuisine) :
Frapper à l'aide d'un rouleau un beurre, une pâte qui a séjourné au frais afin de le ramollir sans le réchauffer. En pâtisserie, on assouplit jusqu'à obtenir un rectangle d'une épaisseur de +/- 1 cm.


Astringence (chocolaterie) :
Sensation que l’on ressent physiquement et qui est due au resserrement des papilles situées sur la langue en présence de tanins, tels que ceux qui sont contenus dans le cacao et le chocolat noir en particulier.



Astrolabe (horlogerie) :
L’astrolabe est un instrument de mesure inventé par les Grecs et perfectionné par les Arabes, dont les astronomes feront un grand usage jusqu’au XVIIème siècle.
Gerbert d’Aurillac qui devint pape sous le nom de Sylvestre II en donne une description dans son traité de géométrie : un disque portant gravées les sphères célestes et terrestres avec leurs points de repères principaux, et muni d’une réglette pivotante percées à ses extrémités recourbées.
On tenait l’astrolabe à un anneau et, par une visée à travers les orifices de la réglette, on mesurait la hauteur du soleil et des étoiles pour connaître l’heure solaire ou sidérale.

Atole (chocolaterie) :
Boisson chaude sucrée à base de farine de maïs et de cacao, diluée, puis cuite dans de l'eau pour en augmenter la viscosité, la parfumer et la rendre plus nutritive. D'origine précolombienne, l'Atole est principalement consommé au Mexique, au Guatemala ainsi que dans d'autres pays d'Amérique Centrale.

Attaque (chocolaterie) :
Sensation directe de la partie antérieure de la langue. Un chocolat doit avoir du caractère, une forte présence dès la prise en bouche.



Atterrissements (batellerie) :
Matériaux solides déposés par la rivière, créant parfois îlots ou plages.

Atténuer (parfumerie) :
Diminuer l'intensité olfactive d'une note ou d'une composition.

Aubier (bois) :
Partie jeune d'un arbre situé sous l'écorce. L'aubier est constitué par les dernières couches annuelles de bois encore vivant et de teinte plus claire que le cœur.

Automoteur (batellerie) :
C'est la péniche classique, la plus répandue (par opposition aux chalands tractés et aux barges poussées).

Avalant (batellerie) :
Bateau descendant le courant, allant vers l'aval.

Avant-courreur (céramique) :
Échantillon test avant production.

Aviver (orfèvrerie - bijouterie) :
Donner du vif ou le dernier poli à un ouvrage.

Avivoir (bijouterie) :
Lame emmanchée au bout arrondi dont les doreurs et bijoutiers se servent pour aviver.


Azyme (pain) (boulangerie) :
Pain sans levain que les juifs mangent au temps de la Pâque; pain dont on fait aussi les hosties.

Aérosol (parfumerie) :
Mode de dispersion instantanée de divers produits, dont les parfums, utilisant un système pressurisé. Différents types de propulseurs peuvent être utilisés.

Baby (bottier) :
Le baby est une ballerine enfant ou adulte comportant une bride sur le coup de pied.

Bachot (batellerie) :
Canot de service, ou annexe, obligatoire sur toutes les péniches.

Bagel (boulangerie) :
Petit pain rond avec un trou au centre inventé en 1683 par un boulanger pour remercier le roi de Pologne d'avoir chassé les Turcs d'Autriche.
Pain traditionnel de la communauté juive.

Baguette (boulangerie) :
Pain long et mince (environ 300 grammes)

Baguier (bijouterie) :
Jeux d'anneaux gradués de différentes dimensions permettant de mesurer la grosseur d'un doigt pour y adapter un corps de bague.
En France, cette numération s'exprime de 40 à 80 mm, et en mesures anglo-saxonnes, en fractions de pouces, de 2 à 15.
Il existe des jeux d'anneaux larges pour bagues de type chevalière et de jeux d'anneaux étroits pour bagues de type alliance.
Des triboulets gradués (voir Triboulet) concordent avec ces jeux d'anneaux.

Baiser du boulanger (boulangerie) :
Lorsque de deux pains se touchent, le manque de croûte à cet endroit est qualifié de "baiser de boulanger".

Bajoyer (batellerie) :
Paroi latérale du sas de l'écluse.

Balance, ée (construction) :
Balance, ée :
• Escalier balancé : Escalier dont certaines marches ont une largeur variable dans le quartier tournant.
• Marche balancée : Marche de largeur variable dans le quartier tournant d'un escalier


Balancier (horlogerie) :
Terme généralement utilisé pour appeler la dernière pièce mobile du rouage du mouvement qu’il s’agisse d’un pendule verticale ou d’un balancier circulaire. Dans les deux cas c’est à Huygens que l’on accorde généralement la paternité de son application en horlogerie : en 1657 pour ce qui est de la pendulerie et en 1669 pour la montre.
Il faut toutefois noter les points suivants : si Huygens fait réaliser la première horloge à pendule libre par l’horloger Salomon Coster, Galileo Galilei (Galilée) publie dès 1638 ses principales théories sur le pendule et commande, trois ans plus tard, les plans d’une horloge qui en serait équipée.
En 1649, Vincenzo Galilei, son fils, commence la réalisation, mais le travail reste inachevé.
Enfin, en 1655, Camerini, réalise la première horloge équipée d’un pendule court totalement solidaire de la verge. Huygens publie sa découverte et bat Galilée sur le fil.
Précédemment c’est le foliot qui régulait la marche avec une précision assez aléatoire. Le balancier sert à la fois de frein et de régulateur, il est donc évident que sa forme doit être la plus régulière possible et que son poids aura une grande influence sur la précision. Plus le pendule est lourd, plus la pendule est précise, mais plus le pendule est lourd plus la force pour lui entretenir son mouvement devra être importante et régulière. On comprend mieux ainsi que le poids des balanciers ait augmenté en parallèle avec les améliorations des systèmes d’échappement.
Les régulateurs battant la seconde possède généralement des balanciers de plus d’un mètre dont les lentilles pèsent parfois plusieurs kilos.
Deux systèmes ont été utilisés pour atténuer l’effet de la température sur la longueur du pendule en essayant de maintenir le centre de gravité au même point : le gril et les tubes de mercure. Dans le balancier à gril inventé par le célèbre horloger anglais Harrison, des tiges de laiton alternent avec des tiges d’aciers et leur système de montage permet que la dilatation de l’un vers le haut soit compensée par la dilatation de l’autre vers le bas. Dans le cas des balanciers au mercure, c’est le métal liquide contenu dans des tubes en verre qui se dilate vers le haut alors que le corps du balancier se dilate vers le bas.
Au début du XXème siècle, le Suisse Guillaume met au point de nouveaux alliages pratiquement insensibles aux influences thermique et magnétique : l’invar et l’élinvar. Le premier sera utilisé pour le pendule, le second pour les ressorts spiraux.

Balayage (imprimerie) :
Analyse ou restitution d'une image ligne à ligne par un faisceau lumineux.

Ballerine (bottier) :
La ballerine est une chaussure fermée assez plate.

Ballon de terre (céramique) :
Boudin de pâte.

Ballotin (chocolaterie) :
Boîte légère en carton, contenant des bonbons de chocolats.

Le Ballotin a été breveté par le Belge Jean Neuhaus en 1915, puis est tombé dans le domaine public.
Le ballotin est actuellement un accessoire indispensable à la vente de chocolats en détails.

Balustre (construction) :
Petit pilier façonné utilisé généralement dans la construction d'une balustrade.

Banc (construction) :
Couche de granit limitée par deux "lits de carrière" consécutifs.

Bande (céramique) :
Filet le plus large.

Banneton (boulangerie) :
Panier d'osier à fond toilé, le pâton y lève pendant l'apprêt.

Barbotine (carreleur/mosaïste) :
Ciment pur (gris) mélangé à l’eau pour les joints de sol.
Généralement gris ou blanc, on peut le trouver coloré pour obtenir des joints en harmonie avec la teinte du carrelage.

Barbotine (céramique) :
Pâte liquide destinée au coulage.

Barder (cuisine) :
Garnir (envelopper) une viande, une volaille, un gibier de bandes de lard avant de le cuire.

Barillet (horlogerie) :
Le barillet, selon les différentes terminologies horlogères, est ou n’est pas la première roue du rouage. Dans le cas d’une horloge, Comtoise par exemple, il est composé d’un axe portant le tambour sur lequel s’enroule la corde terminé sur l’avant par un carré, d’une couronne dont la denture engrène avec le pignon suivant et d’un système d’encliquetage reliant la roue portant la denture et le tambour. Dans une pendule il comprendra son axe terminé par un carré, la ruche qui enferme le ressort et qui se termine d’un côté par un couvercle emprisonnant celui-ci et de l’autre par une denture transmettant la force motrice au pignon de la roue d’après. Dans ce dernier cas le ressort est attaché en son centre par un œil qui vient se crocheter sur la bonde de l’axe et à son autre extrémité à un crochet situé cette fois sur l’intérieur du tambour de la ruche. La différence fondamentale entre un barillet d’horloge et celui d’une pendule réside dans le fait que dans les horloges l’axe tourne lors de la marche tandis que pour les pendules l’axe est immobile et c’est le barillet qui tourne sur lui. Cette différence, sans intérêt pour l’utilisateur, trouve toute son importance lors de la réparation car elle permettra ou non à l’horloger d’accepter une usure ou de devoir obligatoirement la corriger.

Barre Fourrée Chocolatée (chocolaterie) :
Confiserie en forme de barre, entourée de chocolat dont la création revient à Forrest Mars en 1923.

Barrolet (céramique) :
Récipient en terre muni d'un bec ou plume, avec lequel on dessinait autrefois un motif sur l'engobe. Remplacé depuis par la poire en caoutchouc.

Bas-de-casse (imprimerie) :
Nom des minuscules, par extension du nom de la partie inférieure de la boîte (casse) où elles se trouvent. Cette boîte est utilisée par les typographes pour classer une police de caractères (Composition).

Basculage (basculer) (imprimerie) :
Fait de retourner le papier pour imprimer simultanément le recto et le verso avec la même forme (Impression).

Base (parfumerie) :
Structure olfactive élémentaire. Elle constitue un élément pré-composé facilitant au créateur l'élaboration d'un parfum.

Basket (bottier) :
Le basket est une chaussure de sport dont la tige monte au dessus de la cheville.

Bassin (céramique) :
Partie centrale de l'assiette qui reçoit les aliments.

Batardeau (batellerie) :
Caisson étanche que l'on applique sur la carène d'un bateau en avarie ou d'un ouvrage de navigation avant d'effectuer une réparation à sec.
Par extension, colmatage hétérogène d'une fissure ou d'une voie d'eau dans la coque, par l'intérieur par exemple.
Sur les péniches les mariniers réalisent un batardeau en fabriquant un petit cadre en bois dans lequel ils coulent un mortier de ciment après avoir au préalable placé une tranche de lard gras sur la fuite. Le batardeau est provisoire, la réparation se fera le plus vite possible au chantier naval.

Bate (bijouterie) :
Bande ou fil de métal qui orne le champ d'un bijou. Elle est indispensable pour éloigner de la peau les culasses des pierres dans un bijou serti.

Bateau (bottier) :
Le bateau est une chaussure adaptée à la pratique des sports nautiques, surtout les voiliers.
La semelle est antidérapante, les peausseries sont tannées pour résister à l'eau de mer et le lacet fait le tour de l'empeigne et passe par le talon (qui n'a pas de contrefort) pour pouvoir se régler de manière à déchausser rapidement pour nager si on tombe à l'eau.

Batellerie (batellerie) :
Ensemble de la profession du transport par les eaux intérieures.

Baton (lissier) :
Ancienne unité de surface encore utilisée et correspondant à 1/10e de mètre carré.

Battée (reliure) :
Quelques cahiers d'un livre pour la mise en presse entre des ais en carton.

Baume (parfumerie) :
Exsudation physiologique présentée par certains végétaux - mot peu utilisé dans ce sens, correspond à gommes, résines, larmes, (mais d'aspect moins solide).
En cosmétique, émulsion à consistance grasse, peu ou pas alcoolisée.

Bavure (horlogerie) :
Défaut d’usinage ou aspérité encore appelée barbe subsistant au bord d’un trou après perçage ou d’une pièce après usinage.
Les pièces d’horlogerie doivent être soigneusement ébavurées sous peine de provoquer des résistances aléatoires, voire l’arrêt du mécanisme.

Bec (céramique) :
Partie verseuse sur une cafetière ou sur une théière.

Belle page (imprimerie) :
Page de droite d'un document, ou recto (Edition).

Benday (imprimerie) :
Juxtaposition de tramés définis en pourcentages de couleurs primaires pour l'obtention de couleurs données sans aucun dégradé (Photogravure).

Bernoise (bottier) :
La bernoise : voir la socque.

Beurre de Cacao (chocolaterie) :
Le cacao est la substance tirée de la fève du cacaoyer. La pâte de cacao est la matière première de tous les produits à base de cacao. Elle est obtenue par broyage des fèves torréfiées, décortiquées, dégermées, et contient de 45 à 60% de matière grasse.

Le beurre de cacao provient d'ailleurs de l'extraction partielle de cette dernière. Elle se fige alors pour devenir dure et se conserve très bien dans cet état. D'autre part, ce qui reste dans la presse, appelé « le tourteau », sera concassé, puis pulvérisé, fournissant ainsi la poudre de cacao plus ou moins grasse selon l'intensité de la pression exercée lors de l'extraction du beurre de cacao.

Beurrer (cuisine) :
Enduire à l'aide d'un pinceau trempé dans le beurre fondu une surface.
Enduire une plaque de cuisson de beurre pour empêcher les aliments de coller.
S'utilise en pâtisserie à l'intérieur d'un moule afin de faciliter le démoulage.


Bichromie (imprimerie) :
Résultat obtenu après sélection photographique en deux couleurs directes d'un document original couleur ou après interprétation d'un document noir demi-teinte (Photogravure).

Bief (batellerie) :
Partie d'une rivière ou d'un canal comprise entre deux barrages ou deux écluses.

Bigorne (bijouterie) :
Petite enclume d'établi à deux cornes de formes différentes : l'une est plate et pointue, l'autre ronde et pointue. Sert à river, former, forger de petites pièces.

Bilboquet (imprimerie) :
Travaux de ville (cartes, têtes de lettres, factures, faire-part,...).

Bis (pain) (boulangerie) :
Pain gris à cause du son qu'il renferme.

Biscuit (céramique) :
État de la pâte après la première cuisson à haute température.

Biseau (construction) :
Surface taillée obliquement sur une arête se raccordant aux surfaces adjacentes par des angles inégaux

Biseauter (carreleur/mosaïste) :
Bord de carreau taillé obliquement (chanfreiné).

Blanc (cuisine) :
Mélange d'eau, de jus de citron, de farine utilisé pour cuire des légumes afin d'éviter que ceux-ci noircissent (comme les cardons, les côtes de bettes, le chou-fleur.)

Blanc (céramique) :
Désignation des produits émaillés non décorés destinés aux décors sur émail.

Blanchet (impremerie) :
Feuille de caoutchouc placée sur le cylindre de transfert entre la plaque et le papier (Impression offset).

Blanchiment (chocolaterie) :
Pellicule blanche caractéristique qui se forme sur la surface du chocolat solide. Ce phénomène se produit surtout l’été, lorsque le chocolat est entreposé à des températures supérieures à 25°C ou lorsque les conditions de conservation du chocolat ne sont pas optimales, avec des variations importantes de température.
Lorsque le beurre de cacao commence à fondre, il monte à la surface du chocolat. Le blanchiment n'altère pas le goût et la qualité du chocolat, mais il donne un aspect peu attrayant et assèche légèrement sa texture.
Le blanchiment se remarque davantage sur le chocolat noir que sur le chocolat au lait.

Blanchir (cuisine) :
Plonger dans l'eau bouillante. Retirer dès la reprise de l'ébullition. Pour les légumes, il est préférable de les rafraîchir immédiatement dans l'eau glacée pour arrêter le processus de cuisson et fixer les couleurs.

Dans la pâtisserie: battre au fouet un mélange de sucre et de beurre ou de sucre et de jaunes d'œufs ou d'œufs entiers jusqu'à ce que l'appareil blanchisse.

Pour les viandes : mettre les viandes dans de l'eau froide et les faire juste bouillir. Cette opération a pour but d'éliminer des particules diverses (traces de sang.), d'enlever l'excès de sel (poitrine de porc), de les raffermir (ris de veau).

Pour les frites : plonger une première fois les pommes de terre dans un bain de friture pour les cuire sans coloration, avant un second bain.


Blanchir (imprimerie) :
Ajouter du blanc dans un texte composé en blanchissant ou en interlignant (Composition).

Blason (héraldique) :
Description technique écrite ou orale des armoiries.




Bleu de four (ou de sevres) (céramique) :
Obtenu par application directe d'oxyde de cobalt sur la porcelaine ou par décalque sous émail en cuisson de grand feu à 1360-1380°C.

Bleuissage (ou revenu bleu) (horlogerie) :
Traitement de l’acier qui consiste à le faire passer par chauffage de la couleur grise du métal à la couleur bleue.
Cette opération peut avoir deux buts : l’un purement esthétique en uniformisant la couleur des pièces en acier et l’autre bien plus technique modifiant les caractéristiques de résistance et donc d’élasticité du métal qui a été préalablement trempé. Revenu bleu sombre, 300° environ, pour les ressorts ; revenu bleu clair, 310° environ, pour les parties d’outils subissant la frappe ; revenu bleu verdâtre, début d’incandescence, entre 335 et 525° pour faciliter le limage.

Bloc brut (construction) :
Morceau de granit, d'une forme quelconque, extrait du banc ou de la masse.

Bloc équarri (construction) :
Morceau de granit façonné en forme de parallélépipède rectangle et dont les parements sont en grosse taille telle que éclatée, pointée ou autres.

Blocs de Cacao (chocolaterie) :
Pâte de cacao mélangée et moulée sous forme de blocs. Ils doivent contenir un minimum de 50 % de beurre de cacao.

Blondir (cuisine) :
Passer au beurre ou à l'huile jusqu'à ce que l'ingrédient se colore légèrement.

Blutage (chocolaterie) :
Procédé industriel consistant à concasser, puis broyer très finement le tourteau de cacao afin d’obtenir de la poudre de cacao.



Blutage/ Bluter (boulangerie) :
Séparation du son et de la farine par tamisage.
Tamisage du blé après écrasement.

Bluteur (boulangerie) :
Deuxième étape des quatre années d'apprentissage nécessaire à un garçon pour devenir boulanger.



Blutoir (boulangerie) :
Appareil servant à bluter, à la main (on parle alors de tamis, de sas) ou mécanique.

Bobéchon (céramique) :
Modèle en forme de cône pour former l'entonnoir de coulée d'un moule.

Bocfil (horlogerie) :
Scie à lame très fine permettant des découpes de forme et surtout des ajourages à partir d’un trou.
Un abus de langage la fait parfois appelée "Blocfil" car la lame qui ressemble à un fil est bloquée entre deux mâchoires.


Bolduc (imprimerie) :
Ruban de lin ou de coton destiné à la fabrication du signet (Edition).

Bolduc (lissier) :
Morceau de tissu cousu à l'envers de la tenture, en tapisserie contemporaine et qui porte le nom de l'auteur du carton, celui du lissier, du lieu de fabrication, le numéro de l'œuvre, et son nombre de répliques.

Bollard (batellerie) :
Bitte d'amarrage d'un quai, d'une écluse ou d'un bateau.

Bon à graver (imprimerie) :
Accord sur les documents d'exécution avant la photogravure (Edition).
Accord sur les films avant la gravure des plaques (Impression offset).

Bon à rouler (imprimerie) :
Bonne feuille, signée par le client ou son mandataire et conservée comme modèle durant tout le tirage (Impression).

Bon à tirer (BàT) (imprimerie) :
Accord du client sur le dernier élément (épreuve de photogravure ou ozalid imprimeur) avant le tirage, dégageant la responsabilité de l'imprimeur (Impression).

Bonbons de Chocolat (chocolaterie) :
Fourrages enrobés de chocolat, appelés le plus souvent bouchées ou encore chocolats.

Les Bonbons de Chocolats apparaissent à la fin du XVIIe siècle sous forme de pastilles. Il faut attendre le début 1900 pour découvrir les bouchées, coquilles de chocolat garnies. Aujourd’hui, l’expression « bonbons de chocolat » désigne aussi les recettes de pralinés, ganaches, pâte d’amandes, nougats, enrobés de chocolat noir ou de chocolat au lait.

Bone china (céramique) :
De l'anglais bone = os et china = porcelaine.
C'est un mélange de cendre d'os (phosphate tricalcique) de kaolin et de feldspath qui donne une porcelaine dure d'une blancheur et d'une translucidité inégalée.
Sa technique de décoration s'apparente à celle des faïences.

Boots (bottier) :
Le boots est la version anglaise de la bottine ou du bottillon. Il recouvre la cheville.

Bordaille (batellerie) :
Correspond au bordé des bateaux de mer, c'est la structure formant les parties latérales de la coque.

Bordereau (construction) :
Liste des éléments marqués et repérés figurant au calepin

Borne (horlogerie) :
Type de pendules dont la forme identique au repère kilométrique est à l’origine du nom.
Très à la mode sous l’empire et la restauration leurs sommets étaient soit arrondis, soit plats et souvent alors rehaussés d’une coupe.

Botte (bottier) :
La botte est une chaussure dont la tige enferme à la fois le pied et la jambe et s'arrête sous le genou.
La cavalière est une botte avec un talon plat comme celle qu'emploient les cavaliers pour monter à cheval.
La genouillère est une botte qui comprend une partie rajoutée ou dont la tige est plus haute pour recouvrir le genou.
La botte de vènerie est utilisée en équitation et en particulier lors des chasses à courre. Cette botte comprend une partie qui recouvre les genoux pour les protéger des chocs et des branches.


Bottillon (bottier) :
Le bottillon est une chaussures masculine recouvrant à la fois le pied et la cheville.

Bottine (bottier) :
La bottine est une chaussures féminine couvrant le pied et la cheville et fermée soit par une sangle, soit des élastiques, soit une fermeture éclair.

Bottine à tuteur (bottier) :
La bottine à tuteur est une chaussure de bébé dont la particularité est que la semelle remonte derrière jusqu'à la cheville.
Cette formule était intéressante lorsque la technique ne permettait pas d'avoir des contreforts très résistants.
Elle est employée pour réaliser des chaussures médicales ou à ortaises.

Bouchain (batellerie) :
Partie basse (immergée à vide) de la bordaille.

Bouchon (horlogerie) :
Palier en laiton ou en bronze qui remplace un point de pivotement déformé afin de rétablir le centrage de l’axe de la roue et donc la qualité de l’engrenage.

Bouchon excentrique (horlogerie) :
Bouchon dont le trou n’est pas centré et qui possède sur la face externe une encoche pour lame de tournevis ou une protubérance pour pince.
Lorsque l’on fait tourner le bouchon dans son logement on fait varier la position de la pièce qui pivote dans son trou ce qui permet : le réglage de la sonnerie lorsqu’il s’agit du bouchon excentrique du volant ou le réglage de l’échappement lorsque c’est celui de l’ancre ou de la verge.

Bouchonnage (horlogerie) :
Rétablissement de la qualité de l’engrenage d’un rouage par la mise en place de bouchons dans chaque trou de pivotement déformé par l’usure.
Pour ce faire on agrandit le trou de pivotement à retoucher à l’aide d’un équarrissoir ou d’un alésoir en ayant soin de ne pas déplacer le centre; on chasse ensuite le bouchon dans le trou en l’enfonçant à force de l’intérieur vers l’extérieur; on reforme enfin l’huilier situé sur la face extérieur à l’aide d’une fraise à roulette.

Boudin (céramique) :
Pain de pâte cylindrique après étirage destiné au façonnage.

Bouffette (tondue ou bouclée) (passementerie) :
Assemblage de fils coupés (pompon) ou bouclés.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/boufette.jpg

Bougran (tailleur) :
Toile grossière fortement apprêtée et utilisée comme raidisseur.

Boulange (ancien français) (boulangerie) :
Produit obtenu après broyage du blé au moulin. Cette boulange est tamisée par le boulanger lui-même.

Boulangerie (boulangerie) :
Le pain est pétri et cuit sur place.
Seuls les artisans qui travaillent dans ces conditions ont droit à la dénomination "boulangerie".

Boulengier (boulangerie) :
Ancien français pour Boulanger.

Bouquet (parfumerie) :
Mélange de produits odorants sans note caractéristique dominante. Dans son sens immatériel tombé en désuétude pour la parfumerie.

Bourdelot (cuisine) :
Entremets normand, fait d'une pomme ou d'une poire (pelée ou non, mais évidée) placée sur une abaisse carrée de pâte brisée ou feuilletée, assez grande pour l'envelopper. On emplit le trou, au centre du fruit, avec du sucre semoule; on mouille avec une cuillerée à café de calvados, et l'on termine avec une noisette de beurre. Les angles du carré de pâte sont refermés et soudés. Les bourdelots, dorés au jaune d'œuf, sont cuits au four et se mangent chauds ou froids.

Bout golf (bottier) :
Le bout golf est une chaussure de type derby ou richelieu dont l'empeigne comporte de nombreuses petites perforations qui soulignent esthétiquement les coutures et le bout.

Bouteur (batellerie) :
Gouvernail auxiliaire placé à l'avant des bateaux de commerce et permettant de manœuvrer plus facilement.

Boutisse (construction) :
Pierre taillée qu'on place dans un mur suivant sa longueur de manière à ne montrer que l'un des bouts. La longueur d'une boutisse est inférieure à l'épaisseur du mur ; sinon on l'appellerait parpaing.

Bouton (passementerie) :
Ornement rond recouvert, à l'aiguille, de fils formant un décor croisé.
Bordé d'une cannetille.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/bouton.jpg

Bradel (reliure) :
Reliure ordinaire qui n'est qu'un emboîtage, généralement en toile ou en papier et même en parchemin, pour les livres ordinaires ou les registres.

Braiser (cuisine) :
Cuisson longue à feu doux lorsque la viande ou les légumes sont entièrement recouverts de liquide : eau, bouillon, vin selon la recette. C'est une technique qui permet aussi d'attendrir certaines parties de viande.

Bran ou Bren (boulangerie) :
Partie la plus grossière du son.

Bras (horlogerie) :
Nom donné à la partie active des détentes, pièces mobiles liées au déclenchement ou à l’arrêt de la sonnerie.

Brasage (bijouterie) :
En bijouterie, soudure par fusion d'un métal de même titre.

Bridage (céramique) :
Dispositif pour empêcher les déformations des pièces lors du séchage ou de la cuisson.

Brider (cuisine) :
Ficeler les membres de l'animal pour l'empêcher de se déformer pendant la cuisson.
Passer à l’aide d’une grosse aiguille du fil de cuisine à travers le corps d’une volaille pour maintenir les pattes et les ailes près du corps lors de la cuisson.
On débride une volaille quand on enlève ce fil.


Brie (boulangerie) :
Sorte de levier permettant de travailler des pâtes très dures.

Brochage (brocher) (imprimerie) :
Façonnage de plusieurs cahiers sous couvertures souples (Façonnage).

Brocot (horlogerie) :
Famille d’horloger célèbres à qui l’on doit un échappement et un type de suspension éponymes. Louis Gabriel Brocot, le père, invente l’échappement de pendule qui se caractérise par deux demi-rouleaux de métal en lieu et place des palettes de l’ancre. Dès 1826, il expose un mouvement avec sonnerie à râteau et l’échappement à repos qu’il fait breveter en 1840. Achille, son fils aîné né en 1817 et mort en 1874, améliore l’échappement paternel en lui adjoignant un dispositif de mise d’aplomb automatique et surtout la fameuse suspension à ressort Brocot. Il déposera de nombreux brevet entre 1858 et 1865.

Brodequin (bottier) :
Le brodequin est une grosse chaussure montante de marche lacée autour de la cheville. C'est aussi, au théâtre, la chaussure des personnages de la comédie antique.

Bromure (imprimerie) :
Tirage photographique sur papier sensible (Photo et photocomposition).

Bronze (horlogerie) :
Alliage de cuivre et d’étain utilisé pour les motifs et décor des cabinets de pendule.
Jamais brut, les bronzes sont dorés ou patinés. Les dorures sont réalisées au mercure jusqu’au milieu du XIXème, avant de devenir électrolytiques.
En effet, compte tenu de la petitesse des pièces, il n’est pratiquement jamais question de dorure à la feuille en horlogerie. (Cf. Bronze et Dorure)

Broyage (chocolaterie) :
Etape de fabrication qui permet l’affinage du chocolat. Le broyage réduit la taille des particules à une dimension égale ou inférieure à 25 microns et achève l’homogénéisation.
Cette étape est essentielle pour obtenir une bonne qualité de chocolat, pour lui donner toute sa finesse.

Brucelles (horlogerie) :
Pinces en acier à branches élastiques généralement pointues, ressemblant autrement à une pince à épiler, servant à saisir les petites pièces et permettre des manipulations minutieuses.
On parle généralement d’une paire de brucelles. Les plus fines sont utilisées pour travailler les ressorts en forme de spirale des balanciers circulaires et sont appelées de ce fait brucelles à spiraux.

Brucelles (joaillerie) :
Petites pincettes dont les branches font ressort pour tenir des pièces délicates.
Composées de deux lames d'acier élastiques rivées sur un morceau de cuivre par plusieurs chevilles qui traversent les deux pièces.
Elles sont aussi appelées presselles ou précelles.

Brunissage (céramique) :
Opération qui accentue l'éclat de l'or, par polissage manuel à l'agate ou à la sanguine.
Se fait aussi avec des gommes spéciales.

Brunissage (horlogerie) :
Opération consistant à polir les pivots des roues à l’aide de brunissoirs, sorte de limes sans dents que l’on affûte à la pierre.
L’une des extrémités de la roue est prise dans une pince américaine du tour tandis que l’autre est mise en appui sur une tête à rouler les pivots. Une fois la pièce en rotation on retouche le pivot accessible avec un brunissoir. Il s’agit en fait d’un abus de langage des horlogers pour une opération généralement appelée écrouissage et qui consiste à polir certes, mais surtout à durcir le métal par ‘’écrasement’’ de sa surface.

Brunissoir (bijouterie) :
Instrument d'acier très poli, pierre sanguine ou bien plus fine encore, montée sur un manche. En l'appuyant également sur tous les endroits d'une pièce, on lui donne un très beau poli.

Brunissoir (horlogerie) :
Lime sans dent utilisée en horlogerie pour polir les extrémités des axes.

Brunoise (cuisine) :
Légumes coupés en petits dés (2 mm).

Buffet (menuiserie) :
Meuble, souvent à deux corps superposés, où l’on range la vaisselle, les couverts, la verrerie, etc...

Buisson (cuisine) :
Façon de dresser en pyramide des crustacés (écrevisses) ou des poissons.

Burin (horlogerie) :
Instrument d’acier dont l’une des extrémités, taillée en biseau, en carré, en losange, permet d’attaquer les métaux lors d’un usinage, au tour par exemple. La plupart du temps le burin est un outil à main qui est maintenu en appui sur le porte outil qui permet de le caler afin d’obtenir le bon angle d’attaque sur la pièce mise en rotation pour usinage. Dans certains cas il s’agit d’un burin fixe, monté sur un chariot autorisant des déplacements à l’aide de vis micrométriques selon deux axes perpendiculaires.
On différencie en horlogerie le burin qui sert à usiner sur un tour, de l’échoppe qui sert à la gravure.

Burin (héraldique) :
Outil coupant dont se sert le graveur pour tailler dans la matière.
Plus spécifiquement suivant sa section, il est nommé, onglette, gouje ou échoppe.

Buvant (céramique) :
Bord supérieur d'un article destiné à être porté à la bouche (tasse).

Bâtard (boulangerie) :
Pain long de fantaisie ( environ 250 à 300 grammes) plus court que la baguette.

Bâtarde (horlogerie) :
Lime à grosses dents qui a pris, par un raccourci assez fréquent, le nom de sa taille.
La taille est la distance comprise entre deux rangées de dents consécutives et porte les appellations suivantes : d’Allemagne (2 à 2,5mm), Bâtarde (1 à 1,25mm), demi-douce (0,5 à 0,75mm), douce (0,25 à 0,35mm) et enfin extra douce (0,1 à 0,12mm).

Bâti (horloge) :
Ossature en métal qui porte les piliers et le rouage de certaines horloges : comtoises, lanternes…
Il est généralement en fer, non traité ou peint en noir ou en tôle pour les mécanisme récent.
Pour les horloges en fer, les lanternes et les premières comtoises il est doté de pieds.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/bati.jpg

Bâti (tailleur) :
Fil passé provisoirement à grands points au travers des parties d’un ouvrage, afin de les maintenir en place, avant la couture définitive.

Béchamel (cuisine) :
La sauce béchamel, parfois appelée sauce blanche, est une base de cuisine.
Il suffit de faire un roux blanc (voir ci-dessous) et d'y incorporer du lait ; puis de le laisser chauffer jusqu'à épaississement.
Nombreux sont ceux et celles qui ne réussissent pas une sauce sans grumeaux. Je vous donne ici une version non classique mais infaillible : dans une petite casserole, faire fondre 3 c. à soupe de beurre; retirer la casserole du feu; ajouter une même quantité de farine et un peu de lait. Battre au fouet jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Ajouter le reste du lait (en tout 500 ml). Remettre la casserole sur feu moyen et laisser épaissir en agitant le fouet de temps en temps pour bien homogénéiser la sauce. Assaisonner : sel, poivre blanc. Au goût : poivre de Cayenne, noix muscade, etc. selon l'utilisation.

Béquet (reliure) :
Languette de peau très étroite et très fine que l'on colle pour dissimuler la jointure des remplis en peau sur les plats intérieurs.

Cabochons (carreleur/mosaïste) :
Carreau de petits formats venant dans 1, 2 ou 4 angles de grands carreaux.

Cabosse (chocolaterie) :
La Cabosse est le fruit du Cacaoyer.
Ce nom fut donné par les colons espagnols, à partir du mot « cabeza », qui signifie « tête » en français. Ils trouvaient que ce fruit avait la même forme dolichocéphale (plus longue que large) que la tête des Amérindiens.

La Cabosse est un gros fruit (pesant 200g à 1 kg) à la peau épaisse, d’une vingtaine de centimètres de longueur, et sa largeur varie de 7 à 9 centimètres, de couleur blanche, jaune, rouge ou violette à maturité.

Cabron (bijouterie) :
Bout de bois de formes diverses parachevant l'action des limes et utilisé pour polir des pièces.
Recouverts d'émeri ou de drap enduit de produit à polir, il en est des plats, ronds, demi joncs ou triangulaires.

Cabron (horlogerie)(joaillerie) :
Support en bois recouvert d’un papier abrasif ou d’une peau et utilisé pour la finition de l’état de surface de certaines pièces, pour effacer et adoucir les rayures de la lime, avant polissage.

Cacao (chocolaterie) :
Graine de cacaoyer utilisée pour fabriquer le chocolat.
Le cacaoyer cultivé (Théobroma cacao) ne pousse que dans les régions tropicales, en Amérique et en Afrique en particulier.
Il donne des fruits volumineux appelés « cabosses » qui contiennent de 20 à 50 graines en forme d’amande.
Les « fèves » sont noyées dans une gelée blanche, sucrée et rafraîchissante, appelée « mucilage », qui fait le régal de certains animaux.

Cacao en Poudre (ou Cacao Maigre) (chocolaterie) :
Poudre de Cacao contenant moins de 20% de beurre de cacao.



Cacaos Fins (chocolaterie) :
Appelés également « cacaos aromatiques» ou encore « cacaos flaveurs », les cacaos fins se distinguent des cacaos standards par la spécificité de leurs arômes et/ou la pâleur de leurs fèves.

Cacaoyer (chocolaterie) :
A l’état sauvage, dans la forêt, le Cacaoyer (Théobroma Cacao) est un grand arbre qui, lorsqu’il est cultivé, atteint 3 à 5 mètres vers l’âge de 3 ans, et jusqu’à 8 à 15 mètres vers 10 ans.
Sa longévité en plantation est de 30 à 40 ans.
Le tronc se ramifie entre 1 et 1,50 mètres en plusieurs rameaux, et le système foliaire, assez dense, se développe sur environ 7 mètres de diamètre. L’écorce d’une belle couleur brune devient épaisse en vieillissant.

Les cacaoyers sont originaires d’Amérique centrale où sont cultivés, encore aujourd’hui, les meilleurs cacaos d’une grande rareté (ils représentent 1% de la production mondiale).
Aussi, ces cacaos d’Amérique sont beaucoup plus chers que les cacaos africains qui ont été implantés sur le continent dans les années 1820, dont les cultures sont beaucoup plus industrialisées.

Cadrage (cadrer) (imprimerie) :
Détermination des parties à conserver d'un document original en précisant les dimensions voulues ou l'échelle d'agrandissement ou de réduction (Photo et photogravure).

Cadran (horlogerie) :
Le cadran tel que nous le connaissons aujourd’hui a connu une grande évolution selon les époques et les pays.
A la fin du XVIème siècle la journée suisse est partagée en quatre fois six heures et le cadran est parfois divisé en six. Dans le même temps les Allemands le divisent en deux fois douze heures tandis que la division en 24 heures est appelée ‘’à l’Italienne’’. Les Hollandais utilisent, eux, un cadran en demi-cercle gradué, de 6h en 6h avec le 12 au milieu. La présence d’une seule aiguille modifie également la graduation. En effet pour indiquer la minute on divise l’espace entre chaque heure en quatre portions correspondant à chaque quart d’heure et c’est la position de l’aiguille des heures qui permet d’évaluer la valeur indiquée. Exemple juste après le premier quart il est 16 ou 17 minutes, un peu avant le deuxième quart 27 ou 28, etc. Dans certains cadrans, comme celui représenté ici (en faïence) www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/cadran_1.jpg, la graduation en 48 perdure avec ses traits de ½ heure caractéristiques alors qu’apparaît sur le pourtour une graduation de la minute.
Le cadran est à l’origine un disque en étain, en argent, en laiton ou en bronze. L’émail arrive après sur les cartouches, petites plaques indiquant les heures

On voit ensuite apparaître le cadran dit treize pièces, douze secteurs portant chacun une heure et un disque central www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/cadran_2.jpg. Enfin en 1750 l’amélioration de la technique des émaux permet la réalisation de cadran d’une seule pièce.
Nouvelle division du cadran en 1793 puisque la Convention essaie d’imposer les heures révolutionnaires qui correspondent à un dixième de la journée et non plus un vingt-quatrième. Les pendules affichent souvent les deux notations mais le système peu pratique est rapidement abandonné. Dans le même temps on innove également avec l’utilisation de cadrans tournant dans le plan horizontal.
Les émaux de Coteau et Dubuisson sont célèbrent pour la richesse de leurs couleurs nécessitant jusqu’à 7 passages au four pour les différentes vitrifications de chaque couleur étagées entre 600 et 1000 degrés.
Le début du XIXème voit le retour de simple cerclage en émail ou de cadran entièrement en métal comme dans les toutes premières horloges.
Vers la fin du XIXème la fabrication de masse de pendules économiques amène les cadrans en carton.

Cadran solaire (horlogerie) :
Les premiers apparaissent en Égypte, sous la forme d’obélisque, et sont attestés comme ‘’mesurateurs d’ombre’’ dans des textes antiques comme l’Ancien Testament; mais on se sert également de l’ombre de son propre corps pour définir une ‘’heure’’ de rendez-vous lorsque celle-ci atteint 6, 8 ou 10 pieds.
Les Grecs l’utilisent à partir du VIème siècle avant J.C. et l’on installe le premier cadran à Rome en 292 avant J.C.. C’est le même principe que celui des Babyloniens : un cadran concave de forme hémisphérique creusé dans la pierre que l’on appelle scaphe, au centre duquel est placé le gnomon dont l’ombre se projette sur les graduations.
Les cadrans solaires seront utilisés pendant des siècles, jusqu’à la miniaturisation et le cadran solaire portatif au XVIème siècle.

Cadranier (horlogerie) :
Artisan fabricant les cadrans, ou parfois juste l’heure numération et décor. Ce métier à toujours été indépendant de celui d’horloger en raison de la délicatesse et de la spécificité du travail, tant en ce qui concerne la division géométrique des indications portées que la maîtrise de l’émaillage.


Cadrature (horlogerie) :
Autre nom donné au rouage de la minuterie composé de la chaussée, de la roue de renvoi, du pignon de renvoi et de la roue des heures; et par extension à l’ensemble des roues et détente situées entre le cadran et la platine avant.

Cahier (imprimerie) :
Groupe de pages résultant du pliage d'une feuille. Les cahiers sont superposés ou insérés les uns dans les autres (Façonnage).

Cahier (reliure) :
La feuille, une fois imprimée, est pliée et forme ainsi un cahier.
Un cahier comporte un certain nombre de feuillets selon le pliage.
Un livre est formé de plusieurs cahiers qu'il faut collationner avant la cousure.
Chaque cahier est en général numéroté en bas à droite (c'est la signature).

Cajolage (batellerie) :
Mouvement qui consiste à laisser reculer le bateau en maintenant l'amarre avant à la rive
ou a un autre bateau.

Calage (caler) (imprimerie) :
Mise en place des différents groupes d'impression sur la machine pour l'obtention d'une bonne feuille servant de référence durant tout le roulage (Impression).

Calage (horlogerie) :
Le calage d’un mécanisme est fondamental pour sa marche.
On identifie facilement le défaut par le fait que le tic tac est syncopé et non régulier, ce qui provoque l’arrêt au bout de quelques minutes de marche. Pour corriger le défaut un professionnel faussera la fourchette, pièce de liaison entre le balancier et l’axe d’ancre ; le particulier mettra lui des cales à gauche ou à droite sous les pieds de la pendule, ou du meuble qui la supporte ce qui est parfois plus discret.


Calandrage (imprimerie) :
Action mécanique qui consiste à lisser le papier entre deux rouleaux. Un type de vernis est également calandré (Papier et vernissage).

Calendrier (horlogerie) :
Nous utilisons de nos jours le calendrier grégorien institué en 1582 par le pape Grégoire XIII. Il modifia le calendrier Julien tout en gardant la même division des mois et apporta une correction notable : le lendemain du 4 octobre 1582 devint le 15 pour compenser une erreur de 10 jours accumulée depuis la création du système Julien. Ce décalage ne fut rattrapé qu’en 1914 par la Russie.
Le nom des mois est un héritage romain et l’année comprenait tout d’abord dix mois commençant par le dieu de la guerre Mars. Le calendrier comptait alors Martius Aprilius Maïus Junus, Quintilis (le cinquième mois) Sextilius, September October, November et December, auxquels on ajouta ensuite Januarius et Februarius, le dernier qui servait d’ajustement pour les années bissextiles. Comme le fera Grégoire XIII, Jules César donne son nom au calendrier qu’il réforme en créant 7 mois de 31 jours et 5 de 30 jours, mais il change aussi le nom du cinquième mois qui devient Julius et compte 31 jour. Auguste fera la même chose et débaptisera Sextilius qui comptera lui aussi 31 jours, il n’y à pas de raison !
C’est dans un couvent qu’en 525, Denys le Petit, définit une mesure de temps en long en datant les événements à partir de la naissance du Christ, mais les approximations de calcul sont tels qu’il est fort probable que Jésus soit né 4 à 7 ans avant Jésus-Christ !! De plus, jusqu’à Charlemagne on a encore l’habitude de dater en fonction des règnes des rois.
D’autres calendriers prennent des points de départ différents, comme le calendrier musulman commençant 600 ans après le nôtre à la naissance du prophète Mahomet, ou le calendrier chinois.

Calendrier lunaire (horlogerie) :
C’est un calendrier dans lequel la durée de l’année est fixée par rapport au nombre de mois lunaires. Il compte généralement 12 mois de 29 et 30 jours. Ce calendrier se décale de 10 jours chaque année avec les saisons liées au mouvement apparent du soleil. La plupart des peuples de l’antiquité ont employé des calendriers lunaires : Sumériens, Babyloniens, Assyriens…

Calendrier solaire (horlogerie) :
C’est un calendrier dans lequel la durée de l’année est attachée à la rotation de la terre autour du soleil.
On adapte la durée des mois avec la durée de l’année en rajoutant des jours. L’ancienne Egypte a été la première à utiliser un calendrier solaire de 365 jours. L’année était fractionnée en trois saisons de 4 mois de 30 jours auxquels on ajoutait 5 jours supplémentaires, ce qui sera repris en partie par la convention lors de l’adoption du calendrier révolutionnaire.

Calepin (construction) :
Plan d'exécution (débitage, appareil et pose) portant le repérage des éléments ou dalles.

Calibrage (calibrer) (imprimerie) :
Décompte du nombre de signes d'un texte dactylographié afin de prévoir l'encombrement en fonction du corps (Composition).

Calibrage (céramique) :
Mise en forme de la pâte sur un moule en rotation par action d'un calibre.

Calligraphie (imprimerie) :
Art du tracé manuel de la lettre (Studio).

Cambrer (reliure) :
Donner aux plats en carton une forme légèrement bombée, ce qui permet au livre de se fermer plus facilement.
Se fait en collant un papier registre à l'intérieur du plat.

Camoune (cuisine) :
Le camoune en Français se dit cumin.

Campagne (pain de) (boulangerie) :
Pain vendu au poids (par opposition au pain de fantaisie).
Il s'agit le plus souvent, d'un mélange maison de farine de blé et de farine de seigle.
Il peut également être un pain composé seulement de farine de blé ayant bénéficié d'une fermentation prolongée, de façon à développer une saveur acidulée et à obtenir une plus longue conservation.

Canneler (cuisine) :
Creuser de petits sillons longitudinaux dans des légumes à l'aide d'un canneleur. Cette technique se pratique sur un légume pelé qui doit être cuit.
Vous pouvez canneler un légume en pratiquant la même opération sur un légume avec pelure comme le concombre par exemple pour un côté esthétique dans un plateau de crudités.


Cannelure (menuiserie) :
Partie creuse allongée verticalement qui sert à décorer le fût d’une colonne.

Cannetille (passementerie) :
Fil de métal, couvert et enroulé en spirale.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/cannetille.jpg

Canon (horlogerie) :
Partie tubulaire d’une pièces d’horlogerie qui lui permet différentes fonctions : tourner sur un axe, ou servir elle-même d’axe (exemple le canon de la chaussée pour la roue des heure) ou encore porter une autre pièce fixe (exemple : celui de la roue des heures qui porte l’aiguille du même nom).


Caoutchouc (bottier) :
Les caoutchoucs étaient une sorte de sur-chaussures en caoutchouc que l'on mettait au dessus de ses chaussures, parfois de ses chaussons, pour faire les travaux du jardin, à la campagne.

Capillarité (horlogerie) :
Propriété d’un liquide d’adhérer à une surface et/ou de s’y déplacer.
On utilise ce phénomène pour maintenir le lubrifiant dans les huiliers et ainsi en contact avec le pivot.

Capitale (imprimerie) :
Lettre majuscule (Composition).

Capiteux (parfumerie) :
Se dit d'une odeur, d'une composition, d'un parfum qui produit une surexcitation des sens.

Capiton :
Dans la confection d’un matelas, il s’agit d’une ficelle qui permet de maintenir la garniture de laine en place.


Capucine (horlogerie) :
Petite pendule transportable, ancêtre de la pendulette d’officier.
Elle présente en général une poignée surmontant la cloche placée à son sommet.
Réalisée essentiellement au XVIIIème elle est souvent dotée d’un échappement à roue de rencontre et d’un dispositif de réveil en plus de la sonnerie des heures.

Caractère (imprimerie) :
Lettre d'imprimerie.
Ensemble des lettres d'un alphabet déterminé : famille de caractères (Composition).

Caractère (parfumerie) :
Ce qui distingue et personnalise une note, un accord, un parfum.

Carde (horlogerie) :
Brosse à gros poil d’acier utilisée pour nettoyer la denture des limes.

Carder :
Il s’agit de travailler les fibres textiles afin de les démêler à l'aide de cardes (naturelles ou industrielles). C’est une sorte de peignage, pour ouvrir le poil et lui donner du gonflant.


Carillon (horlogerie) :
Terme utilisé à la fois pour une sonnerie et une pendule.
Concernant la sonnerie, il est admis que cette appellation lui soit donnée à partir du moment où elle s’effectue sur trois notes et plus.
S’agissant de la pendule c’est un type réalisé à partir de la fin du XIXème et très en vogue jusqu’au milieu du XXème, comportant trois corps de rouages : celui de la sonnerie des quart et demie à droite, celui du mouvement au centre et celui de la sonnerie des heures à gauche lorsque l’on est face au cadran. Certains modèles présentent le gros avantage de posséder des barillets démontables, ce qui permet d’accéder aux ressorts sans démonter l’ensemble du mécanisme. En effet peu de carillons ont été réalisés avec une platine arrière en trois parties, une pour chaque train de rouage et doit donc souvent démonter tout le mécanisme, soit les trois rouages pour changer un ressort rendu ou cassé.
La sonnerie la plus rencontrée est celle qui reproduit la mélodie de l’abbaye de Westminster, dans une tonalité légèrement modifiée, puisque la, sol, fa et do deviennent do, sib, lab, mib et les heures do à l’octave.

Carrelet (tapissier) :
Grande aiguille (droite, courbe ou à double pointe) qu'utilise le tapissier pour le piquage de la garniture.

Carte (imprimerie) :
Carton mince, de qualité fine, à partir de 250 g (Papier).

Carte bulle (reliure) :
Carton mince servant pour le faux dos et le comblage des plats.


Carte lisse ou carte de Lyon (reliure) :
Carton mince, mais plus rigide que la carte bulle et très lisse.
Il sert lors de la mise en presse des plats et lors de la mise en presse en plein. Cette carte recouvre les ais en carton.


Cartel (horlogerie) :
Surtout réalisés au XVIIème et XVIIIème, on distingue les cartels à poser, d’applique et d’alcôve.
Les cartels à poser sont accompagnés d’un support mural appelé cul de lampe. Ils sont généralement en marqueterie ou en vernis Martin ou en bois doré et très rarement en bronze.
Les cartels d’applique sont toujours accrochés au mur pratiquement toujours en bronze, rarement en bois doré et pour ainsi dire jamais en marqueterie.
Les cartels d’alcôve peuvent être d’applique ou à poser mais sont privés de sonnerie, à moins qu’elle ne soit à tirage. (cf. sonnerie à tirage).
Le cartel Louis XIV est de formes pratiquement droites hérités de la religieuse, il s'arrondit sous le règne de Louis XV suivant en cela la logique des têtes de poupées et devient totalement violoné sous Louis XVI.

Cartisane La (passementerie) :
Apprêt constitué d'une petite bande recouverte de fil.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/lacartisane.jpg

Cartisane Une (passementerie) :
Apprêt en forme de rosette, utilisé comme ornement appliqué (manchettes, canapés, coussins).
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/unecartisane.jpg

Carton (lissier) :
Modèle à grandeur d'exécution de la tapisserie, exécuté sur papier, carton ou toile par le cartonnier, sur lequel sont indiqués les coloris, le motif.

Carton (reliure) :
Carton épais et rigide dans lequel on fait les plats d'un livre.
On le trouve en différentes épaisseurs que l'on choisit selon le format et l'épaisseur du livre. Le meilleur est le carton bleu que l'on utilise pour les belles reliures.

Cartonnage (imprimerie) :
Produit obtenu après transformation du carton (Façonnage).

Cartonnier (lissier) :
Créateur du motif de la tapisserie, le plus souvent un peintre, peintre-cartonnier.
Des artistes peintres célèbres ont influencé tout au long de son histoire l'art de la tapisserie.

Cartouche (horlogerie) :
Pièces émaillées portant les chiffres dans les pendules avant la fin du XVIIIème.
En effet la technique d’émaillage ne permettant pas de réaliser une surface suffisante d’une seule pièce avant 1750, on rapportait les chiffres sur un cadran en bronze.

Cartouche (imprimerie) :
Ornement servant à entourer ou à encadrer quelques lignes de texte (Studio).

Casse (imprimerie) :
Boîte typographique de rangement d'une police de caractère, divisée en cassetins (Typographie).

Casson (carreleur/mosaïste) :
Carrelage déclassé que l’on cassait pour les poser.

Cazette (céramique) :
Voir gazette.

Cellulose (imprimerie) :
Substance fibreuse qu'on obtient du bois, du coton, du lin, du chanvre et autres plantes, c'est l'élément solide des végétaux qu'on utilise pour la fabrication de la pâte à papier.

Cerce (céramique) :
Mandrin sur lequel s'emboîte le moule en plâtre sur une calibreuse, machine roller.

Cerné (céramique) :
Trait de crayon gras ou filet gras permettant de délimiter une zone à peindre.

Chambranle (menuiserie) :
Encadrement d’une porte ou d’une fenêtre, scellé dans le mur.

Chambre de cuisson (boulangerie) :
Elle se compose d’une sole, d’une voûte cintrée (la chapelle) et de rives.

Chamote (carreleur/mosaïste) :
Argile cuite et concassée ajoutée à la fabrication des carreaux freinant son retrait à la cuisson.

Chamotte (céramique) :
Pâte céramique cuite broyée en petits grains.

Chancellerie (lissier) :
Tapisserie armoriée aux armes de France sur un fond fleurdelisé, que le Roi offrait au chancelier à son entrée en charge.

Chanel (bottier) :
Le Chanel (inventé par Coco en 1957) se dit d'un escarpin dont l'extrémité comporte un bout rapporté sur la tige, le plus souvent d'une autre couleur que le reste de la tige.

Chanfrein (construction) :
Petite surface taillée obliquement se raccordant aux surfaces adjacentes par des angles égaux.

Chant (construction) :
Surface constituée par le côté d'une dalle dans le sens de l'épaisseur.

Chape (céramique) :
Élément de mère de moule de platerie destiné à reproduire l'empreinte d'enmandrinage.

Chape flottante (carreleur/mosaïste) :
Chape dissocié de son support empêchant toute adhérence au sol.

Chape lisse (carreleur/mosaïste) :
Mortier tiré à la règle et terminé à la taloche.

Chapeler (boulangerie) :
Ôter la croûte d'un pain.

Chapelle (boulangerie) :
Voûte du four.

Chaperon (construction) :
Assise de pierre, ou assemblage d'autres matériaux, servant de couverture à un mur.

Chaperon (horlogerie) :
Le chaperon ou roue de compte est placé à l’extérieure du mécanisme sur la platine arrière, solidairement à la roue appelée première de sonnerie, ou roue de sonnerie. Il fait un tour en 12 heures et détermine le nombre de coups sonnés à chaque déclenchement grâce à des creux et des bosses de différentes longueurs. Une partie de la détente d’arrêt s’appuie sur sa circonférence et laisse passer la goupille d’arrêt tant qu’elle se trouve sur une bosse. Quand elle tombe dans un creux, le bras de la détente d’arrêt se trouve sur le chemin de la goupille portée par la roue d’arrêt et la sonnerie s’arrête. La longueur de la bosse détermine donc le nombre de coups sonnés. La construction du chaperon se fait pratiquement toujours sur la base de 90 coups en douze heures ( plus rarement sur 78, c’est à dire sans sonnerie de la demie) soit 360° divisés par 90 coups = 4° par coup sonné.

Chardon (passementerie) :
Ornement constitué par des bouclettes de fils maintenues par une âme de métal et pouvant être coupé (tondu).
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/chardon.jpg

Charentaise (bottier) :
La charentaise est une pantoufle très fortement fourrée, portée plutôt à la campagne.
Elle est apparue sous Louis XIV et étaient fabriquées avec des matériaux de récupération : chute de drap des uniformes de la marine royale pour le dessus et bandes de feutre pour la semelle récupérées dans les papeteries où on les utilisait pour faire sécher le papier.

Charles IX (bottier) :
Le charles IX est une ballerine d'enfant comportant une bride sur le coup de pied, fermée par un bouton ou une boucle.

Charnière (reliure) :
Bande de peau posée dans le mors, à l'intérieur des plats, afin de terminer l'encadrement en peau de l'intérieur des plats.


Chasse (chasser) (imprimerie) :
Espace occupé par la largeur d'un caractère.
Un caractère chasse lorsqu'il permet moins de signes à la ligne qu'un autre (Composition).
Différence de format des pages dues à l'épaisseur du papier dans un cahier (Façonnage).
Partie dépassante des plats d'un livre par rapport aux tranches (Reliure).

Chasse (ou pitche) (construction) :
Outil servant à chasser ou à casser le granit suivant une ligne déterminée.

Chasse (reliure) :
Débordement du plat par rapport à l'ensemble des cahiers; on distingue la chasse de gouttière des chasses en tête et en queue.


Chasse-maisnié (ancien français) (boulangerie) :
Courtier en grains.
Autorisation donnée à un meunier de prendre le grain et livrer la farine à domicile.
Garçon meunier (aller chercher, mener la farine), domestique ou valet de meunier qui va chez les particuliers recueillir les manées pour les porter au moulin et en rapporter la farine.
Ils parcouraient jadis les villages à cheval ou à baudet. Ils voyagèrent plus tard avec une voiture spéciale : la charrette à manée.

Chasse-mulet (boulangerie) :
Valet de meunier des environs de Paris.

Chassis de sciage (construction) :
Machine à une ou plusieurs lames servant à scier un bloc en tranches.

Chataigne (céramique) :
Support de cuisson à pointes, disposé par trois sous les pièces à cuire.

Chaton (bijouterie) :
Support d'une pierre à plusieurs griffes destinées à la sertir.


Chausson (bottier) :
Le chausson est une chaussure souple d'appartement à talon plat.

Chausson de danse (bottier) :
Le chausson de danse est un soulier plat en satin comportant un bout renforcé (souvent en bois) permettant de danser sur la pointe des pieds dans les ballets classiques.

Chaussure de parc (bottier) :
La chaussure de parc est conçue pour aider le très jeune enfant (de 8 à 12 mois environ) à se mettre debout.
Elle est très légère pour ne pas gêner l'enfant qui n'est pas encore musclé mais comprend une semelle et un contrefort semi rigide pour permettre à l'enfant de découvrir ses appuis et trouver son équilibre.

Chaîne (construction) :
Pilier en pierre de taille intégré dans toute l'épaisseur d'un mur en matériaux de petites dimensions, et qui sert à le fortifier et à le lier.

Chaîne (lissier) :
Ensemble des fils tendus parallèlement sur le métier à tisser.
Horizontale en basse lisse, verticale en haute lisse, la chaîne n'est pas visible sur une tapisserie terminée.

Chaînette (reliure) :
Ligne de grecquage aux deux extrémités du livre, en tête et en queue, dans laquelle on place le nœud fait à chaque extrémité lors de la cousure.

Chaîniste (bijouterie) :
Bijoutier spécialisé dans la fabrication ou la reproduction des chaînes et principalement des chaînes de montre.

Chef ou Levain-chef (boulangerie) :
La confection des levains est obtenue avec un morceau de pâte prélevé sur une des fournées du jour, dont le volume, pendant l'intervalle qui sépare deux fabrications, est progressivement augmenté pour aboutir au levain destiné à ensemencer la pâte de la première fournée du lendemain.
Le poids de pied de culture varie de 10 à 20 livres (4,890 kg à 9,780 kg).

Chemin de fer (imprimerie) :
Terme de presse qui s'applique à la description schématique sur papier de toutes les pages d'un document, ce qui permet de visualiser rapidement l'ensemble de la brochure (Edition).

Chemin perdu (horlogerie) :
Autre nom de l’arc supplémentaire.

Cheminée (cuisine) :
Petite ouverture pratiquée dans le couvercle de pâte d'un pâté en croûte ou d'une tourte pour faciliter l'évacuation des vapeurs de cuisson.
La cheminée est éventuellement garnie d'un tube de bristol (ou d'une petite douille) placé verticalement par lequel on peut verser, après cuisson, de la gelée liquide par exemple, et que l'on retire pour le service.

Chemiser (cuisine) :
Tapisser le fond d'un moule ou d'un plat d'un papier de cuisson (pellicule plastique ou papier sulfurisé selon le cas) pour faciliter le démoulage.
Tapisser les parois d'un moule avec un ingrédient (beurre et sucre, beurre et farine, gelée, caramel, biscuits à la cuillère) avant de le remplir d'une autre préparation.


Chenal (batellerie) :
C'est le passage navigable que doivent suivre les bateaux sur un cours d'eau.

Cheveu (céramique) :
Filet le plus fin, en décoration.

Cheville (bijouterie -joaillerie) :
La cheville est une pièce de bois amovible de la largeur d'une main taillée en sifflet et fixée au centre de la place de l'ouvrier sur l’établi.
Il y appuie sa pièce pour limer et scier.


Cheville (menuiserie) :
Petit morceau de bois dur de forme pyramidale, qu’on utilise pour fixer des assemblages. Elle peut être en métal avec une section en croix (cheville cruciforme).

Chiffonnade (cuisine) :
Préparation de salade, d'oseille - toute feuille taillée en fines lamelles puis fondue au beurre ou nature et assaisonnée.

Chinoiser (cuisine) :
Passer un liquide dans une passoire métallique très fine permettant de filtrer des sauces, des crèmes.

Chiqueter (cuisine) :
Travailler les bords d'une abaisse de pâte pour faciliter la cuisson et le gonflage. Apporte aussi un côté esthétique à la présentation.

Chocolat (chocolaterie) :
Le Chocolat est un aliment constitué du mélange, dans des proportions variables, de pâte de cacao, de beurre de cacao et de sucre; on y ajoute éventuellement des épices, comme la vanille.
Consommé initialement sous forme de boisson épicée en Amérique centrale, il se démocratise avec la révolution industrielle.
Au XXIe siècle, on le consomme sous différentes formes : nature, en tablette, ou travaillé sous forme de bonbons, confiserie, moulage, gâteaux, entremets, glaces… Apprécié des gourmets, le chocolat fait l'objet de nombreuses études quant à ses effets sur la santé.

Chocolat Amer (chocolaterie) :
Le chocolat dit « amer » contient de la pâte de cacao, du beurre de cacao et du sucre, avec un parfum de chocolat plus prononcé en raison de la plus haute teneur en cacao.

Chocolat Blanc (chocolaterie) :
Le chocolat blanc est une préparation à base de beurre de cacao, additionné de sucre, de lait et d'arôme, et généralement de vanille, sans aucune composante solide de cacao. Il est surtout utilisé en confiserie pour jouer sur le contraste des couleurs, même s’il reste l’un des chocolats le plus apprécié des enfants.

Chocolat au Lait (chocolaterie) :
Le chocolat au lait est du chocolat obtenu en ajoutant du lait en poudre ou du lait concentré ou partiellement dégraissé.
Il contient moins de 40% de cacao. Cependant, les réglementations européennes imposent un minimum de 25% de cacao.

Chopine (bottier) :
La chopine était une chaussure vénitienne au XVIème siècle à semelle de bois et épais patin de liège dont on se servait dans la rue pour se protéger de la boue.

Chromage (chromer) (imprimerie) :
Dépôt de chrome par électrolyse sur les cylindres de cuivre afin de leur donner une plus grande résistance à l'usure (Héliogravure).
Effaçage d'un texte sur une plaque (Offset).

Chromatographie (parfumerie) :
Système d'analyse scientifique permettant l'identification et le contrôle d'éléments de parfumerie.

Chromiste (imprimerie) :
Spécialiste de la retouche des films de sélection couleur (Photogravure).

Chromo (céramique) :
Décalcomanie spécial pour décoration céramique.

Chrono comparateur (horlogerie) :
Appareil doté d’un micro et d’un système d’impression à bande pour les premiers modèles, d’un affichage numérique pour les plus récents, qui converti les battements de l’échappement en tracé semblable à un électrocardiogramme, ou en affichage direct de valeur numérique, indiquant ainsi l’avance ou le réglage du mécanisme qui lui est soumis.
Le système à tracé sur bande permet de mettre également en évidence certains défauts de calage des différentes pièces de l’échappement qui provoquent des anomalies de graphique clairement identifiables pour des yeux avertis.

Chronographe (horlogerie) :
Appelé à tort chronomètre par le commun des mortels, le chronographe est pour l’horloger une montre de précision servant à déterminer l’instant ou la durée d’un événement, ou un appareil enregistreur permettant de mesurer avec une grande précision, des intervalles de temps généralement petits. Ainsi sur tous les terrains de sport on utilise des chronographes et non des chronomètres.

Chronomètre (horlogerie) :
Montre de précision généralement dotée d’un échappement à détente et garantie par un certificat ou bulletin délivré par un organisme habilité à le contrôler.

Chronomètre de marine (horlogerie) :
Garde temps de grande précision dont le balancier est rendu insensible au tangage et au roulis par son montage dans un système amortisseur qui varie selon les concepteurs. Ces horloges furent l’enjeu de toutes les rivalités au XVIIIème, entre la France et l’Angleterre principalement, car seule une heure fiable permet de déterminer la longitude; offrant ainsi aux navires la possibilité de retrouver chaque fois la même route maritime.
Chacune des deux nations lança en 1714 un concours richement doté, une véritable guerre technologique avec son lot d’espions, d’enlèvements et de meurtres. L’Anglais Harrison construisit son premier chronomètre de marine en 1718 mais du ferrailler jusqu’en 1764 pour enfin obtenir le prix. En 1761 son chronomètre Timekeeper n°4 n’avait varié que de cinq secondes en 161 jours de mer et donner la suprématie maritime à l’Angleterre.

Chute (horlogerie) :
L’ancre est composée de deux bras terminés par la palette d’entrée pour l’un et la palette de sortie pour l’autre. Elle bascule sur son axe et retient la roue d’échappement dent après dent.
La chute est l’angle parcouru par la roue d‘échappement entre le moment où une de ses dents quitte le contact avec la palette d’entrée de l’ancre et le moment où une autre dent rentre en contact avec la palette de sortie.
Les chocs provoqués par la chute sur la palette d’entrée puis sur la palette de sortie composent le tic-tac.
Les deux chutes doivent normalement être égales, ce qui n’impliquent pas pour autant qu’elles fassent le même bruit.

Chypre (parfumerie) :
Ce nom provient du parfum que François COTY a ainsi appelé à sa sortie en 1917. Le succès de ce "Chypre" en a fait le chef de file d'une grande famille qui regroupe des parfums basés principalement sur des accords de : mousse de chêne, ciste, labdanum, patchouli, bergamote, ... (Voir Classification).

Cimier (héraldique) :
Pièce que l'on met au-dessus du timbre du casque surmontant l'écu.

Cinq clés (horlogerie) :
Outil en forme d’étoile composé de cinq tubes montés sur un moyeu central, l’intérieur de chaque tube se terminant par un carré de dimension différente. Les deux cinq clés, l’un paire et l’autre impaire permettent de connaître par essayages successifs, le numéro de la clé qui correspond au mécanisme ainsi testé.

Cire (parfumerie) :
Élément végétal insoluble à l'alcool contenu dans les concrètes.

Ciseler (cuisine) :
Se dit des fines herbes qu'on taille au ciseau.

Ciselure (construction) :
Petit bord qu'on fait, avec le ciseau, au parement d'une pierre dure pour la dresser.

Clapet (robinetterie) :
Les clapets sont des organes de robinetterie destinés à empêcher l'inversion du sens de circulation des fluides dans les tuyauteries.

Claquettes (bottier) :
Les claquettes sont des chaussures comportant des fers métalliques aux deux extrémités des semelles que les danceurs utilisent pour frapper le sol en rythme, pour créer un son comme les percussionistes. Ce type de dance est né au Etats Unis au XIXeme siècle.
Dans le langage de tous les jours, ce nom désigne également les mules car elle ont tendance à claquer contre le talon quand on marche.

Clarifier (cuisine) :
Pour un œuf: séparer le jaune du blanc d'œuf.
Pour le beurre: retirer délicatement le dépôt blanchâtre sur le beurre chauffé au bain-marie.
Pour un bouillon: enlever les impuretés.


Classification (des parfums) (parfumerie) :
Classement méthodique des familles de parfums en fonction de leur caractère.

Clavette (menuiserie) :
Petite cheville métallique qui, passée au travers d’une autre pièce (boulon, cheville plus grosse ) l’immobilise.

Clavette (reliure) :
Pièce de métal servant à fixer les ficelles ou les rubans sous le cousoir.

Clavier (parfumerie) :
Terme désignant les différents supports où sont rangées les diverses matières premières utiles au Parfumeur-Créateur. (Voir "Palette" et "Orgue").

Clef (ou clé) (mécanique) :
Instrument servant à ouvrir ou à fermer(une porte), à serrer ou desserrer (un boulon) et monter ou démonter.

Clepsydre (horlogerie) :
Son nom vient du grec Klepsûdra qui signifie horloge à eau ou voleuse d’eau.
Sa supériorité sur le cadran solaire résidait dans le fait qu’elle fonctionne de jour comme de nuit.
Le principe est simple : l’écoulement contrôlé d’un liquide dans un récipient gradué indique le temps écoulé.
Selon les différentes sources que l’on consulte les premières clepsydres sont attestées chez les Chinois ou chez les Egyptiens. Ce qui est sur en revanche c’est que les premières réalisations sont très rudimentaires pour évoluer ensuite chez les Grecs, les Romains, les Byzantins avec l’ajout de perfectionnements divers : sonnerie, automates, cadran… Elles seront utilisées jusqu’au XIIIème siècle.

Cliché (imprimerie) :
Plaque de métal gravée en relief, destinée à l'impression typographique (Typographie).
Image négative sur film (Photographie).

Cliquet (horlogerie) :
Pièce mobile qui sert à verrouiller une roue à dents pointues, généralement appelé rochet, en l’empêchant de revenir en arrière.

Cloche (horlogerie) :
En horlogerie et en pendulerie on ne parle pas de cloche mais des timbres.

Clouter (cuisine) :
Piquer un oignon de clous de girofle.

Clé (horlogerie) :
Tube dont l’une des extrémités est terminée par un carré femelle tandis que l’autre est travaillé en forme d’anse fermée et qui sert au remontage des mécanismes par assujettissement sur les carrés mâles des axes de barillets.


Cohobation (parfumerie) :
Procédé de distillation basé sur le recyclage permanent de l'eau de distillation pendant l'opération.

Coiffe (reliure) :
Bord en peau, en tête et en queue, recouvrant la tranchefile, de l'épaisseur des tranches des plats.


Collationnage (reliure) :
Vérification de l'ensemble des cahiers d'un livre, à savoir s'ils sont tous présents et dans le bon ordre (vérification de la suite des signatures).

Collège (bottier) :
Le collège est la version française du penny loafer, un mocassin comprenant une patte stylisée. Il s'adresse plutôt à une clientèle jeune.

Colombin (céramique) :
Petit boudin de terre cylindrique long.

Colorant céramique (céramique) :
Assemblage de matières minérales et d'oxydes métalliques frittés à haute température donnant des pigments inertes utilisables en céramique pour colorer émaux, pâtes, glaçures, engobes.

Coloration (parfumerie) :
Effet coloré obtenu naturellement à partir de certains éléments constitutifs de la formule ou par addition de colorants.

Communelle (parfumerie) :
Opération d'assemblage judicieux de lots d'une huile essentielle ou autre matière première visant à obtenir une qualité constante pendant une période donnée, par exemple d'une récolte à une autre.

Compas aux engrenages (horlogerie) :
Outil servant à redéfinir l’endroit exact où l’on doit implanter une roue pour permettre un engrenage parfait.
Le compas aux engrenages est composé de deux parties s’ouvrant comme un livre. Chacune des ‘’tranches du livre’’ est dotée de deux tubes parfaitement alignés dans lesquels s’assujettissent des broches. On place une roue de chaque côté entre les broches et l’on règle l’écartement du compas jusqu’à obtenir un engrenage parfait. On reporte ensuite la dimension sur la platine en plaçant la pointe d’une des broches dans le premier trou de pivotement et on vérifie que le deuxième trou soit bien placé sur l’arc que permet de tracer le compas. Dans la négative on refait la même opération avec la roue suivante. Le bon plantage se trouve à l’intersection des deux arcs.

Compensé (bottier) :
Le compensé est une chaussure dont la semelle est très épaisse (plusieurs centimètres), généralement dans un souci de mode ou parfois pour des raisons médicales.
Certaines chaussures de Drag Queen peuvent comporter des patins de plusieurs dizaines de centimètres et les talons sont alors démesurés.

Complet (pain) (boulangerie) :
Pain fabriqué avec de la farine brute et du petit son.

Composant (parfumerie) :
Tout élément constitutif de la formule d'un parfum.

Compositeur (parfumerie) :
A l'origine celui qui compose de la musique. Par extension, terme utilisé pour désigner celui qui crée des accords olfactifs.

Composition (composer) (imprimerie) :
Réalisation des textes en caractères typographiques et par extension, en photocomposition, en titrage... (Edition).

Composition (parfumerie) :
On appelle composition le mélange terminé d'un ensemble de produits : naturels, synthétiques et bases. Cette appellation est utilisée pour désigner le produit obtenu à l'issue du travail de création.

Compoter (cuisine) :
Cuire doucement et longuement des oignons ou des poivrons sur la plaque du fourneau.



Compte fils (imprimerie) :
Loupe à fort grossissement, montée sur charnière, utilisée à l'origine dans l'industrie textile, puis dans l'imprimerie pour examiner le détail d'un cliché ou d'une impression.

Comtoise (horlogerie) :
Type d’horloge caractérisé par une construction très robuste et dont les premiers exemplaires furent réalisés en Franche-Comté par des paysans travaillant à façon l’hiver pour des fabriques de la vallée.
De fait le mécanisme devait pouvoir être assemblé par des hommes habiles mais pas forcément habitués à la délicatesse requise par le montage de pièces fragiles. La Comtoise est constituée d’un bâti en fer noirci constitué de deux plaques reliées entre elle par quatre piliers carrés. La plaque du bas possède deux fentes qui laissent passer les cordes. Entre les deux plaques viennent s’insérer deux piliers à gauche pour le mouvement et deux piliers à droite pour la sonnerie. Le succès fut tel que le mécanisme fut copié dans beaucoup de région, aussi il est important de noter que l’appellation comtoise correspond à un type de construction et nom à une origine géographique.

Comète (reliure) :
Tranchefile mécanique déjà préparée que l'on n'a plus qu'à coller.


Concasser (cuisine) :
Hacher grossièrement. On concasse la chair des tomates préalablement mondées (débarrassées de leur peau) et épépinées, mais on peut aussi concasser des os de boucherie, de volaille, pour préparer un fond de viande.

Concentrer (parfumerie) :
Augmenter l'effet ou la puissance des éléments odorants dans un produit parfumé.

Concentré (parfumerie) :
Désigne la composition telle qu'elle se présente à l'issue du travail de préparation (pesée des différents produits définis dans la formule établie par le Parfumeur-Créateur). Les concentrés, suivant leur destination, sont ensuite incorporés à de l'alcool: fabrication des extraits, des eaux de toilette, etc ou à tout autre produit de beauté et de toilette.

Concrète (parfumerie) :
Produit solide ou semi-solide obtenu après extraction des principes odorants de certaines matières premières végétales telles que jasmin, rose, mousse de chêne, etc... par certains solvants volatils, éther de pétrole, principalement.

Confire (cuisine) :
Ce terme implique une cuisson lente et une idée de conservation.

Conservateur (parfumerie) :
Agent chimique parfois rajouté à une composition dans le dessein de retarder les effet d'oxydation.

Conservation (parfumerie) :
Ensemble de moyens mis en œuvre pour préserver les caractéristiques et qualités des produits de parfumerie.

Contiser (cuisine) :
Inciser délicatement la peau d'une volaille, d'un gibier ou de certains poissons, pour y glisser une lamelle de truffe.

Contre-dépouille (céramique) :
Forme non démoulable prisonnière du moule, nécessite un moule à sous-pièces ou à plusieurs parties.

Contre-frase (boulangerie) :
Découpage avec déplacement de la pâte d'un bout à l'autre du pétrin à bras.

Contre-marche (construction) :
Dalle qui constitue la face généralement verticale d'une marche d'escalier.

Contre-plat (reliure) :
Face intérieure d'un plat.

Contretype (contretyper) (imprimerie) :
Reproduction par copie d'un négatif ou d'un positif (Photogravure).

Contretype (parfumerie) :
Reproduction ou plagiat d'une composition de parfumerie.

Conventionnelle (imprimerie) :
Méthode classique de photogravure par sélection photographique des couleurs sans tramage direct (Photogravure).

Copeaux (menuiserie) :
Particule de bois enlevée avec un instrument tranchant.

Copie (imprimerie) :
Ensemble de feuillets dactylographiés d'un texte à composer (Edition).
Report par action de la lumière d'un film sur une plaque métallique sensibilisée (Offset).

Copyright (édition) :
Mot anglais garantissant les droits de l'auteur ou de l'éditeur sur un ouvrage.

Coq (horlogerie) :
Le coq désigne deux pièces différentes en horlogerie. Soit il est le pont finement ouvragé qui protégeait les premiers balanciers circulaires des horloges de tables puis des montres; soit il s’agit du coq ornant le fronton des horloges comtoises fin XVIIIème et qui les fait souvent appeler pendules au coq par les antiquaires.

Coquille (imprimerie) :
Erreur de composition d'une ou plusieurs lettres (Composition).

Coquille (pain) (boulangerie) :
Pain dont la croûte formait de nombreuses boursouflures

Corde (horlogerie) :
Les cordes des horloges sont traditionnellement en chanvre.

Corps (imprimerie) :
Hauteur totale d'un caractère typographique, y compris les talus. Le corps s'exprime en points (Composition).

Corps (parfumerie) :
Peut désigner un produit chimique.
Dans le sens "corps d'un parfum", s'identifie à "note de cœur".

Correction d'auteur (imprimerie) :
Correction ou modification d'un texte imputable à l'auteur et facturée en sus du prix prévu de composition (Composition).

Cosmétique (parfumerie) :
Terme utilisé pour désigner les préparations de produits de toilette, de soin et de beauté destinés à nettoyer, entretenir et embellir les parties externes du corps humain.

Couche sensible (imprimerie) :
Sur un film offset, la couche qui compose l'image en noir est située en dessous du support, lorsque l'image est lisible à l'endroit.
La plaque offset ou l'écran en sérigraphie est recouverte d'une couche sensible qui permet le report de l'image du film.

Couches à pain (boulangerie) :
A la fois un meuble ayant la forme d'un chiffonnier garni de tiroirs fermés par devant pour recevoir les pains tournées, et une toile à laquelle sont faits des plis un peu plus hauts que les pains afin de les séparer.

Couché (imprimerie) :
Type de papier ayant subi un traitement de surface lui donnant un bon lissé (Papier).
Epreuve de typographie pour le montage en document sur le papier de même nom (Typographie).

Coulage (céramique) :
Formation d'objets creux ou pleins à partir de barbotine coulée dans un moule poreux.

Coulage entre deux plâtres (céramique) :
Coulage dans un moule jusqu'à la prise complète de toute la barbotine.

Coulage à ciel ouvert (céramique) :
Coulage dans un moule avec vidage de la barbotine pour un temps de prise donné.

Coulant (passementerie) :
Pièce de bois recouverte et ornée, maintenant les boucles de câblé d'une embrasse.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/coulant.jpg

Couleur (imprimerie) :
Le nombre de couleurs est défini par le nombre de groupes imprimants, dont le noir en quadrichromie.
Les couleurs directes sont obtenues par mélange des encres de base destiné à un seul groupe imprimant (Edition).

Coulis (cuisine) :
Jus concentré et épais d'un légume ou d'un fruit que l'on utilise comme sauce.
Dans la majorité des cas, on n'a qu'à passer le produit au robot.
Exemples: coulis de tomates, de fraises, etc.


Coulé (céramique) :
Technique de peinture : la couleur est étalée en goutte liquide sans que le pinceau touche le biscuit.

Coupe d'onglet (constructeur) :
Voir : Joint d'onglet

Coupe-pâte (boulangerie) :
Couteau de boulanger ou de pâtissier pour couper la pâte.

Coupeur (tailleur) :
Tailleur spécialisé dans la coupe du tissu.
Il fournit le tissu coupé à l’apiéceur de son choix, qu’il aura retenu pour la qualité de son travail.

Couple (batellerie) :
Membrure qui prolonge la varangue sur les bordailles.

Couronnement (horlogerie) :
Ornement en laiton embouti qui entoure le cadran des horloges comtoises.
Le couronnement a remplacé le fronton dans le premier quart du XIXème siècle. Il fut d’abord réalisé en deux parties car le travail d’emboutissage nécessitait un nombre important d’opérations d’emboutissages et de recuits successifs du métal pour éviter le déchirement.
La pièce du haut entourait la moitié haute du cadran entre 9h et 3h et était surmontée d’un motif, la partie basse entourait le cadran entre 3h et 9h. En cas d’accident d’usinage sur le motif plus ouvragé, la partie entourant le haut du cadran pouvait être conservée pour former la pièce du bas. Au fur et à mesure que la technique fut maîtrisée les couronnements furent réalisés en une seule pièce et devinrent de plus en plus ouvragés jusqu’à former un ovale évidé en son centre pour laisser voir le cadran.

Cousoir (reliure) :
Métier de bois servant à la cousure des livres. On y fixe les ficelles ou les rubans aux emplacements du grecquage.

Couture (céramique) :
Ligne en relief formée sur la pâte à la jonction des différentes parties du moule.

Couverte (céramique) :
Enduit vitrifié par la cuisson, composé principalement de feldspath et aussi de quartz, et de craie.
Les minéraux broyés finement sont mélangés dans de l'eau et appliqués sur les pièces crues ou dégourdies.

Cramique (pain) (boulangerie) :
Du néerlandais "cramicke", pain aux raisins.

Crampillon (ou Cavalier) (tapissier) :
Assimilé aux pointes, conduit métallique en forme de "U" utilisé pour la fixation des ressorts, joncs ou cordes.

Crapaud (construction) :
Concentration de microcristaux de couleur différente de la masse du granit qui ne constitue pas un défaut.

Crapaudine (cuisine) :
Manière de préparer une volaille ou un gibier à plumes que l'on fend par le dos et que l'on aplatit " comme un crapaud ", ce qui permet une cuisson grillée.


Crapeau (bijouterie) :
Soufflet à pied.

Croisage (horlogerie) :
Forme des bras de la roue.
Selon les époques le croisage sera plus ou moins fin, avec des bras rectilignes ou alors arrondis comme sur les pendules XVIIIème.

Croisé (imprimerie) :
Pli exécuté perpendiculairement à un autre.

Cromalin (imprimerie) :
Épreuve rapide de photogravure obtenue par moyen photographique (Photogravure).

Croutage (céramique) :
Réaliser une couche de pâte plastique régulière destinée au façonnage par estampage.

Croûte (boulangerie) :
Partie extérieure du pain durcie à la cuisson.

Cru sec (céramique) :
État d'un objet façonné après séchage.

Cru vert (céramique) :
État d'un objet façonné avant séchage.

Création (parfumerie) :
Désigne le processus d'élaboration d'une composition nouvelle par le Parfumeur Créateur, qui fait appel à la fois à son imagination, à son expérience, aux diverses techniques de recherches, et à l'évolution des tendances ; désigne aussi la composition issue de cette étude.

Crédence (carreleur/mosaïste) :
Partie carrelée entre les éléments de cuisine (plan et dosseret).

Crémaillère (horlogerie) :
Pièce de sonnerie d’une horloge comtoise pourvue d’une double denture destinée d’un côté à maintenir inactive le bras de la détente d’arrêt et de l’autre à engrener avec la roue d’arrêt chaque fois qu’elle fait un tour. Du sommet de la partie dentée part un palpeur dont l’extrémité redescend pour rentrer en contact, au moment du déclenchement de la sonnerie, avec un limaçon fixé sur la roue des heures.
La hauteur de la graduation du limaçon détermine la profondeur de la chute du palpeur, donc de la crémaillère, donc du nombre de dents qui vont engrener avec la roue d’arrêt et donc du nombre de coups qui seront sonnés.
La sonnerie à râteau présente le gros avantage d’être indécomptable, c’est à dire que l’on peut tourner les aiguilles sans laisser s’effectuer toutes les sonneries ni les décaler ce qui n’est pas le cas des sonneries à roue de compte. (Cf. sonnerie à râteau).

Crête (passementerie) :
Élément de passementerie dont la trame est généralement constituée d'apprêts entrecroisés.
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Cuir (parfumerie) :
C'est une formulation bien à part. Une idée de la parfumerie un peu différente de ce que l'on conçoit généralement des notes sèches, très sèches parfois essayant de reproduire l'odeur caractéristique du cuir, (fumées, bois brûlé, bouleau, tabac ) et des notes de tête ayant des inflexions florales.

Cuir de Russie (parfumerie) :
Nom de parfums inspiré de l'odeur de cuir des bottes russes imperméabilisées au goudron de bouleau.

Cuire à blanc (cuisine) :
Se dit d'un fond de pâte que l'on cuit sans aucune préparation pour l'assécher pendant quelques minutes ou complètement selon la recette.

Cuissarde (bottier) :
La cuissarde est une botte qui monte jusqu'à l'entre-jambe.
Aujourd'hui, elles sont surtout portées par les femmes, souvent comme artifice sexuel lorsqu'elles comportent des talons vertigineux.
Jadis elles étaient portées par les postillons sur les diligences et les mousquetaires.

Cuisson (céramique) :
Opération qui donne à la pièce céramique sa solidité.
Le résultat obtenu est irréversible.

Culer (batellerie) :
Reculer sous l'effet du courant.

Culottière (tailleur) :
Habituellement au féminin. Couturière se spécialisant dans la réalisation de pantalons.



Cycliste (bottier) :
Le cycliste est une chaussure à lacet dont l'empeigne sans couture est fendue au dessus du coup de pied et refermée par un lacet.

Câblé (passementerie) :
Cordon composé de plusieurs branches retordues ensemble.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/cable.jpg

Câblé guipure (passementerie) :
Câblé raide. Les fils de couverture sont enroulés perpendiculairement à l'âme.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/cable-guipure.jpg

Câblé soufflé (passementerie) :
Câblé souple. Les fils qui recouvrent les branches sont en parallèles à l'âme.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/cable-souffle.jpg

Céladon (céramique) :
"Ts' ing" en Chinois, qui signifie "couleur de la nature".
Désigne couramment une teinte bleu-vert pâle.

Céramique (céramique) :
Terme générique désignant l'ensemble des industries de l'argile soumise à l'épreuve du feu : terre cuite, faïence, grès, porcelaine, etc...

Césure (imprimerie) :
Division d'un mot en fin de ligne, qui obéit à des règles typographiques et étymologiques très précises, suivant la langue utilisée.

Cœur (parfumerie) :
Note de cœur. Expression utilisée au niveau du laboratoire de création pour désigner dans l'évolution du parfum la phase qui se développe après le départ ou la note de tête et avant la note de fond. C'est la note de cœur qui détermine le thème du parfum.

Dalle (construction) :
Morceau taillé limité par une ou plusieurs surfaces de sciage généralement destiné à un revêtement.

Darne (cuisine) :
Tranche de poisson épaisse.

Demi-reliure ou demi-chagrin, ou demi-maroquin (reliure) :
Livre recouvert de peau du dos jusqu'au tiers ou au quart des plats. On peut y ajouter des coins ou des bandes en peau.

Demi-teinte (imprimerie) :
Image non tramée présentant des nuances de gris ou des dégradés (Photogravure).

Densitomètre (imprimerie) :
Appareil de mesure de densité des couleurs (Impression).

Dent (horlogerie) :
cf. : Aile

Derby (bottier) :
Le derby se caractérise par son absence de pattes mobiles qui recouvrent la languette épousant le cou-de-pied lorsqu'on serre les lacets. Cela donne à la chaussure une allure plus habillée que le richelieu.

Diagramme (boulangerie) :
Recette de pain suivie par le boulanger.

Diffusion (parfumerie) :
Propagation d'une odeur dans l'atmosphère.

Digestion (parfumerie) :
Premier procédé d'extraction des matières premières naturelles odorantes par immersion à chaud dans des huiles ou des graisses.

Digitalisation (imprimerie) :
Transcription d'un dessin sous forme magnétique par bipolarisation (PAO).

Diluer (parfumerie) :
Diminuer la concentration d'un produit odorant.

Dissonance (parfumerie) :
Rupture d'harmonie entre des notes parfumées.

Distiller (parfumerie) :
Entraîner à la vapeur d'eau pour recueillir les éléments odorants (huiles essentielles) contenus dans certaines matières premières naturelles.

Distribuer (imprimerie) :
Remettre chaque caractère dans le cassetin qui lui est propre (Typographie).

Document d'exécution (imprimerie) :
Original destiné à la reproduction en photogravure avant l'impression (Studio).

Dominante (parfumerie) :
C'est la note la plus perceptible au point de vue olfactif dans une composition; ex. : une note florale à dominante jasmin.

Dormant (menuiserie) :
Partie fixe d’une fenêtre scellée à la maçonnerie pour supporter les parties mobiles.

Dorure (imprimerie) :
Méthode d'impression en relief et à chaud de motifs à la feuille d'or et par extension d'aplats métallisés et de couleurs (Impression).

Dos (imprimerie) :
Côté pli d'un cahier ou côté charnière d'un livre ou brochure (Edition).

Dos (reliure) :
Partie du livre opposée à la gouttière.

Doser (parfumerie) :
Déterminer, en cours de création, les plus justes proportions des différents constituants d'un mélange pour obtenir le meilleur accord olfactif.

Douze (imprimerie) :
Unité de mesure typographique, abréviation de 12 points Didot (4,51 mm), synonyme de cicero (Composition typographique).

Drapeau (imprimerie) :
Composition d'un texte aligné d'un seul côté à l'aide d'un fer à droite ou à gauche, ou centré sans coupures de mots (Composition).

Drill (horlogerie) :
Outil à main constitué d’un filetage hélicoïdal sur lequel coulisse une bague.
Une extrémité du filetage comporte un mandrin dans lequel vient prendre place un foret à double affûtage.
L’autre extrémité est dotée d’un embout libre sur lequel on vient poser le doigt.
Le drill est maintenu d’une main en pression verticale contre la pièce à usiner, tandis que l’autre main fait monter et descendre la bague sur le filetage. Ce va et vient donne une rotation alternative au foret qui perce ainsi le métal avec une délicatesse et une vitesse impossible à obtenir avec un outil électrique.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/drill.jpg

Droite et gauche (batellerie) :
N'ont rien à voir avec bâbord et tribord mais prennent leur sens toujours en regardant vers l'aval: rive droite, rive gauche.

Duc d'Albe (batellerie) :
Pilotis d'amarrage sur une rivière ou dans un port.

Duite (lissier) :
Résultat d'un aller-retour du fil de trame à travers la nappe de chaîne.
Superposées et serrées à l'aide d'un peigne, les duites forment la texture même de la tapisserie.

Duplicata (imprimerie) :
Reproduction en exemplaires supplémentaires d'ektas ou de typons offset, communément appelée « duplis » (Edition).

Durée de marche (horlogerie) :
On calcule la durée de marche d’un mécanisme en effectuant le rapport de tour existant entre les mobiles menant et les mobiles menés depuis celui donnant la force, généralement le barillet, jusqu’à celui faisant un tour par heure, généralement la roue de centre. Il suffit ensuite de compter le nombre de tours d’armage que l’on fait au remontage pour savoir combien d’heure marchera le mécanisme.

Duxelles (cuisine) :
Champignons et échalotes très finement hachés que l'on fait étuver ensemble dans le beurre chaud pendant quelques minutes sans les colorer.

Débiter (construction) :
Fractionner une masse de granit pour en faire des éléments ouvrés.

Débrochage (reliure) :
Séparation des cahiers du livre broché : pour effectuer cette opération, on supprime la couture du livre broché.

Décalé (imprimerie) :
Pli parallèle effectué avec des intervalles irréguliers.

Décastage (céramique) :
Retirer les pièces cuites de leur dispositif de cuisson cuisson.

Déclinaison (parfumerie) :
Adaptation d'un parfum en fonction de données techniques spécifiques visant à créer une ligne.

Décolté (bottier) :
Le décolté correspond à un modèle fermé dont le talon mesure un minimum de 4 cm. La tige peut-être réalisée en un seul morceau avec une unique couture au talon, c'est le net plus ultra car cette absence de couture donne un maximum de confort, par contre les pertes de peausserie sont importantes et ce type de fabrication est réservé aux fabricants haut de gamme. Cette chaussure se nomme également escarpin.

Décor cloisonné (carreleur/mosaïste) :
Véritable dentelle de laiton séparant les réseaux de couleurs pour les carreaux de grès.

Décor grand feu (céramique) :
Décoration cuite en même temps que l'émail ou dans un cycle de cuisson identique.
En faïence ce type de décor peut être posé sur émail cru, sur biscuit avant émaillage ou sur émail cuit devant subir à nouveau un cycle de cuisson émail.
Décoration au pinceau, par décalcomanie ou par impression. Ce type de décor est dit inaltérable car il est sous émail (under glaze) ou dans l'émail (in glaze).

Décoration (céramique) :
Application de couleurs vitrifiables ou non, selon le mode choisi et le support.
Manuelle au pinceau, au tampon, à l'éponge, au pochoir, au rouleau.
Impression par sérigraphie directe ou par transfert.
Impression par gravure en transfert, par décalcomanie, par incrustation, par empreinte.

Décorticage (chocolaterie) :
En chocolaterie, c’est l’opération qui consiste à ôter les coques dures entourant les fèves de cacao soit en les faisant éclater sous l’effet de la chaleur (par torréfaction), soit en les brisant par impact contre une paroi.

Découpe (imprimerie) :
Forme de Montage de filets en acier raineurs et coupeurs destiné au pliage et à tous les découpages qui ne peuvent s'effectuer au massicot (Façonnage).

Découpé (bottier) :
Le découpé est une chaussure qui laisse le talon apparent. C'est une bride élastique ou fermée avec une boucle qui maintient l'arrière du pied.

Dégauchir (menuiserie) :
Redresser à l'aide d'une dégauchisseuse une pièce qui aurait été déformée par des traitements thermiques, physiques ou mécaniques.

Déglacer (cuisine) :
Dissoudre les sucs caramélisés au fond d'une casserole en ajoutant de l'eau (déglaçage à l'eau) ou un autre liquide (vin, vinaigre, crème fraîche…) pour réaliser une sauce. Il faut frotter la poêle à l’aide d’une spatule pour décrocher les sucs et les mélanger au liquide.


Dégorger (cuisine) :
Faire rendre toute son eau.
Saupoudrer de sel de mer ou de sel fin et laisser reposer.
Méthode utilisée souvent avant une friture pour rendre un produit gorgé d'eau plus croquant. Exemple: pour faire dégorger des concombres, des aubergines, on les assaisonne de sel, côté chair et on les laisse dégorger pendant 30 minutes. On n'a ensuite qu'à les éponger à l'aide d'un papier absorbant. Faire tremper des abats dans un récipient contenant de l'eau (vinaigrée ou non) régulièrement renouvelée pour enlever les impuretés.

Dégourdi (céramique) :
Première cuisson à 800-980°C qui a pour but de solidifier la pièce et de la rendre poreuse, ce qui facilite le stockage et l'émaillage.

Dégraissage (céramique) :
Cuisson pour brûler les graisses et les matières organiques des décors avant émaillage.

Dégraisser (cuisine) :
Enlever la graisse qui surnage à la surface d'un liquide (bouillon de volaille, sauce, potage); jeter la graisse de cuisson d'un aliment qui se trouve au fond d'un récipient.

Dégrossir (menuiserie) :
Enlever de la matière à une pièce pour la préparer à une forme voulue.

Déhaler (batellerie) :
Déplacer un bâtiment en le halant par ses amarres.

Délai (horlogerie) :
C’est la phase de préparation de certaines sonneries dites pour cela sonnerie à délai.
La roue d’arrêt porte une cheville, la roue de délai une autre cheville. Au moment du délai la détente d’arrêt est soulevée et libère le rouage qui est arrêté un peu après par la goupille de délai. Le rouage est alors libre de se déclencher et de faire sonner le marteau dès que la détente de délai le libérera.
Ce système permet un déclenchement plus doux et un effort en deux temps.

Délayage (boulangerie) :
Étendre la farine avec de l'eau pour faire une pâte.

Démaigrir (carreleur/mosaïste) :
Souffler au petit marteau le chant d’un carreau.

Départ (ou note de tête) (parfumerie) :
Première impression olfactive perçue lors de l'utilisation d'un produit alcoolique parfumé due au caractère volatil de certaines matières premières qui le composent.

Dépouille (céramique) :
Évasement ou arrondi d'une forme permettant son extraction directe du moule sans accrochage.

Dépôt légal (imprimerie) :
L'imprimeur ou l'éditeur est obligé de faire, au profit des collections nationales, le dépôt d'un ou plusieurs exemplaires des ouvrages imprimés (sauf travaux de ville).

Désodorant (parfumerie) :
Produit d'hygiène destiné à supprimer les mauvaises odeurs ambiantes.

Désodorisation (chocolaterie) :
Procédé industriel visant à éliminer les flaveurs du beurre de cacao pour obtenir une neutralité compatible avec tous les chocolats.

Détente (horlogerie) :
Pièce pivotante et/ou articulée liée aux déclenchements et à l’arrêt de la sonnerie. Leur déplacement met en action telle ou telle pièce; elles retrouvent leurs places initiales par leurs propres poids ou par l’action de ressorts de rappel.
La présence de ressort de pression ou de contre-poids est souvent utilisée dans certains mécanismes, comme les Comtoises par exemple. Cela permet de dater le mécanisme puisque le premier a été remplacé par le second à partir du XIXème.
La détente la plus ‘’noble’’ est celle de l’échappement qui porte son nom et que l’on rencontre sur certains mécanismes de grande qualité.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/detente.jpg

Déterpénation (parfumerie) :
Procédé permettant de débarrasser certaines huiles essentielles de leurs parties terpéniques (voir "Terpènes").

Déterpénée (parfumerie) :
Matière première aromatique ayant subi l'opération de déterpénation.

Eau de Cologne (parfumerie) :
Célèbre préparation alcoolique, créée en Italie, par de FEMINIS, à la fin du 17ème siècle. Elle doit son nom à la ville de Cologne où elle prit son essor. Composition basée sur les essences dites "Hespéridées".

Eau de rose - Eau de fleurs d'oranger, etc. (parfumerie) :
Eau ayant servi à la distillation des fleurs.

Eau forte (gravure) :
L'eau-forte est un procédé de taille indirect (par morsure du métal par une acide), par opposition à ceux obtenus par taille directe (à l'aide d'outils tels burin ou pointe sèche).

Ebéniste :
Ouvrier spécialisé dans la fabrication de meubles de luxe (à l’origine en ébène et autres bois exotiques, précieux) ou de caractère plus décoratif qu’utilitaire.

Echelle de reproduction (imprimerie) :
Rapport des dimensions de l'image reproduite à celle de la partie correspondante de l'original.

Ecoire ou équarre (batellerie) :
Pièce de bois qui sert lorsque le bateau est à l'arrêt, à le maintenir écarté de la rive.

Ecové (boulangerie) :
Long manche muni à son extrémité d'une boucle à laquelle était attaché un gros morceau de tissu mouillé que l'on passait sur la sole pour la nettoyer de ses poussières de charbons de bois après la phase de chauffage du four.

Effluve (parfumerie) :
(nom masculin) Odeur qui se dégage spontanément d'une composition.

Ektachrome (imprimerie) :
Marque Kodak d'émulsion pour diapositives couleurs, passée dans le langage courant pour tout document photo transparent (Edition).

Embaumer (parfumerie) :
Dans son sens commun, dégager une odeur balsamique et suave.

Embrasse (passementerie) :
Pièce de passementerie destinée à retenir les rideaux. Le plus souvent, elle est terminée par un ou deux glands.
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Embrasse crête (passementerie) :
Embrasse composée d'une crête.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/embrasse-crete.jpg

Embrasse câblé (passementerie) :
Embrasse composée d'un câblé (pas de gland).
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Embué (céramique) :
Matités sur émail brillant dues à des cristallisations.

Emmaillement (bijouterie) :
Eléments métalliques disposes de telle façon qu'ils permettent d'assurer l'articulation des motifs d'un bijou.


Empattement (imprimerie) :
Dessin d'une lettre en haut et en bas d'un jambage (Typographie).

Empreinte (céramique) :
Technique de décor à base de métaux précieux tels que l'or ou le platine préparés avec un corps gras. Application avec des empreintes de caoutchouc (tampons, timbres).

Empâtage (céramique) :
Mélanger un colorant céramique avec un médium pour former une encre ou une pâte.

Emulsion (impression) :
Couche sensible à la lumière, composée de cristaux d'argent en suspension dans la gélatine.

Encart (imprimerie) :
Elément supplémentaire à une brochure placé à un endroit déterminé ou indéterminé dans cet ouvrage (Façonnage).

Encartage (encarter) (imprimerie) :
Placement d'un encart manuel.
Insertion d'un cahier dans un autre (Façonnage).

Encastage (céramique) :
Mettre les pièces à cuire dans leur dispositif de cuisson.

Enchatonner (bijouterie) :
Fixer des chatons sur une pièce.


Encliquetage (horlogerie) :
Dispositif mécanique éventuellement réversible limitant à un seul sens la rotation d’une roue ou d’un engrenage.
L’encliquetage est utilisé en horlogerie pour tous les systèmes de remontage qu’ils soient à poids ou à ressorts. Il comprend en général une roue appelée rochet, un cliquet et un ressort de pression.

Encoche (imprimerie) :
Découpe des pages d'un ouvrage pour faciliter la recherche d'un début de partie, se dit « coup de pouce » lorsqu'elle est de la forme d'un demi-cercle (Edition).

Endossure (reliure) :
Façonnage de l'arrondi du dos et des mors dans lesquels viendront se loger les cartons; le débordement du mors doit avoir au moins l'épaisseur des cartons (ou plats).
Se fait après l'arrondissure, à l'aide d'un marteau, en plaçant le livre entre les mâchoires de l'étau en fonte dans la presse à rogner.

Enfleurage (parfumerie) :
Méthode ancienne d'extraction à froid des produits floraux, mise au point à Grasse, utilisant la propriété qu'ont certaines graisses d'en absorber et d'en retenir les principes odorants.
Ces graisses parfumées (pommades) sont ensuite lavées à l'alcool pour donner les absolues de pommade.

Enfournage (boulangerie) :
Manière d'enfourner le pain.

Enfourner (boulangerie) :
Mettre le pain dans le four.

Enfourneur (boulangerie) :
Ouvrier chargé d'enfourner le pain.

Engobe (céramique) :
Pâte généralement colorée utilisée pour modifier la teinte de surface des produits biscuités.

Engrenage (horlogerie) :
Le but d’un engrenage est de transmettre la force d’un mobile, dit menant, à un autre, dit mené.
Les dents et les ailes des pignons sont inscrites entre trois circonférences : la circonférence totale ou des sommets ou des pointes ; la circonférence de base ou de fond de dent ; la circonférence primitive c’est à dire celle où le flanc de la dent commence de s’arrondir pour former l’ogive de la dent.
Un engrenage d’horlogerie est considéré comme parfait lorsque les circonférences primitives des deux mobiles menant et mené sont tangentes.

Engrenage trop faible (horlogerie) :
Se dit d’un engrenage lorsque la distance entre les centres de deux roues qui engrènent l’une avec l’autre est trop grande.
De ce fait la pénétration des dents n’est pas suffisante, l’engrenage se fait en dessus des circonférences primitives, il y a trop de jeu et risque de casse à plus ou moins long terme.

Engrenage trop fort (horlogerie) :
Se dit d’un engrenage lorsque la distance entre les centres de deux roues qui engrènent l’une avec l’autre est trop petite.
L’engrenage se fait en deçà des circonférences primitives, de ce fait la pointe des dents d’une roue va frotter sur le fond de dents de l’autre et provoquer au mieux une résistance, au pire l’arrêt.

Enmandrinage (céramique) :
Partie d'un moule de platerie qui s'emboîte dans la cerce de la machine de moulage.

Enrobage (chocolaterie) :
Procédé artisanale permettant de recouvrir un fourrage (pralinés, ganaches, pâte d’amandes, nougat, etc.) d’une fine couche de chocolat, soit par trempage manuel dans la couverture de chocolat, soit par passage à travers un rideau de chocolat grâce à des machines appelées « enrobeuses ».

Ensemencement, ensemencer (boulangerie) :
Assurer la fermentation de la pâte par ensemencement au levain.

Ensouple (lissier) :
Cylindre du métier à tisser sur lequel on monte la chaîne.

Entame (boulangerie) :
Premier morceau que l'on coupe d'un pain.

Entoiler (tailleur) :
Coudre un morceau de crin sur une partie de la veste pour lui donner du maintien.

Enture (menuiserie) :
Assemblage par entailles de deux pièces de bois mises bout à bout donnant une plus grande longueur à la pièce (la charpente, la menuiserie en bâtiment et la fabrication des meubles nécessitent l’emploi d’entures).

Epair (imprimerie) :
Aspect d'une feuille examinée par transparence pour juger de son opacité (Papier).

Epissure (batellerie) :
Boucle tressée à l'extrémité d'une corde d'amarrage (bout) destinée à entourer un bollard afin d'assurer la solidarité avec la terre.

Epreuve (imprimerie) :
Tirage sur papier d'une composition pour contrôles (Typographie ou PAO).
Essai d'impression ou de photogravure (Photogravure).

Epure (carreleur/mosaïste) :
Tracé de l’implantation d’un carrelage avant sa pose.

Epure (menuiserie) :
Dessin représentant sur un ou plusieurs plans ( vue de face, vue de côté, vue de dessus) les projections d’ un objet en trois dimensions.

Erratum (pluriel : errata) (imprimerie) :
Correction d'un texte sur un encart volant (Edition).

Escaloper (cuisine) :
Trancher mince.

Escarpin (bottier) :
L'escarpin correspond à un modèle fermé dont le talon mesure un minimum de 4 cm. La tige peut-être réalisée en un seul morceau avec une unique couture au talon, c'est le net plus ultra car cette absence de couture donne un maximum de confort, par contre les pertes de peausserie sont importantes et ce type de fabrication est réservé aux fabricants haut de gamme. Cette chaussure s'appelle également décolté.

Eschaudé (pain) (ancien français) (boulangerie) :
Pain trop cuit.

Espadrille (bottier) :
L'espadrille est une chaussure de toile à semelle de corde traditionnellement fabriquée au pays basque par des travailleurs à domicile.
Mauléon est la capitale de l'espadrille.

Espagnolette (serrurerie) :
Ferrure servant à fermer une fenêtre.

Espumas (cuisine) :
Terme emprunté à la langue espagnole désignant une préparation mousseuse montée dans un siphon.

Essai (joaillerie) (orfèvrerie) :
Opération de contrôle en vue de déterminer la pureté d'un métal précieux et son titre.

Essence (parfumerie) :
Voir Huile essentielle

Estacade (batellerie) :
Jetée en charpente servant à prolonger un bajoyer pour guider les bateaux à l'entrée d'une écluse ou leur permettre de s'amarrer.

Estampage (céramique) :
Appliquer une couche de pâte plastique par pression manuelle sur la surface d'un moule.

Estampage (imprimerie) :
Réalisation d'un creux ou d'un relief sur un support papier, pour l'obtention d'un gaufrage ou avec encrage pour celle d'un timbrage (Edition).

Estampe (héraldique) :
Pièce métallique issue d'emboutissage direct, appelée également flanc.

Estrapade (horlogerie) :
Outil indispensable pour démonter et remonter les ressorts de pendules sans risque pour le ressort comme pour l’horloger. Un arbre, doté d’une manivelle avec cliquet et monté dans un bâti en fonte, permet d’armer le ressort. Celui-ci est maintenu en son centre par un crochet solidaire de l’arbre et il est accroché par son autre extrémité au bâti de l’estrapade.
On tourne la manivelle et, une fois le ressort comprimé au diamètre voulu, on l’emprisonne dans un tasseau creux ou simplement on le bride. On bascule alors le cliquet pour faire tourner la manivelle en sens inverse puis l’on introduit le ressort dans le barillet.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/estrapadde.jpg

Estèque (céramique) :
Petit calibre manuel utilisé par les tourneurs

Etain (horlogerie) :
Métal blanc grisâtre souple au point de fusion très bas, environ 232°, que l’on utilise couramment en horlogerie pour des soudures que l’on appelle alors brasures.

Etale (boulangerie) :
Bûche de bois servant à chauffer le four d'un mètre de longueur et taillées dans des billons de bois d'une vingtaine de centimètres de diamètres fendus en quatre.

Etamer (horlogerie) :
Recouvrir d’une fine couche d’étain afin de les préparer à la soudure, deux pièces que l’on va ensuite assembler en les chauffant ensemble.

Etau à main (horlogerie) :
Outil en acier permettant de maintenir de petites pièces tout en permettant de modifier leur position par rapport à l’usinage qu’on leur fait subir, ce qui serait impossible si elles étaient maintenues dans un étau fixé à l’établi.
Les plus petits vont permettre également de maintenir d’autres outils tels que les équarrissoirs par exemple.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/etau_main.jpg

Exalter (parfumerie) :
Mettre en valeur dans la composition une ou plusieurs notes.

Exhaler (parfumerie) :
Dégager une odeur.

Expression (parfumerie) :
Technique d'extraction des huiles essentielles des zestes d'agrumes.

Extraire (parfumerie) :
Prélever un ou plusieurs constituants d'une matière première par l'emploi de méthodes diverses : distillation, dissolution, expression, enfleurage, etc.

Extrait (parfumerie) :
Voir : Parfum

Extruder :
Donner une forme (à un métal ou un plastique) en repoussant à chaud au moyen d'une presse ou d'une extrudeuse.

Exécution (exécuter) (imprimerie) :
Réalisation du document au net, propre à la reproduction (Studio).

Face arrière (construction) :
Face d'un morceau taillé destiné à se trouver en parement arrière ou dans l'intérieur d'un mur.

Faire la peau (carreleur/mosaïste) :
Lisser la face d’un carreau en terre cuite avec de l’eau et un garrot.

Fantaisie (pain de) (boulangerie) :
Pain vendu à la pièce (par opposition au gros pain vendu au poids), 700 grammes.

Farinier (ancien français) (boulangerie) :
Meunier.

Fausse chambre (lissier) :
En terme de tapisserie, ensemble de tentures diverses réunies par des remaniements à une composition architecturale et fixées à demeure.

Fausses gardes (reliure) :
Gardes qui sont cousues avec le livre, mais qui seront enlevées avant la couvrure pour donner de la place aux remplis et à la charnière.

Faux dos (reliure) :
Fait en carte bulle souple, il est collé en partie sur le dos.
La couverture de peau est alors collée sur ce faux dos.
Dans le cas du bradel, il formera le dos une fois collé aux plats.

Façonner (menuiserie) :
Travailler une pièce de bois dans le but de lui donner une forme particulière ( ex : une forme de cintre ).

Faïence calcaire (céramique) :
Pâte tendre à base d'argiles et de calcaire sous forme de craie, marbre ou de dolomie (qui apporte aussi du magnésium).
Le biscuitage est aux alentours de 1050-1060°C et l'émaillage à 960-1000°C.

Faïence feldspatique (céramique) :
Pâte dure à base d'argiles, de kaolins et de feldspaths.
Cuisson du biscuit entre 1180 et 1230°C, celle de l'émail entre 1060 et 1100°C.
C'est la pâte de faïence la plus dure.

Faïence fine (céramique) :
Pâte constituée d'argile cuisant "blanc" recouverte d'un vernis.
La faïence fine anglaise contient en plus du silex broyé.


Faïence ou fayence (céramique) :
Pate poreuse recouverte d'une glacure (émail).
Décoration sur biscuit (sous émail), sur émail cru, sur émail cuit en petit feu ou en grand feu.

Faïençage (carreleur/mosaïste) :
Formation de craquelures de l’émail d’une faïence.

Feldspath (céramique) :
Silicates d'alumine naturels à base de potassium, sodium, calcium ou lithium.
On distingue l'orthose principalement potassique, l'albite qui est sodique, l'anortite qui est calcique, le lithique à base de lithium (spodumène, pétalite, etc...).
Les feldspath mixtes désignes des composition partagées en potassium et en sodium.

Le feldspath est l'élément fondant des porcelaines qui contribue à leur vitrification.

Fer (horlogerie) :
Le fer est peu utilisé en horlogerie, tout du moins pour les parties constitutives du rouage, sauf bien sur dans les toutes premières horloges.
On le retrouve par contre dans nombre de bâti ou sa résistance au frottement, et donc à l’usure, inférieure à celle de l’acier n’a pas d’importance.

Fermentation (chocolaterie) :
Au cours de ce processus la pulpe et les graines de cacao, déposées dans des caisses en bois durant 1 à 7 jours selon les variétés, subissent une série de transformations biochimiques sous l’effet de levures et de microbes (fermentation alcoolique, lactique, acétique).
La fermentation vise à développer les précurseurs d’arômes contenus dans les graines de cacao, composants essentiels pour le goût et les arômes du futur chocolat, tout en diminuant l’amertume naturelle de la plupart des cacaos.
Elle permet aussi la conversation des fèves en supprimant toute possibilité de germination.



Fermoir (menuiserie) :
Ciseau de sculpteur dont le tranchant a deux biseaux, se trouve au milieu de l’épaisseur de la lame.

Ferrer une chape (carreleur/mosaïste) :
La lisser à la truelle.

Ferré (pain) (boulangerie) :
Pain brûlé en dessous.

Festonner (cuisine) :
Orner de festons - torsader légèrement la pâte avec les doigts.

Feuillet (reliure) :
Ensemble de deux pages recto et verso.

Feuillure (construction) :
Entaille en angle droit.

Ficelles (reliure) :
Elles sont en fil de chanvre et servent pour la cousure du livre.
Leur emplacement sur le dos du livre est déterminé à l'aide du gabarit de grecquage.

Fiche (menuiserie) :
Pièce métallique, généralement en cuivre, formée de deux ailes unies par une rivure et utilisée pour les assemblages.

Fil (construction) :
Fissure souvent à peine perceptible qui coupe une masse et qui a une direction quelconque.

Fil du bois (menuiserie) :
Le fil du bois est défini par l'orientation des cellules vivantes de l'arbre et suit le sens de son développement.
Selon les espèces d'arbres, la forme et la taille ou la disposition générale de ces cellules varient. Le fil d'une planche ou d'un placage peut ainsi être droit, croisé, ondulé, à raies, à flammes ou à pores pour les bois à gros grains comme le chêne.
C’est le profil de direction du fil et son degré de régularité qui détermine la résistance et la texture du bois et qui lui permettra de travailler ou de jouer de différentes manières.

Filet (céramique) :
Bande de couleur ou de métal précieux sur le bord d'une pièce.
Très mince on l'appelle cheveu.

Fileter (cuisine) :
Lever les filets de la carcasse.
Se dit aussi pour le lapin quand on le prend au lacet.

Filtre-presse (céramique) :
Machine constituée de moules filtrants (des bâtis) garnis de toiles fines dans lesquels la pâte est injectée à haute pression sous forme de barbotine.
Sous l'effet de la pression l'eau s'élimine au travers des toiles et la pâte se rafermit en se densifiant.
La densité recherchée correspond à un degré de dureté en rapport avec l'eau restant dans la pâte. Après débâtissage du filtre-presse on obtient la pâte sous forme de galettes.

Filtrer (parfumerie) :
Action physique qui consiste à retenir les particules insolubles en suspension dans un liquide à l'aide d'un filtre: papier, tissu, etc.

Finissage (céramique) :
Action de rectifier, d'adoucir la surface et les arêtes des produits façonnés crus avec perçages et découpes si nécessaire.

Fixateur (parfumerie) :
Terme impropre désignant des produits odorants naturels ou de synthèse à haut poids moléculaire destinés à augmenter la ténacité d'une composition et à prolonger dans le temps sa perception olfactive.

Flache (menuiserie) :
Défaut dans l’aplanissement d’une pièce de bois.

Flamber (cuisine) :
Échauffer un alcool dans une cuillère ou une très petite casserole au-dessus d'une source de chaleur. Mettre le feu dedans et verser. On flambe généralement les volailles et certains desserts.

Flaveur (chocolaterie) :
Lors d’une dégustation de chocolat, c’est une sensation globale résultant du goût en bouche et des arômes perçus par l’intermédiaire du canal reliant la bouche au nez.

Fleur (reliure) :
Le côté fleur de la peau est le côté extérieur.
Le côté intérieur est appelé côté chair.

Fleurer (parfumerie) :
Terme ancien : exhaler une odeur.

Floral - Florale (parfumerie) :
Typique d'une fleur (voir Classification).

Foliot (horlogerie) :
Élément de la régulation des anciennes horloges mécaniques.
Le système était constitué par un balancier à inertie, le foliot (B), monté sur une verge (V) dont les deux palettes (P,P’) rentraient en contact avec la roue d’échappement appelée dans ce cas roue de rencontre (R).
On réglait la période du foliot par le déplacement de masses (D) accrochées le long de ses deux bras.
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www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/foliot_2.jpg
Dessins extraits de ‘’Echappements d’horloges et de montres’’ de Charles Gros (Deuxième édition 1913).

Foncer (cuisine) :
Terme qui n'a aucun rapport avec la couleur !
Chemiser un moule ou un plat avec de la pâte. On peut aussi garnir le fond et les parois d'une cocotte, d'une terrine ou d'un moule de lard, de couenne ou de pâte.
Conseil: badigeonner la pâte avec un blanc d'œuf battu si elle doit accueillir des liquides pour l'empêcher de les absorber.


Fond (Note de) (parfumerie) :
Fond (Note de) : Représente la phase finale du parfum qui persiste après l'évaporation de la note de tête et de la note de cœur. Ce caractère persistant est dû aux éléments les moins volatils qui le composent.

Fond (reliure) :
Pliure des cahiers qui forme le dos du livre.

Fond de cuisson (céramique) :
Plateau rond en réfractaire servant à la manutention et au biscuitage des objets en pile (assiettes).

Fondant (céramique) :
Élément qui provoque ou qui accélère la fusion et la vitrification d'une pâte, d'une couleur, d'un engobe.

Fondu (carreleur/mosaïste) :
Ciment à prise rapide.

Fonte (horlogerie) :
Il faut faire la différence entre les deux acceptions différentes du mot fonte :
1) Le résultat de la mise en fusion du minerai de fer et de sa récupération avant tout autre affinage ; auquel cas il serait correct de dire fonte de fer, comme on parle de fonte d’aluminium…
2) Le procédé qui permet d’obtenir un objet en métal fondu par rapport à un moule.

On distingue alors principalement deux types de fontes : la fonte à cire perdue et la fonte au sable.
Pour la fonte a cire perdue on réalise un modèle en cire autour duquel on moule du plâtre. On chauffe ensuite pour faire fondre la cire et conserver l’empreinte. Il ne reste plus qu’à couler un métal dans l’empreinte pour obtenir la copie du modèle initiale. A noter que dans cette technique, le modèle est perdu. Pour éviter cela on peut faire un modèle en terre, séchée puis cuite ; une couche de cire régulière, qui sera remplacée par le métal, est applique sur l’original et le tout est entoure d’une chape qui constitue le moule.
La fonte au sable offre un grand avantage : l’artiste peut conserver son original qui est en terre, en pierre, en bois, etc.. ; elle permet également d’effectuer plusieurs tirages et de réaliser des pièces exigeant des assemblages. Plus complexe, ce procédé nécessite une empreinte en négatif, généralement en plâtre, de l’œuvre à réaliser.
Après une succession d’opérations, la pièce sera coulée dans un moule garni de sable; avant le coulage, on aura enlevé une couche de ce sable, équivalent à l’épaisseur du bronze que l’on veut obtenir.

Forastero (chocolaterie) :
C’est une variété de cacao dont le nom est emprunté à l’espagnol Forastero qui signifie « étranger ».
Ce cacao est un peu âpre et amer, de qualité plus ou moins fine selon les régions de culture.
C’est un cacao principalement cultivé au Brésil et en Afrique. Il représente 80% de la production mondiale.

Foret (horlogerie) :
Mèche utilisée pour les petits perçages.
Son affûtage et sa forme varient selon l’utilisation et le métal à percer.
En horlogerie les forets sont traditionnellement en langue d’aspic, ce qui présente le gros avantage de ne pas provoquer de bourrage lors de la pénétration dans le métal et donc de ne pas casser.

Forgeage à 3 marteaux (maréchalerie) :
Afin de forger un fer à cheval, un forgeur munit d’un marteau court, tient la pièce à forger et deux frappeurs munis de masse suivent, à l’oreille le « langage du marteau » afin de frapper, sans se parler, plus ou moins vite et fort.


Forme olfactive (parfumerie) :
Expression imagée de la structure architecturale d'un parfum.

Forneresse (ancien français) (boulangerie) :
Boulangère.

Forneron (ancien français) (boulangerie) :
Garçon boulanger.

Fougère (parfumerie) :
Cette dominante de fantaisie qui ne prétend pas se rapporter à l'odeur des fougères, comprend un accord généralement réalisé avec des notes lavandées, boisées, mousse de chêne, coumarine, bergamote, etc...

Fouillage (céramique) :
Calibrer avec un mouvement vertical puis latéral pour élargir une pièce creuse en contre dépouille.

Foulage (reliure) :
Épaisseur de vieux journaux suffisamment souple pour épouser le galbe des plats de la reliure terminée lorsqu'on la met en presse à percussion.

Fournier (ancien français) (boulangerie) :
Celui qui tient un four banal, par extension boulanger.

Fournil (boulangerie) :
Atelier du boulanger où sont installés le pétrin et le four et où le boulanger pétrit la pâte.

Fournituriste (horlogerie) :
Terme d’horloger pour définir le vendeur de fourniture qu’il s’agisse de pièces détachées, de petit outillage ou de consommables.

Fournée (boulangerie) :
Quantité de pains que l'on fait cuire à la fois dans un four.

Fractionner (parfumerie) :
Séparer par distillation en différentes parties une huile essentielle ou un produit de synthèse.

Fragrance (parfumerie) :
Par opposition à l'odeur qui peut être agréable ou désagréable, ce mot français d'origine latine traduit l'odeur plaisante d'un produit parfumé.

Fraise à roulette (horlogerie) :
Outil à main coupant, composé d’un disque d’acier trempé percé en son centre et monté sur une tige perpendiculairement à son axe de rotation.
Les fraises à roulettes servent principalement pour la réfection des huiliers des platines.
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Fraise à ébiseler (horlogerie) :
Encore appelée fraise trois faces elle sert à ébavurer les trous après perçage, ou les bouchons qui viennent d’être chassés ou encore agrandir un pointage.
C’est très souvent un outil fabriqué lors de l’apprentissage en partant d’un cône tourné sur lequel on lime trois faces de tailles égales avant de tremper l’ensemble pour lui donner de la dureté.
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Fraiser (cuisine) :
Pousser en écrasant délicatement une pâte à foncer sur le plan de travail avec la paume de la main afin de rendre la pâte homogène sans qu'elle devienne élastique et ferme.

Frange moulinée (passementerie) :
Frange dont les fils sont torsadés.
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Frange à mèches (passementerie) :
Frange terminée par des mèches.
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Français (pain) (boulangerie) :
Au Québec, en Belgique, baguette et par extension tout pain de forme allongée.

Frasage (boulangerie) :
Le frasage est la première étape du pétrissage du pain. Il consiste à mélanger les ingrédients qui composent la pâte avant que soit effectué un travail mécanique de découpage, d'étirage et de soufflage.



Freycinet (batellerie) :
L'écluse standardisée par la Loi Freycinet (1879) d'une forme parallélépipédique, longue de 40 m et large de 5,20 m, devient le gabarit universel des bateaux de canal.
Les péniches de l'époque vont tendre à la remplir le plus complètement possible. Ce qui va définir leur morphologie générale ainsi que certains traits de leur architecture: gouvernail repliable, marquise démontable, etc....

Fritte (céramique) :
Produit vitrifié issu d'une fusion à haute température de matières premières pour composition d'émaux.

Fronton (horlogerie) :
Élément décoratif en partie haute d’une horloge.
Les frontons d’horloges comtoises sont en laiton fondu jusqu’au début du XIXème siècle avant d’être remplacés par des couronnements réalisés en feuillard de laiton embouti, en deux puis en une seule partie qui entourent totalement le cadran.
On distingue aisément les premières fontes des surmoulages (réalisé au sable, cf. fonte) par la finesse du relief ou au contraire par le manque de définition des motifs.
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Ici, un fronton très rare. Il représente la révolution portant la constitution d’une main, la balance de la justice de l’autre. Encadrée par le peuple (piques et bonnets), lui même défendu par l’armée.

Fumet (cuisine) :
Émanation odorante produite lors de la cuisson ou liquide de cuisson.
On utilise souvent ce terme pour le fumet de poisson - dans une casserole, mettre une carcasse de poisson, des carottes, de l'oignon et un bouquet garni; recouvrir d'eau et laisser mijoter pendant 30 minutes; filtrer.

Fusain (horlogerie) :
Bois dur, utilisé séché et nom brûlé pour ‘’cheviller les trous’’, c’est à dire les nettoyer.
Pour cela on taille l’extrémité du fusain en trois faces, puis on l’insère en tournant dans le trou à nettoyer.

Fusing (vitrail) :
C’est une technique utilisée pour donner une forme ou un volume particulier au verre.
Pour cela, il est chauffé à plus de 800 degrés, ce qui entraîne son ramollissement et lui permet d'épouser la forme d'un moule.

Fusée (horlogerie) :
Système régulateur de la force des ressorts, la fusée se présente comme une sorte de cône autour duquel vient s’enrouler une corde en boyau pour les premières réalisées, une chaîne dans les dernières.
Pour que le rouage reçoive une force constante, on relie le barillet à la fusée de sorte que le ressort entièrement armé agisse sur le plus petit diamètre de la fusée; le ressort désarmé, par contre, sur le plus grand. C’est la fusée qui engrène avec le rouage et non le barillet.

Fèves de Cacao (chocolaterie) :
Fruit du cacaoyer récolté pour fabriquer le chocolat. Les graines intérieures sont fermentées pendant 5 jours dans des bacs en bois avec le mucilage qui les enveloppe. Puis elles sont séchées au soleil pendant plusieurs jours et perdent 70% de leur humidité.
Une fois torréfiées, elles seront broyées pour produire la liqueur de chocolat.



Fût (reliure) :
Pièces de bois reliées par une vis et sur une desquelles on installe un couteau qui permet de tailler les cartons très nettement. Il est placé sur la presse à rogner dans une rainure qui sert de guide au fût.

Gabarit (carreleur/mosaïste) :
Découpe d’une forme servant de guide par exemple pour réaliser une plinthe à gorge .

Gabarit (imprimerie) :
Tracé constant de la grille de mise en page dans un format, sur papier ou sur écran, afin de faciliter la mise en œuvre (Studio et PAO).

Gabarit (menuiserie) :
Modèle en bois, en métal, ... servant à vérifier les dimensions d'un objet.

Gabarit de couvrure (reliure) :
Patron de la taille de la peau ou du papier à découper.

Gabarit de grecquage (reliure) :
Permet de tracer rapidement l'emplacement des ficelles ou des rubans selon la hauteur du livre (on en trouve chez les fournisseurs spécialisés).

Galette (céramique) :
Résultat du filtre-pressage de la pâte en barbotine donnant une pâte à 20-22 % d'humidité.

Galletier (ancien français) (boulangerie) :
Celui qui fait des galettes.

Galon (passementerie) :
Bande tissée.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/galon.jpg

Gamme (imprimerie) :
Essai de photogravure couleur par couleur puis par superposition des couleurs entre elles pour faciliter les corrections et le suivi sur machine du résultat obtenu.
Couleurs obtenues par la combinaison des quatre couleurs primaires : rouge (magenta), bleu (cyan), jaune et noir en gamme européenne (GEU), ou par celle d'autres couleurs primaires en gamme américaine (DIN). (Impression et photogravure).


Gamme (parfumerie) :
Organisation thématique des odeurs par rapport à un concept olfactif de référence.
Désigne aussi l'ensemble des matières premières dont dispose un Parfumeur-Créateur.
Ce mot est parfois utilisé à tort pour désigner l'ensemble des produits parfumants dérivés d'une même note. Il s'agit alors d'une ligne.

Ganache (chocolaterie) :
Mélange intime de chocolat en menus morceaux et de crème fraîche portée à ébullition.
La ganache est utilisée telle quelle (ganache nature) ou diversement aromatisée (café, thé, épices, alcool).
Elle peut aussi comporter de la pulpe de fruits (exemple de ganache : ganache au citron vert, ganache à l’orange amer, ganache au fruit de la passion, ganache aux épices, etc...).

Ganse (passementerie) :
Câblé de très faible diamètre.
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Garde temps (horlogerie) :
Tout système qui permet de mesurer le temps écoulé : clepsydre, sablier, horloge, pendule…

Gardes (reliure) :
Pages blanches ou de couleur que l'on ajoute au début et à la fin d'un livre.
Elles servent à protéger les couvertures d'origine, à embellir le livre et, pour le bradel, seront collées aux cartons.
Les gardes de couleur sont placées avant les gardes blanches et font partie de la décoration du livre; en général, le relieur les choisit en fonction du texte du livre et de la couleur de la peau (si c'est une reliure).

Garnissage (céramique) :
Action de coller des pièces crues avec de la barbotine (anses, becs, pieds, etc...) ou d'exécuter la finition d'un décor avant émaillage.

Garniture (tapissier) :
Ensemble des éléments et des matériaux constituant le rembourrage du siège.

Garrot (carreleur/mosaîste) :
Bois adouci permettant de lisser l’argile en surface pour la fabrication des carreaux en terre cuite.

Gauchir (menuiserie) :
Perdre sa forme, se déformer.

Gaufrage (gaufrer) (imprimerie) :
Procédé d'impression permettant d'obtenir des motifs en relief, encrés ou non, à l'aide de clichés en creux et de contreparties en relief (Impression).

Gazette (céramique) :
Support de cuisson empilable en réfractaire contenant des pièces à cuire.

Geindre/Gendre/Gindre (boulangerie) :
Troisième étape des quatre années d'apprentissage nécessaires à un garçon pour devenir boulanger.
Par extension ouvrier boulanger qui pétrit le pain.

Ghillie (bottier) :
Le ghillie est une chaussure dont le laçage est formé de petites pattes formant fourreau pour le cordonnet. Elles font partie du costume national écossais avec le kilt.

Gianguja (chocolaterie) :
Recette d’origine italienne. C’est un mélange très onctueux de chocolat (32% de cacao au minimum), de sucre glace et de noisettes grillées, broyées et incorporées à sec et à cru, ce qui donne une texture et une consistance particulières à cette préparation proche du praliné.
Le gianduja est également vendu sans enrobage ; c'est alors un bonbon de forme triangulaire, enveloppé individuellement dans un papier doré.

Giroline (passementerie) :
Crête formée d'arcades.
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Giselle (passementerie) :
Éffilé bouclé à festons.
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Givrer (cuisine) :
Technique consistant à passer des feuilles ou des fruits dans le blanc d'œuf, puis dans le sucre. Laisser sécher à plat à température ambiante.

Glacer (cuisine) :
Rendre brillant - on utilise généralement le beurre additionnée d'une pincée de sucre pour la cuisson des légumes. Le procédé est différent dans la pâtisserie.

Gland (passementerie) :
Élément composé de moule(s) recouvert(s) et ornementé(s), et d'une jupe.
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Glaçage (parfumerie) :
Opération qui consiste à refroidir une solution alcoolique aux environs de 0 degré de façon à faciliter la précipitation des substances les moins solubles (cires végétales) pour obtenir après filtration un produit le plus limpide et le plus stable possible.

Glaçure (céramique) :
Enduit posé sur biscuit vitrifié à température plus basse que celle de la pâte.
La glaçure est transparente, colorée ou non.

Gong (horlogerie) :
Résonateur utilisé sur certaines horloges ou pendules que l’on ne souhaite pas équiper de timbre.
Le gong est généralement une section rectiligne d’acier, trempé et revenu bleu, qui se présente sous la forme d’une tige ou d’un serpentin.
Sa longueur détermine la note qu’il produira, son diamètre l’octave de la note. Sa résonance sera d'autant meilleure qu’il sera fixé sur une base lourde, en métal, elle-même assujettie parfaitement au cabinet.

Gorge (reliure) :
Sillon entre le mors et le plat d'environ 3 mm pour un bradel.


Gouge (menuiserie) (sclupture)(gravure) :
Outil creusé en canal, à bout tranchant et courbe, utilisé pour la gravure sur bois, le métal et la pierre, pour tailler les contours des pièces à façonner.

Goujon (menuiserie) :
1 - Petite gouge de sculpteur.
2 - Cheville de bois.


Goupille (horlogerie) :
Cheville conique en laiton ou en acier doux que l’on introduit dans les trous percés dans des pièces en vue de les assembler ou d’empêcher leur mouvement relatif.

Gouttière (reliure) :
Tranche du livre opposée au dos.


Grain (imprimerie) :
Rugosité plus ou moins importante de la surface d'un papier (Papier).
Apparence granuleuse de certains types d'émulsions photographiques rapides (Photographie).

Grain du bois (menuiserie) :
Le grain du bois est défini par le type, la taille et la forme des cellules du bois.
Selon les espèces d'arbres les cellules sont plus ou moins denses, ce qui entraîne des différences d’aspect et de qualité du grain qui varie entre fin, moyen et grossier. La nature du grain influe sur le travail du bois et la qualité des finitions.


Graisse (imprimerie) :
Epaisseur du dessin d'une lettre. Un caractère peut avoir plusieurs graisses : léger, maigre, book, demi-gras, gras, extra-gras (Composition).

Graisse butyrique (chocolaterie) :
C’est une matière grasse laitière utilisée dans la fabrication du chocolat au lait.

Grammage (imprimerie) :
Poids d'une feuille de papier ou de carton en grammes au mètre carré (Papier).

Grand creux (céramique) :
Désignation des grandes pièces creuses (Saladiers, soupières, etc...).

Grand feu (céramique) :
Partie la plus chaude d'un four ou d'une cuisson.
Technique de décor inaltérable.

Grappé (passementerie) :
Point à l'aiguille formant résille gainant un moule.
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Gravure (imprimerie) :
Opération consistant à creuser au moyen d'un burin ou d'un acide un support métallique (Taille-douce, photogravure typo et gravure relief).

Grecquage (grecquer) (imprimerie) :
Entaillage des pages d'un côté dos pour améliorer la répartition et la prise de la colle et pouvoir façonner sans couture (Façonnage).

Grecquage (reliure) :
Sciage du dos du livre pour y creuser des entailles correspondant aux emplacements des ficelles.

Gressin (boulangerie) :
Petite flûte fine et friable faite avec une pâte à l'œuf.

Grigne (boulangerie) :
Crêtes formées lors de la cuisson sur la croûte du pain : fente que le boulanger fait sur le pain, par extension couleur dorée du pain bien cuit


Gril (horlogerie) :
Alternance de tige de laiton et d’acier sur les balanciers compensés mis au point pas Harrison.
Plus tard un certain nombre de pendules furent dotées d’un balancier à gril dont la fonction était purement décorative.

Grisé (imprimerie) :
Aplat diminué en densité par l'apport d'une trame ; il est indiqué en pourcentage de l'aplat considéré à 100 %. Synonyme : un tramé (Photogravure).

Gros pain (boulangerie) :
Pain vendu au poids à l'inverse du pain de Fantaisie vendu à la pièce.

Grotesques (céramique) :
Motifs d'ornementation mêlant arabesques, éléments végétaux et figurines animales, humaines, mythologiques.

Gruau (pain de) (boulangerie) :
Pain à base de fine fleur de froment.

Grué (chocolaterie) :
Désigne les éclats de fève de cacao, après que les fèves aient été fermentées et séchées.
On distingue différentes sortes de grué : le grué vert, non torréfié et le grué torréfié.
Le grué est de plus en plus utilisé en pâtisserie et en cuisine salée pour aromatiser les plats. Il est aussi présent dans certaines tablettes appelées « Chocolat noir aux éclats de fèves de cacao ».

Grès (céramique) :
Porduit céramique, composé d'argile et de sable.
La pâte de grès cuite vers 1280°C subit une vitrification qui lui donne une grande dureté.
C'est le matériau inaltérable le plus ancien du à l'homme connu sur notre planète.

Grès au sel (céramique) :
Grès dont la couverte est obtenue en introduisant du sel marin dans le four en cours de cuisson. Les vapeurs de sodium dégagées par le sel, sous l'action de la chaleur, se combinent avec la silice de la pâte pour former une phase vitreuse sur toute la surface des pièces qui y sont exposées.
C'est une technique très ancienne.

Grésil (céramique) :
Désigne l'état de surface rugueux de l'émail du à de petites bulles.

Gueulard (boulangerie) :
Cadre en fonte qui coiffe la chambre de cuisson.

Guide (reliure) :
Règle coulissant sur une cisaille et qui permet de fixer la longueur de la coupe du carton ou du papier.

Guillaume (menuiserie) :
Rabot servant à faire les rainures (entaille longue et étroite), et les moulures.

Guillotine (céramique) :
Bras de calibrage manuel permettant le fouillage des pièces creuses.

Guimbarde (menuiserie) :
Petit rabot de menuisier et d’ébéniste pour aplanir le fond des creux.

Guindeau (batellerie) :
Treuil destiné à manipuler les ancres.

Guêtre (bottier) :
La guêtre est une jambière de toile ou de cuir qui recouvre le dessus du soulier. A l'origine, les Francs et les Lombards en portaient comme protection contre le mauvais temps. Au XVIIIème siècle, c'était une partie incontournable de presque tous les uniformes. Avec un boutonnage latéral, ce fut un ornement de mode pour les hommes de qualité au début du siècle sous le nom de leggins ou leggings.

Gâchage du plâtre (céramique) :
Mélanger l'eau au plâtre en poudre.

Gâche (imprimerie) :
Quantité de papier nécessaire à la mise au point d'une opération de transformation, non utilisable pour les exemplaires définitifs (Impression et façonnage).

Gâche (plomberie) :
Anneau de fer, en forme de demi-cercle, scellé dans un mur, qui sert à maintenir un tuyau de descente, une conduite d'eau ou de gaz.

Gâche (serrurerie) :
Pièce métallique en forme de boîtier, fixée au chambranle d’une porte et dans laquelle s’engage le pêne d’une serrure.

Gâchoir (céramique) :
Cuve de mélange et de délayage des matières premières.

Gâchée (carreleur/mosaïste) :
Délayer et malaxer un mélange de sable et de ciment avec de l’eau pour obtenir du mortier.

Habillage (imprimerie) :
Composition dont la justification est soumise au contour d'une illustration (Composition).

Habiller (cuisine) :
Préparer une volaille ou un gibier pour la cuisson c'est-à-dire, le plumer, le vider, le flamber, le nettoyer et le brider.
Se dit également pour un poisson: l'ébarber, l'écailler, le vider, le laver et l'assécher.

Halage (batellerie) :
Remorquage du bateau assuré depuis la rive.

Hauteur nominale (consuction) :
Dimension d'un morceau taillé, comptée d'axe en axe des joints horizontaux également appelés lits de pose.

Head space (parfumerie) :
Mot anglais. Nouvelle technique d'analyse sous vide des constituants volatils des produits odorants.

Henri IV (céramique) :
C'est sous son règne que furent signées les lettres patentes accordant les premiers statuts des faïenciers parisiens.

Hespéridés (parfumerie) :
On entend par "Hespéridés" les huiles essentielles obtenues par expression du zeste des fruits tels que bergamote, citron, orange, mandarine, etc... associés aux produits de l'oranger.
C'est dans ce groupe que l'on trouve les premières "Eau de Cologne" utilisées par les hommes et les femmes.

Heure (grandes et petites) (horlogerie) :
Dans la littérature ancienne on appelle grandes heures le décompte en vingt quatre heures, et petites heures le décompte 1 à 12 le jour et 1 à 12 la nuit.

Heure babylonique (horlogerie) :
Nom donné aux grandes heures temporaires dont le décompte commence au lever du soleil.

Heure bohémienne (horlogerie) :
Autre nom des grandes heures babyloniques, puisqu'en 1360 Charles IV, roi de Bohème, a introduit ce système en Hongrie et dans les états de Bohème. Il perdura jusqu’au milieu du XVIème.

Heure bâloise (horlogerie) :
Nom donné au système utilisé à Bâle de 1422 à 1798 qui consiste à désigner midi non pas par 12 heures, mais par 1 heure, ce qui amène donc une avance d’une heure.

Heure de Nuremberg (horlogerie) :
Les heures de Nuremberg sont un compromis entre les heures bohémiennes, les heures italiques (grandes heures) et les heures temporaires (petites heures).
On distinguait les heures diurnes et les heures nocturnes en deux successions et en utilisant comme point de départ le lever et le coucher du soleil, mais en donnant une longueur constante à chaque heure et non pas en divisant en douze chaque période.
De ce fait du début du printemps à celui de l’automne il y avait plus d’heures de jour que de nuit, et inversement de la fin de l’été à celle de l’hiver.

Heure italique (horlogerie) :
Nom donné dans la littérature aux grandes heures temporaires dont le point de départ, généralement adopté en Europe à la Renaissance, est déterminé par l’Angélus, soit en Italie une demi-heure après le coucher du soleil.

Heure juive (horlogerie) :
Autre nom des heures temporaires.

Heure locale (horlogerie) :
A la fin du XVIIIème siècle on commence la fixation officielle d’une heure locale où chaque latitude possède son temps, déterminé par la ville importante qui s’y trouve.
Le temps moyen de l’observatoire local fut adopté à Genève en 1780, à Vienne en 1782, à Londres en 1792, à Berlin en 1810, à Paris en 1816 et à Zurich en 1842.
Ainsi vers le milieu du XIXème il existe en Europe une multitude d’heures locales différentes et pour faciliter les transports ferroviaires en pleine expansion on décide de mettre un peu d’ordre en créant les fuseaux horaires qui donnent à des régions étendues un temps uniforme.
Avec des exceptions comme toujours ! Ainsi l’état major de l’Empire Allemand, qui s’étend alors de 6° à 22° de latitude est, préconisa à des fins stratégiques une heure unique sur tout le territoire. Dans le même esprit, Vienne conserva son heure locale jusqu’en 1910.
D’une manière générale les villes et à plus forte raison les campagnes ne mirent pas un grand empressement à entériner le système de l’heure légale et c’est pourquoi au XIXème, nombre de montres de poche possèdent différents cadrans pour avoir conjointement heure locale et heure légale.

Heure légale (horlogerie) :
En 1884 une heure uniforme est appliquée à toute la France : celle de Paris.
Le 9 mars 1911 on fixe l’heure légale au Temps Universel et on retarde l’heure française de 9 minutes et 21 secondes. (cf. Temps Universel)

Heure planétaire (horlogerie) :
Autre nom des heures temporaires.

Heure révolutionnaire (horlogerie) :
En 1793 la convention décida que les poids et mesures étant exprimés selon le système décimal, il était absurde de vouloir décompter la journée d’une autre façon.
Il fut donc décidé de diviser la journée en dix heures, chaque heure en cent minutes et chaque minute en cent secondes.
Le système ne fut pas en vigueur très longtemps heureusement mais nous permet de trouver parfois de magnifiques pendules affichant l’heure selon les deux divisions. En 1806 on revint à l’ancienne division mais il faut noter toutefois que les sous-divisions de la seconde sont restées en base dix.

Heure turque (horlogerie) :
Elle correspond presque à l’heure italique mais le milieu du ‘’jour’’ est le moment du lever du soleil.

Heure équinoxiale (horlogerie) :
Aux équinoxes, les heures de nuit sont égales aux heures de jour.
A partir du XVIème siècle on réalise des cadrans solaires donnant les heures équinoxiales, c’est à dire de même durée, en mettant le style du cadran solaire parallèle à l’axe de la terre.

Hiloire ou Danbord (batellerie) :
Partie supérieure de la coque d'une péniche s'étendant sur la longueur des cales où sont posées les écoutilles.

Hirondelle (imprimerie) :
Traits de coupe (repères ou croix de repérage) imprimés dans la marge permettant de repérer les différents films.

Hologramme (imprimerie) :
Image obtenue par holographie, restituant le relief d'un objet sur papier métallisé.

Holographie (imprimerie) :
Photographie à trois dimensions restituée sur papier métallisé ou recréée dans l'espace (Photo).

Homothétique (imprimerie) :
Qualité d'un format proportionnel à un autre, en réduction ou en agrandissement (Studio et photogravure).

Horae antiquae (horlogerie) :
Autre nom des heures temporaires.

Horae inaequales (horlogerie) :
Autre nom des heures temporaires.

Horloge (horlogerie) :
Pour certains l’horloge est à poids et la pendule à ressorts, pour d’autres l’horloge repose au sol et la pendule est accrochée ou posée.
Ce qui est certain par contre c’est que l’étymologie du terme horloge vient du grec hora (l’heure) et legein (dire). Ce simple fait corrobore largement l’idée que les premières horloges étaient des systèmes qui donnaient l’heure (comme le campanile d’un clocher sonnant les heures de prières) bien plus que des systèmes compteurs de temps.
Au moyen âge d’ailleurs le nom d’horloge est donné indifféremment à un cadran solaire comme à un sablier. On ne peut pas parler non plus d’horloges à partir de l’apparition de pièces en mouvement puisque nombre de clepsydres bien plus anciennes présentaient de nombreuses pièces mécaniques. En fait, il paraît plus juste de déterminer l’apparition de l’horloge, selon notre acception actuelle, au début du XIIIème siècle, c’est à dire au moment où est historiquement attestée (dans la divine Comédie de Dante) l’existence de systèmes compteurs de temps mécaniques dotés d’un échappement. D’ailleurs les clepsydres disparaissent peu à peu à partir de la moitié du même siècle alors qu’elles représentaient jusque là le moyen le plus fiable de décompter des heures d’une façon précise.
Au milieu du XVème siècle le ressort est connu et utilisé en horlogerie (1459, Jean de Lycbourg construit une horloge à ressort pour Charles VII) ce qui permet une miniaturisation qui débouchera ensuite sur un objet de luxe ostentatoire appelé de ce fait montre.
Le XVIème siècle voit surtout l’évolution des ressorts et la régularité de la force qu’ils libèrent par l’adaptation de régulateur comme le stackfreed allemand puis la fusée.
A partir du milieu du XVIIème l’utilisation du pendule comme organe régulateur révolutionne l’horlogerie ; puis début XVIIIème l’aiguille des minutes se généralise.
La fin du siècle et le début du XIXème voit un foisonnement d’évolutions techniques et de brevets qui font que l’horloge mécanique ne subira plus jusqu’à nos jours que des améliorations liées essentiellement à la qualité des matériaux utilisés.

Horloge astronomique (horlogerie) :
Horloge indiquant un certain nombre d’informations concernant le soleil, la lune, l’équation du temps, les saisons, fêtes religieuses…

Horloge en bois (horlogerie) :
Parmi les premières horloges réalisées, un certain nombre le furent en bois; soit pour des facilités d’usinage, soit pour des facilités d’approvisionnement...
Seule la Forêt Noire a continué traditionnellement la fabrication d’horloge en bois jusqu’à nos jours.
Il est à noter toutefois que l’une des premières horloges de précision de Harrison fut réalisée en bois, ce qui se comprend mieux lorsque l’on sait qu’il était à menuisier de formation.

Horloge en fer (horlogerie) :
Horloges à poids et contre poids dont les dernières ont été réalisées au début du XIXème et qui furent remplacées d’abord par les horloges en bois de la Forêt Noire et ensuite très avantageusement par les Comtoises.
Leur aspect général et la disposition de la cage et des corps de rouages n’ont pas changé au cours des siècles et leur structure est celle que l’on rencontre dans les premières horloges d’appartement datant du XVème siècle.
La durée de marche est d’environ trente heures et plus rarement de huit jours; les deux rouages sont placés l’un derrière l’autre, mouvement puis sonnerie.

Horloge mystérieuse (horlogerie) :
Constructions diverses, dans lesquelles l’aiguille ou les aiguilles paraissent se mouvoir librement, sans lien visible avec un mécanisme.
Il faut citer à ce sujet diverses dispositions de cadrans à plaques de verre placées les unes derrière les autres, ainsi que les pendules à mouvement oscillant.

Horloge nocturne ou veilleuse (horlogerie) :
Système inventé par les Campani, horlogers italiens de la deuxième moitié du XVIIème, qui consiste à adjoindre à une horloge mécanique un système de rétro-éclairage du cadran.
Le premier exemplaire semble avoir été réalisé en 1660 pour le pape.

Horloge sidérale (horlogerie) :
Encore appelée horomètre ou nocturnal.
Elle sert à mesurer les heures de nuits par observation de la Grande Ourse en visant l’étoile polaire. Elle est généralement composée de trois disques concentriques, d’une réglette et d’une poignée permettant la visée.

Horloge solaire (horlogerie) :
On donne ce nom à tous les dispositifs déterminant l’heure diurne par observation de l’ombre projetée d’un instrument dont le plus primitif est un bâton dressé verticalement.
Ce dernier appelé gnomon est à l’origine de la gnomonique, science des horloges solaires.

Horloge sur plan incliné (horlogerie) :
Horloge dont le mécanisme est actionné par le poids de l’horloge elle-même, celle ci roulant sur un plan incliné.

Horloge à billes (horlogerie) :
On en distingue trois catégories :
a) Les horloges dont l’impulsion est constituée par une bille roulant le long d’un plan incliné;
b) celles dans lesquelles la boule ou bille roulant lentement est destinée à égaliser l’impulsion;
c) celles enfin dans lesquelles le mouvement à billes ne constitue qu’un élément d’animation ou d’amusement.

Horloge à eau (horlogerie) :
Comme son nom l’indique c’est l’eau par son niveau ou son écoulement qui mesure le temps. (Cf. : clepsydre).

Horloge à huile (horlogerie) :
Un réservoir gradué en verre contient l’huile. La combustion de l’huile fait diminuer le niveau et la lecture de l’heure.
Il va sans dire que les heures passent plus ou moins vite en fonction de la chaleur de la saison, de la pièce…

Horloge à ombre ou équerre solaire (horlogerie) :
On peut la considérer comme un cadran solaire portable puisque le principe de lecture consiste en une visée du soleil qui projette alors une ombre sur la partie graduée.
Comme tous les systèmes liés au soleil son utilisation n’est pas possible toute la journée et nécessite de plus un apprentissage qui la rend inaccessible au commun des mortels (contrairement au cadran qui est lisible sans autre nécessité que la maîtrise de la lecture).

Horloge-scie (horlogerie) :
Comme l’horloge sur plan incliné elle est actionnée par son propre poids en descendant le long d’une crémaillère.

Houzeaux (tapissier) :
Grosses épingles à tête.

Huile essentielle (ou Essence) (parfumerie) :
Désigne les produits aromatiques et volatils, extraits des végétaux, soit par distillation, soit par expression.

Huilier (horlogerie) :
Creusure en forme de demi-boule faite dans la partie externe d’un bouchon.
L’huilier va maintenir l’huile par capillarité et permettre au pivot de tourner en se rechargent en lubrifiant. Les platines et piliers de pendules et horloges étant verticales, les huiliers empêchent l’huile de couler en le ‘’fixant’’ sur les points de pivotement.
Lors de la révision d’un mécanisme, on veillera à reformer les huiliers à l’aide de fraises à roulettes.

Humidimètre (imprimerie) :
Appareil de laboratoire pour mesurer l'absorption d'humidité par le papier.

Hyperosmie (parfumerie) :
Perception exacerbée des odeurs.

Héliogravure (imprimerie) :
Procédé de gravure et d'impression, pour gros tirages, réalisé au moyen d'un cylindre en cuivre gravé en creux. La profondeur des creux détermine l'intensité des valeurs (Impression).

Héraldique (héraldique) :
Terme dérivé du bas latin heraldus, héraut.
L'héraldique est la science qui a pour objet l'étude des armoiries.
Celles-ci peuvent se définir comme des emblèmes en couleurs, propre à un individu, à une famille ou à une collectivité.


Héraut (héraldique) :
Au moyen âge, officier de l'office d'armes, dont les fonctions étaient notamment la surveillance de l'usage des armoiries et la composition des nouveaux blasons.

I.N. (Identique Nature) (parfumerie) :
Molécule de synthèse identique à celle produite par la nature.

Imitation (parfumerie) :
Tentative de reproduction olfactive d'une composition originale.

Imposition (imprimerie) :
Classement dans un ordre déterminé des pages d'un ouvrage, afin qu'après pliage, les pages se suivent dans le bon ordre (Impression).

Impression (céramique) :
Technique de décor utilisant un transfert à base de gravures sur cuivre ou de sérigraphie.

Imprimante (imprimerie) :
Machine permettant une sortie papier des données contenues dans l'ordinateur. Il existe de nombreux procédés d'imprimantes laser, à jet d'encre, à électro-érosion, à sublimation, etc. (PAO).

In glaze (décoration in glaze) (céramique) :
Décoration de grand feu sur émail cru ou sur émail cuit recuit. InaltérableDécoration de grand feu sur émail cru ou sur émail cuit recuit. Inaltérable.

Inactinique (imprimerie) :
Couleur sans effet sur certaines émulsions utilisées en photogravure. Le bleu des documents d'exécution n'apparaît pas sur les films trait (Photogravure).

Incorporation/Incrustation (imprimerie) :
Placement d'une image dans une autre par montage photographique ou à l'aide de logiciel.

Incrustation (céramique) :
Décoration employée en porcelaine.
Le décor est effectué en réserve sur émail cuit avec une solution de bitume de Judée. Après séchage et protection des zones hors décor la pièce est immergée dans un bain d'acide fluorhydrique qui attaque et dissout l'émail non recouvert.
Après attaque et nettoyage, de l'or ou du platine est appliqué sur les zones gravées.
Après cuisson et brunissage l'incrustation se révèle par le relief et le contraste du brillant métallique.

Indécomptable (horlogerie) :
Se dit d’une sonnerie dont le compte reste juste après une mise à l’heure, même si les aiguilles ont été tournées sans laisser s’effectuer tous les déclenchements.
Il s’agit généralement de sonnerie à râteau et crémaillère et non à chaperon ou roue de compte.

Infographie (imprimerie) :
Ensemble des techniques de création et de traitement électronique des images.

Infusion (parfumerie) :
En parfumerie, cette opération signifie mettre en contact prolongé (parfois plusieurs années) un solide avec un liquide pour en dissoudre à froid les parties solubles. Ex. : infusion de musc, d'ambre, de civette, de mousse de chêne. (voir teinture).

Insolation (imprimerie) :
Exposition à une source lumineuse d'un support photosensible à travers et au contact d'un film (Photogravure et impression).

Intaille (héraldisme) :
Gravure sur pierre cornaline, dite nicollo, lorsque la couche supérieure de la
pierre est d'une couleur différente de la couche inférieure. Exemples : dessus bleu et fond noir, dessus crème et fond rouge-orangé, dessus blanc et fond vert.

Interlettrage (Interlettrer) (imprimerie) :
Espaces fins entre les lettres d'un mot (Typographie)
Approche plus ou moins serrée à préciser lors du calibrage (Photocomposition).

Interlignage (interligner) (imprimerie) :
Blanc mesurable en points, ajouté entre deux lignes de texte pour l'aérer (Typographie).
Mesure à préciser de pied de lettre à pied de lettre en millimètres (Photocomposition).

Intégral (pain) (boulangerie) :
En Belgique, pain complet.

Intérieur (chocolaterie) :
C’est la partie intérieure du bonbon de chocolat destinée à être recouverte d’un enrobage de chocolat.
Il peut s’agir de praliné, de ganache, de gianduja, de pâte d’amandes, de nougat, etc...

Isolat (parfumerie) :
Substance odorante définie obtenue par distillation fractionnée.

Italienne (à l') (imprimerie) :
Format dont la plus grande dimension est la largeur (Edition).

Italique (imprimerie) :
Caractère dont les jambages sont inclinés ; ce terme s'oppose à « romain » (droit) (Typographie).

Jasmin (passementerie) :
Motif composé d'éléments différents superposés (migrets, rosettes, bouffettes‚ ...), ou d'une torsade.
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Joint (construction) :
Le joint fait avec le parement un angle légèrement inférieur à l'angle théorique de l'assemblage.


Jointoiement (carreleur/mosaïste) :
Garnissage des joints (sols et murs).

Jour civil (horlogerie) :
C’est le jour solaire moyen compté de minuit à minuit.
Jusqu’en 1925 les astronomes ont fait commencer leur jour à midi ; les astrologues continuent de le faire.

Jour naturel (horlogerie) :
C’est la durée calculée entre le levé et le couché du soleil.

Jour sidéral (horlogerie) :
C’est l’intervalle de temps qui sépare deux passages successifs d’une étoile au même méridien.
Utilisés par les astronomes, le temps sidéral est plus petit de 3 minutes et 56 secondes que le jour de temps moyen.

Jour solaire moyen ou jour moyen (horlogerie) :
C’est la moyenne annuelle des jours solaires vrais.
Les horloges indiquent les heures et les jours de temps moyen.

Jour solaire vrai ou jour vrai (horlogerie) :
C’est l’intervalle de temps qui sépare deux passages successifs du soleil au même méridien.
La durée du jour vrai peut varier jusqu’à 51 secondes. A quelques exceptions près, les cadrans solaires indiquent le jour vrai.

Julienne (cuisine) :
Légume ou viande taillé en longs et fins bâtonnets.

Jus (parfumerie) :
Terme trivial utilisé en parfumerie pour désigner la solution alcoolique d'un concentré de parfum.

Kaolin (céramique) :
Du Chinois "Kaoling" signifiant haute colline.
Connu en Chine depuis des siècles ce matériau fut longtemps recherché en Europe.
En France, c'est en 1768, à St-Yrieix près de Limoges que le premier gisement fut découvert.
Ce silicate d'alumine hydraté quasi-exempt de fer est très blanc.

Kraft (imprimerie) :
Mot d'origine allemande signifiant « force », papier d'emballage très résistant obtenu à partir de pâte chimique au sulfate ou à la soude.

Kromekote (idem Chromolux) (imprimerie) :
Qualité et marque d'un papier couché très brillant ; l'aspect émaillé est obtenu par calandrage avec un cylindre chromé à chaud (Papier).

Laitance (carreleur/mosaïste) :
Ciment blanc mélangé à l’eau pour jointer la faïence.

Laize (imprimerie) :
Largeur de la bande du papier en bobine (Papier et Impression).

Lamballe (bottier) :
Le lamballe est une ballerine dont la tige comporte deux pattes qui se rejoignent avec un lacet sur le dessus du pied et souvent des ouvertures sur le côté.

Lambrequins (héraldique) :
Bandes d'étoffes découpées descendant du heaume et encadrant l'écu.



Lambrequinée (jupe) (passementerie) :
Tissée en forme de feston, généralement ornée de mèches.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/jupe-lambrequinee.jpg

Lamelle (cuisine) :
Encore un terme pour désigner une tranche mince mais aussi très fine dans sa largeur.

Laminoir (cuisine) :
Appareil composé de deux rouleaux réglables utilisé pour abaisser les pâtes ou former les pâtes fraiches.

Larder (cuisine) :
Traverser la chair avec une lardoire garnie d'une lanière de lard et laisser la lanière dans la chair.

Lavis (céramique) :
Technique de peinture : la couleur fortement diluée est étalée sur le biscuit au pinceau.

Layette (bottier) :
La layette est une chaussure fantaisie sans semelle destinée à protéger le pied du nourrisson du froid et des chocs. Elle n'est pas destinée à la marche.

Layette (horlogerie) :
Meuble à tiroirs réalisé généralement en sapin dont les rangements et la disposition sont ‘’codifiés’’ depuis des générations.
Elle permet de ranger tous les outils standards, du plus grand au plus petit, dans un minimum d’espace.

Layé (construction) :
État de surface présentant des sillons parallèles de faible profondeur réalisés à la laye ou mécaniquement.

Lecture optique (imprimerie) :
Système de reconnaissance optique du dessin des caractères et de saisie d'un texte en évitant l'opération de frappe (Photocomposition et PAO).

Lentille (horlogerie) :
On appelle indifféremment lentille toutes les masses situées sur la tige d’un pendule composé, qu’elles soient effectivement de forme lenticulaire et constituées de deux plaques de laiton embouti bombé ou qu’elles soient pleines.


Lettrine (imprimerie) :
Lettre de gros corps placée en début de paragraphe (Typographie).

Levain (boulangerie) :
Lélange de farine et d'eau laissé à l'air qui a fermenté naturellement.

Leveton (boulangerie) :
Levure.

Levure (boulangerie) :
Champignon unicellulaire à l'origine des fermentations.

Levée (batellerie) :
Digue parallèle à la rive d'un cours d'eau destiné à arrêter ses débordements.

Lier (cuisine) :
Épaissir une sauce avec de la farine, de la fécule, de la crème, etc...

Ligature (imprimerie) :
Nom donné aux lettres liées ensemble (ex. « O » et « E » dans œuil).

Ligne (parfumerie) :
Ensemble des produits dérivés d'une même fragrance, commercialisés sous la même appellation.

Lignomètre (imprimerie) :
Règle graduée destinée à compter les lignes d'un texte, d'après le corps choisi (Typographie).

Limacé (passementerie) :
Point formé par une ganse appliquée à l'aiguille sur un moule satiné, figurant un décor.

Limaçon (horlogerie) :
Pièce très importante dans les systèmes de sonnerie, le limaçon peut être à paliers ou linéaire.
Dans le premier cas la construction est liée à un certain nombre de cercles concentriques, divisées en autant de secteurs qu’il faudra de sonneries différentes. La taille de chaque palier étant limitée par un cercle, la pièce qui tombe en butée sur le limaçon a chaque fois une hauteur de chute différente.
Dans le deuxième cas, le point le plus près de l’axe de rotation et le point le plus excentré du limaçon sont reliés par une courbe qui s’éloigne chaque fois un peu plus du centre.
Dans les deux cas le limaçon joue le rôle de butée pour un râteau ou une crémaillère dont la course détermine le nombre de dents en prise avec une autre pièce en rotation (aile ou doigt) et donc le nombre de coups sonnés avant l’arrêt du mécanisme.

Lime (horlogerie) :
Les limes sont un outil indispensable pour un horloger, qui plus est pendulier.
La meilleure preuve s’il en est besoin est la diversité et la spécialisation des limes : pilier, carrée, ½ lune, feuille de sauge, couteau, queue de rat, à fendre, ronde, trois faces, brunissoir…
Très souvent on augmente d’ailleurs cette différenciation en affûtant un côté de la lime, c’est à dire en supprimant la denture de sorte que l’outil n’attaque le métal que sur une partie de sa surface.
Régulièrement on nettoie la denture avec des brosses cardes et des bains de pétrole.

Limoges (céramique) :
Capitale française de la porcelaine en pays limousin, voisine de St-Yrieix où furent découverts des gisements de kaolin.
Les plus grands noms de la porcelaine française y sont attachés.

Limoner (cuisine) :
Éliminer la peau, les parties sanguinolentes, les impuretés de certains aliments en les plongeant dans de l'eau ou en les laissant quelques minutes sous un filet d'eau.

Linotype (imprimerie) :
Marque d'une machine à composer, sortant des lignes entières de texte, dites « lignes-blocs » (Composition typographique).

Linéaire (parfumerie) :
Se dit d'une composition de parfumerie présentant la même impression olfactive tout au long de son évaporation.

Linéature (imprimerie) :
Nombre de lignes de points d'une trame par pouce (Photogravure).

Liquéfier (cuisine) :
Rendre liquide.
Texture généralement obtenue en passant la préparation ou l'ingrédient au mélangeur électrique.

Lissage (boulangerie) :
Changement d'aspect de la pâte lors du pétrissage.

Lisse ou Lice (lissier) :
Pièces du métier que l'on manœuvre avec des pédales et qui font ouvrir la chaîne pour qu'on puisse y introduire la trame.

Lissier ou Licier (lissier) :
Praticien qui exécute des tapisseries sur métier.
Haute-lissier, qui travaille aux métiers de haute lisse, basse-lissier qui travaille aux métiers de basse-lisse.

Listels (carreleur/mosaïste) :
Frise de 2 à 3 cm de large carreaux moulurée, posée entre deux rangées de carreaux.

Lit d'attente (construction) :
Face horizontale supérieure d'une pierre.

Lit de pose (construction) :
Face horizontale du moëllon en contact avec le mortier. Intervalle rempli de liant qui sépare horizontalement deux morceaux.

Lithographie (imprimerie) :
Procédé d'impression à plat, ancêtre de l'offset, utilisant une pierre poreuse, et basé sur la répulsion de l'eau et de la graisse. N'est plus utilisé que pour les œuvres d'art (Impression).

Loafer (bottier) :
Le loafer est le terme anglo-américain qui désigne une chaussure du type mocassin. C'est une chaussure sans système de fermeture du type boucle ou lacet.

Logotype (imprimerie) :
Emblème graphique d'une société ou d'une collectivité (Studio).

Longueur nominale (construction) :
Dimension d'un morceau taillé, comptée d'axe en axe des joints verticaux.

Lotion (parfumerie) :
Produit liquide faiblement parfumé, le plus souvent utilisé pour nettoyer l'épiderme ou la chevelure.

Louche (parfumerie) :
Manque de limpidité d'une solution parfumée.

Loupe (horlogerie) :
Traditionnellement l’horloger loge sa loupe dans les replis de peau situés en dessus et en dessous de l’œil, d’où l’appellation corporative de loupe à l’œil.
Il faut clairement préférer l’utilisation de lunettes loupes qui, de part leur système binoculaire, font travailler les deux yeux en même temps.

Lustre (céramique) :
Solution de sels métalliques mêlés de résines (résinates métalliques) appliquées sur émail cuit laissant après cuisson de petit feu des irisations métalliques ou des effets de nacre.

Lutter (cuisine) :
Fermer hermétiquement le couvercle d'un ustensile en le collant avec un cordon de pâte.
Cette technique a été inventée à l'époque où l'on cuisait les terrines dans l'eau. Cette fermeture hermétique empêchait l'eau de pénétrer dans la terrine.


Lyre (céramique) :
Tranchoir à fils permettant de débiter un boudin de pâte en ébauches de calibrage.

Lézarde (carreleur/mosaîste) :
Fissure d’une chape ou d’un carrelage dans toute son épaisseur.

Lézarde (imprimerie) :
Dans un pavé de texte composé, blanc inesthétique de cette forme, dû à une succession verticale de blancs entre les mots (Composition).

Macaron (batellerie) :
Nom donné a la barre sur les péniches.

Machine à arrondir (horlogerie) :
Utiliser pour finir une ébauche ou pour diminuer le diamètre extérieur d’une roue, la machine à arrondir permet de retoucher la pointe de l’ogive des dents : soit pour les arrondir simplement, soit pour en diminuer la hauteur, dans le cas du remplacement d’une roue, trop endommagée ou perdue, par une autre, comportant le même nombre de dents, mais initialement trop forte en diamètre.

Machine à fendre (horlogerie) :
Machine utilisée pour encocher un disque de métal à l’aide d’une mini scie circulaire de façon à le transformer en ébauche de roue.
Chaque encoche correspondra au flanc de deux dents différentes, l’extrémité de la dent sera ensuite arrondie à l’aide d’une fraise. Certains profils de fraise permettent d’ailleurs de faire les deux opérations en un seul passage.
Un plateau diviseur sert à déterminer le nombre de déplacements, donc le nombre de dents qui seront taillées.

Machine à polir les pivots (horlogerie) :
Outil malheureusement peu répandu chez les horlogers, la machine à polir les pivots permet de remplacer avantageusement le tour pour la réfection de la surface des pivots.
La roue est tenue verticalement entre une broche conique et la tête à rouler les pivots qui se compose d’un disque à encoche et d’une meule en acier trempé. On sélectionne l’encoche en fonction du diamètre du pivot, on relâche le système de rappel qui emprisonne alors le pivot entre l’encoche et la meule, puis l’on met la tête en rotation autour du pivot à l’aide du moteur.
Les avantages énormes de la machine à polir les pivots sur la méthode ancestrale résident dans la rapidité, la sécurité et la qualité qu’elle permet d’obtenir.

Machine à tailler (horlogerie) :
Dispositif intégrant machine à fendre et machine à arrondir.

Maculage (maculer) (imprimerie) :
Taches d'encre, communiquées par les autres feuilles de papier lors de la mise en pile au sortir de la machine (Impression).

Macule (imprimerie) :
Feuille de passe, durant le calage de la machine (Impression).

Macule (reliure) :
Feuille de papier sans valeur (page de journal ou d'annuaire) sur laquelle on encolle afin de protéger la table de travail.
On la jette toujours après utilisation pour ne pas risquer de mettre de la colle où il ne faut pas.

Macération (parfumerie) :
C'est l'opération qui consiste à laisser en contact prolongé (quelques jours à quelques mois) dans les "cuves de macération" le concentré dans l'alcool afin d'obtenir la qualité olfactive optimale.
Pendant la durée de la macération, un certain nombre de substances végétales forment un précipité éliminé après glaçage et filtration permettant ainsi d'obtenir un liquide limpide.

Macérer (cuisine) :
Laisser tremper un produit dans un liquide : alcool, liqueur, vin, sirop.

Macérer (parfumerie) :
Voir Macération.

Magenta (imprimerie) :
Nuance de rouge violacé, couleur primaire en quadrichromie.

Maie (boulangerie) :
Huche à pain dans laquelle on pétrit la pâte.

Main (imprimerie) :
Rapport entre l'épaisseur et le grammage du papier : un papier a de la main lorsqu'il paraît épais et rigide par rapport à son grammage. Une main égale 25 feuilles de papier (Papier).

Main à remonter (horlogerie) :
Support de maintient du mécanisme qui permet, comme son nom l’indique, de se substituer à l’une des mains de l’horloger qui se retrouve ainsi beaucoup plus libre de ses mouvements.
Deux systèmes existent selon le travail et le diamètre des mouvements. Le plus simple se compose simplement d’un cylindre généralement en bois qui permettra de faire appuyer la périphérie de la platine pour permettre le rempivotage des roues. Le plus sûr est constitué de deux mâchoires maintenu en pression par un système de ressort réglable.
Le deuxième mécanisme permet un meilleur maintient et autorise l’inclinaison du mécanisme pour avoir une meilleure visibilité de remontage.

Majolique (céramique) :
Synonyme de faïence.
Apparu au XVème en Italie pour désigner des faïences à lustre métallique venant d'Espagne, de Malaga et de Valence par des navires majorquins.
En Italie, désigne toute faïence alors qu'en France il désigne surtout la faïence italienne de la renaissance.

Malaxeur (céramique) :
Machine qui malaxe et désaère la pâte en galettes et forme des boudins pour le calibrage (ou aussi étireuse).

Manchonner (cuisine) :
Dégager l'extrémité d'un os pour la présentation; on peut ensuite le garnir d'une papillote.

Mandoline (céramique) :
Tranchoir à fils permettant de débiter un boudin de pâte en ébauches de calibrage.

Manganier (ancien français) (boulangerie) :
Boulanger forain.

Manivelle (horlogerie) :
Levier doublement coudé qui permet le remontage en démultipliant la force nécessaire.
Indispensable pour les Comtoises, la manivelle présente, par la force excentrée qu’elle développe, le risque de faire bouger le mécanisme, voire l’ensemble de la pendule et donc de modifier le calage.

Manié (cuisine) :
Beurre manié : beurre mou mélangé à de la farine de façon homogène pour épaissir ou adoucir une sauce.

Maquette (imprimerie) :
Projet d'une édition, en rough ou finalisée, tentant de donner l'aspect de ce que sera l'exemplaire imprimé (Edition).

Maquée (cuisine) :
La maquée est appelée fromage frais ou fromage blanc dans d'autres régions.

Marabout (passementerie) :
Effilé très fourni et très étroit, bouclé ou coupé.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/marabout.jpg

Marche à pâte (céramique) :
Atelier de fabrication des pâtes (broyage, mélange, filtre-pressage, délayage, etc...).
Ce nom de "marche à pâte" vient du temps où la pâte constituée d'argiles étaient piétinée par des animaux ou par des hommes afin d'être plus homogène.

Mariner (cuisine) :
Faire tremper dans un liquide à base de vinaigre, de vin, etc...

Marinier (batellerie) :
Pilote d'un bateau de commerce fluvial.
L'ensemble des mariniers constitue la batellerie.

Marli (céramique) :
Partie courbe qui relie l'aile au bassin de l'assiette.

Marquise (batellerie) :
Habitacle en bois qui abrite la timonerie d'une péniche.

Marteau (horlogerie) :
Pièce de frappe, actionnée par le rouage de sonnerie, et mettant en fonction le résonateur timbre ou gong.

Marteau à endosser (reliure) :
Marteau dont la surface du talon est légèrement bombée et les arêtes arrondies. Le manche est épais et assez court.

Masquer (cuisine) :
Recouvrir à l'aide d'une palette un gâteau de crème, pour les viandes ou les poissons, on parle plutôt de "mariner". Dans ce cas, il y a souvent l'ajout d'un élément acide.



Masse (bijouterie) :
Petite tige d'acier carrée et emmanchée dont le bout plat et creusé permet de ramener le métal sur la pierre en la sertissant.

Masse de Cacao (chocolaterie) :
Appelée aussi pâte de cacao. Elle est obtenue industriellement après décorticage, torréfaction, broyage et affinage des fèves de cacao.

Massicot (imprimerie) :
Machine à couper le papier, portant le nom de l'inventeur (Imprimerie).

Matchprint (imprimerie) :
Système d'épreuve couleur de photogravure réalisée par l'insolation de 4 films colorés (Photogravure).

Matignon (cuisine) :
Un Matignon de légumes est constitué de légumes coupés en petits dés que l'on fait revenir à l'huile d'olive.

Matière première (parfumerie) :
Constituant élémentaire d'une formule de parfumerie.

Matières Grasses Végétales (MGV) (chocolaterie) :
Six MGV sont autorisées à remplacer le beurre de cacao contenu dans le chocolat à hauteur de 5% du produit fini, conformément à la directive européenne du 23 juin 2000.
Il s’agit du beurre de Karité, de l’Illipé, du Sal, du Kokum Gurgi, du noyau de mangue et de l’huile de Palme.



Matrice (bottier) :
Forme en bois, base de la confection d’une chaussure.

Matter (carreleur/mosaïste) :
Planche de bois servant à taper les carreaux d’argile une fois moulé.

Maturation (parfumerie) :
Stade de qualité idéale du parfum au terme du temps de macération approprié.

Mazarines (céramique) :
Premières assiettes creuses (écuelles à bord plat sans anses) lancées par le Cardinal Mazarin.

Maître (Provence) (boulangerie) :
Patron boulanger, celui qui a passé un brevet de maîtrise pour pouvoir tenir fournil et boutique.

Maître-valet (boulangerie) :
Contre-maître, dernière étape des quatre années d'apprentissage nécessaire à un garçon pour devenir boulanger.

Meissen (céramique) :
Ville allemande de la Saxe, berceau de la plus ancienne manufacture de porcelaine européenne.

Menuiserie :
Travail artisanal ou industriel qui consiste à faire des meubles en bois, à partir de pièces de faibles dimensions, et caractérisé par la fabrication d’assemblages.

Miche (boulangerie) :
Gros pain rond.

Micro fissure (carreleur/mosaïste) :
Dont le retrait en surface ne prête pas à conséquence (faïençage).

Mie (boulangerie) :
Partie molle à l'intérieur du pain.

Mignonnette (horlogerie) :
Petite pendulette de voyage de moins de 10cm de haut.

Migret (passementerie) :
Ornement constitué par un apprêt rond utilisé surtout comme élément de jasmins.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/migret.jpg

Mijoter (cuisine) :
Technique de cuisson lente : laisser cuire doucement à petits frémissements.

Mille fleurs (parfumerie) :
Mélange en vrac de rebuts de produits odorants.

Millefleurs (lissier) :
Tapisserie de l'époque gothique, dont le fond est parsemé de plantes et de fleurs. Personnages, animaux et écussons peuvent se détacher sur ce fond.
La plus connue est la Dame à la licorne.

Minuterie (horlogerie) :
Rouage de la cadrature permettant le rapport de rotation 1/12 indispensable à l’indication habituelle de l’heure et de la minute.

Mirepoix (cuisine) :
Du nom du duc de Mirepoix : recette créée au XVIIIème siècle par le cuisinier du duc de Lévis-Mirepoix, Maréchal de France et ambassadeur de Louis XV.
Légumes, le plus souvent de plusieurs variétés (oignon, carotte, etc.), taillés en brunoise et additionnés généralement de petits dés de lard et/ou de jambon. Mélange utilisé comme garniture pour parfumer les bouillons et les fonds.
La mirepoix au gras associe légumes et jambon cru ou lard maigre coupés en petits dés.
La mirepoix au maigre ne comporte que des légumes (oignon, carotte, etc.) en brunoise.


Miroir (passementerie) :
Fleur en cartisane retournée.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/miroir.jpg

Mise en bouche (cuisine) :
C'est un tout petit hors d'œuvre qu'on sert en portion miniature comme première entrée, histoire d'éveiller nos papilles gustatives en début de repas.
On utilisera des fines herbes, des notes acides, afin de réveiller nos sens du goût. La mise en bouche est parfois servie dans une longue cuillère à sorbet déposée sur de la glace pilée.



Mise à jour (joaillerie) :
Envers d'un pavé. La mise à jour permet de dégager le métal sous les pierres dures, fines, précieuses, transparentes.

Mitron (boulangerie) :
Garçon boulanger ou pâtissier ( à cause de la forme primitive du bonnet des garçons boulangers qui ressemblait à une mitre).

Mocassin (bottier) :
Le mocassin est une chaussure sans système de fermeture du type boucle ou lacet. Il comprend un plateau, cousu à la tige, qui épouse le coup de pied. En femme il peut avoir un talon. Parfois, il existe un élastique caché sous la patte du coup de pied pour améliorer la tenue au pied.

Moirage (moirer) (imprimerie) :
Structure géométrique donnée par la superposition de deux films tramés et révélée par une anomalie due à une mauvaise inclination des tramés.

Molière (bottier) :
Le molière est la même chaussure que le Richelieu, mais elle comprend un bout rapporté à l'avant.

Mollet (pain) (boulangerie) :
Pain dont la pâte est nettement plus hydratée ainsi la levure introduite permet d'obtenir une mie bien alvéolée.

Monder (cuisine) :
Ôter la peau d'un légume ou d'un fruit si celle-ci n'offre pas d'intérêt.
Cette action peut se réaliser avec les doigts ou la pointe d'un couteau.
Souvent, il est préférable de laisser tremper préalablement le fruit ou le légume dans l'eau froide (amandes, cerneaux de noix.). Pour certains fruits comme la tomate ou la pêche, effectuez une croix en surface à l'opposé de l'attache avec la pointe d'un couteau. Trempez très rapidement le fruit dans l'eau bouillante et refroidissez?le à l'eau glacée. La peau sera facile à enlever et la chair n'aura pas eu le temps de cuire.
Alain DUTOURNIER


Monotype (imprimerie) :
Marque de machine à composer et à fondre les lignes en caractères séparés et mobiles (Composition typographique).

Montage (imprimerie) :
Placement définitif en document ou en films des textes corrigés en pages (Edition).

Monter (cuisine) :
Monter une mayonnaise, une vinaigrette : battre au fouet en versant doucement un liquide pour obtenir une consistance.
Pâtisserie : Battre à l'aide d'un fouet afin de rendre un produit mousseux.


Monter au beurre (cuisine) :
Incorporer au fouet des morceaux de beurre froid dans une sauce ou un liquide en ébullition. Adoucit et apporte de l'onctuosité à la préparation.
Attention! La sauce devient ensuite instable et il ne faut plus la faire bouillir.

Montres (céramique) :
Cône pyrométrique dont l'état de fusion indique le degré de cuisson atteint.

Morbier (mouvement de) (horlogerie) :
Pratiquement identique au mouvement de Morez, il tient lui aussi son nom de sa ville d’origine. Morbier comme Morez revendiquant bien sûr la paternité.

Morez (mouvement de) (horlogerie) :
Mécanisme reprenant la logique de construction d’une comtoise, deux rouages distincts maintenus chacun entre deux piliers distincts, mais de taille plus réduite et surtout équipé de ressorts en remplacement des poids.
Ce type de mécanisme a équipé les premiers œil-de-bœufs et autres tableaux comtois avant l’utilisation de mouvement de Paris à platines carrées. L’énorme avantage sur ses derniers réside, outre le fait que l’on puisse intervenir corps de rouage par corps de rouage (pour un ressort par exemple), par la simplicité d’accrochage du balancier qui vient se fixer à l’extrémité d’une tige sortant en bas du bâti et non par un crochet parfois presque inaccessible en partie haute de la platine arrière.

Mors (reliure) :
Rebords du dos du livre, façonnés lors de l'endossure.

Mortier (carreleur/mosaïste) :
Mélange sable et ciment (ou chaux, fondu) avec de l’eau.

Mortier bâtard (carreleur/mosaïste) :
A deux liants souvent chaux et ciment.

Mortier frisé (carreleur/mosaïste) :
Ni trop sec ni trop humide.

Mosaïque (reliure) :
Morceaux de peau très amincis et collés sur la couvrure en décoration.
Par association, on emploie le terme « parer en mosaïque » lorsqu'on amincit très finement la peau en enlevant entièrement la chair.


Mouflage (horlogerie) :
Système permettant de rendre la durée de marche d’un mécanisme à poids indépendant de la hauteur à laquelle il est placé.
Traditionnelles le poids est accroché à l’extrémité de la corde et sa course en descente détermine l’intervalle entre deux remontages ; ceci expliquant en partie la hauteur des horloges de parquet. Dans un système mouflé, l’extrémité de la corde est accrochée à un point haut, et le poids, monté sur poulie, pend dans la boucle ainsi formée par la corde.
L’inconvénient du mouflage réside dans le fait qu’il multiplie la masse des poids et augmente donc l’ovalisation vers le bas du pivotement des axes de barillets.

Moufles (céramique) :
Cloison réfractaire qui isole le feu des pièces à cuire dans un four à combustible.

Décor dit de "moufle" : correspond à une cuisson de petit feu.

Mouillage (imprimerie) :
Permet, par le principe de répulsion, que l'humidité se trouvant sur les parties de la plaque offset ne soient pas reproduites sur le papier.

Mouiller (cuisine) :
Ajouter un liquide (eau, bouillon, vin…) à un aliment avant de le cuire, ou en cours de cuisson.

Mouillette (parfumerie) :
Voir Touche.

Moulage main (céramique) :
Action combinée d'estampage et de calibrage manuel.

Mouleuse (carreleur/mosaïste) :
Machine à mouler l’argile.

Moulin (céramique) :
Broyeur cylindrique chargé de boulets ou de galets utilisé pour le broyage des pâtes/émaux (voir Alsing).

Moulure (menuiserie) :
Ornement linéaire en relief ou en creux taillé à même le matériau de base, ou constitué d'un élément rapporté, en bois, tôle, plâtre ou en matière plastique.

Mouture (chocolaterie) :
La mouture, qui est une étape de fabrication du chocolat, permet de broyer des grués torréfiés afin d’obtenir la pâte de cacao, connue sous le nom de liqueur de cacao.
Un système de broyage, le moulin, écrase les grués pour affiner le produit. Sous l’influence de la pression et de la température, le grué, riche en beurre de cacao devient liquide.

Mouvement de Paris (horlogerie) :
Mécanisme en laiton, composé de deux platines, généralement rondes, dont la fabrication en série a commencé sous Napoléon 1er.
Il équipe la majeure partie des pendules françaises jusqu’à la fin du XIXème et comprend la platine avant, portant quatre pieds sur lesquels la platine arrière vient s’assujettir par goupillage. Trois ponts indépendants maintiennent l’un la roue de moyenne sur la face avant, les deux autres la roue de centre et la roue de chevilles. Les deux premiers trouvent leur utilité dans une facilité d’imbrication des rouages sur plusieurs plans et de rempivotage en plusieurs phases, le second présente le gros avantage de permettre de modifier la position de la roue de chevilles par rapport à la roue d’arrêt afin de s’assurer d’une position de repos total du marteau quand il n’est pas sollicité.

Mucilage (chocolaterie) :
C’est une pulpe gélatineuse, blanche, sucrée et acidulée entourant les graines de cacao à l’intérieur de la cabosse.

Mule (bottier) :
La mule se veut sans contrefort arrière, (seul l'avant du pied est couvert), conservant son nom même si le bout est ouvert.

Mule du Pape (bottier) :
La mule du Pape est une ballerine plate dont la languette remonte sur le coup de pied en pointe.

Mère de moule (céramique) :
Moule qui sert à la reproduction des moules de fabrication.

Médium (céramique) :
Liquide huileux ou aqueux utilisé pour former des encres ou des pâtes avec des poudres.

Mémoire olfactive (parfumerie) :
Faculté par laquelle le cerveau conserve le souvenir d'odeurs perçues antérieurement.

Mêche (passementerie) :
Nappe de fils assemblés et maintenus par un postillon.
En variant l'emplacement du postillon, on peut la transformer en noisette, amande‚ ...
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/meche.jpg

Nacional (chocolaterie) :
C’est une ancienne variété équatorienne de cacao à grosses graines violet clair, remarquable par leur arôme floral qui se développe progressivement en bouche.

Napper (cuisine) :
Recouvrir une préparation d'une sauce, d'un jus.

Navette (boulangerie) :
Petit pain au lait pour les buffets.

Neuchâteloise (horlogerie) :
Pendule dont le nom vient de la région d’origine de fabrication du mécanisme. Souvent utilisé pour les cartels (qui deviennent de ce fait Neuchâtelois) le mécanisme est souvent plus perfectionné que son contemporain français : système de sonnerie indécomptable, sonnerie à tirage…

Nez (parfumerie) :
Organe de l'olfaction.
Épithète médiatique désignant un Parfumeur-Créateur.

Nobiliaire (héraldique) :
Registre des familles nobles d'un pays.

Noir (pain) (boulangerie) :
Pain à la farine de sarrasin et de seigle.

Noir au blanc (imprimerie) :
Inversion des valeurs d'une image, d'un texte faisant venir en blanc ce qui est en noir et vice versa (Studio et photogravure).

Nombre de tour (horlogerie) :
Il est exprimé par le quotient du produit du nombre de dents des mobiles menant par celui des menés. Exemple : deux roue de 80 dents mènent chacune un pignon de 10 ailes. (80 x 80) : (10 x 10) = 64. Le dernier mobile fait 64 tours quand le premier en fait un.

Note (parfumerie) :
C'est la caractéristique de l'odeur d'une matière première ou d'une composition; exemple : note florale, note ambrée.

Note de tête (parfumerie) :
Voir : Départ.

Noyau (céramique) :
Partie qui donne l'empreinte d'une pièce à reproduire dans une mère de moule.

Nu-pied (bottier) :
Le nu-pied est une chaussure d'été formé de nombreuses lanières fixées sur une semelle sans talon.

Numéroteur (imprimerie) :
Numéroteur : Appareil mécanique permettant le foliotage des imprimés.

Négatif (imprimerie) :
Image photographique où les valeurs sont inversées par rapport à l'original. Antonyme : positif (Photo et photogravure).

Néroli (parfumerie) :
Doit son nom d'origine à la Duchesse Flavio ORSINI, connue sous le nom de Princesse de Néroli, désigne l'huile essentielle de la fleur d'oranger amer.

Odeur (parfumerie) :
Émission volatile perçue par le système olfactif.
En parfumerie s'applique plus particulièrement aux matières premières ou notes simples par opposition à fragrance qui s'applique à l'odeur plus élaborée d'un produit fini.

Odoriférant (parfumerie) :
Qui répand une odeur agréable.

Oeil (imprimerie) :
Partie imprimante du caractère. Par extension, un caractère a un gros œil lorsque la hauteur visuelle des bas-de-casse est proche de celle des capitales (Composition).

Oeil-de-bœuf (horlogerie) :
Selon les régions et les horlogers, un œil de bœuf sera une pendule murale à caisse en bois de forme ronde (comme en maçonnerie) ou un peu oblongue, ou bien une pendule murale en métal présentant une forme assez proche d’un plat à fruit, dont le fond, tourner vers l’avant, comporterait le cadran. Cette dernière forme et sa matière la font d’ailleurs parfois classer avec les cartels d’applique.

Oeillettée (boulangerie) :
Se dit d'une mie bien alvéolée.

Offset (imprimerie) :
Procédé d'impression basé sur la répulsion de l'eau et de la graisse de l'encre. La plaque de zinc reporte l'image sur un blanchet, qui reporte l'encre sur le papier (Impression).

Oiseau sans tête (cuisine) :
Nom couramment donné dans certaines régions comme les Flandres à des paupiettes de veau ou de bœuf farcies, bardées et ficelées, puis cuites en sauce ou braisées.

Olfactif (parfumerie) :
Qui a trait à l'olfaction.

Olfaction (parfumerie) :
Fonction qui permet de percevoir les odeurs.

On glaze (décoration on glaze) (céramique) :
Décoration sur émail de petit feu à base de couleurs vitrifiables à basse température (700-850°C).

Onglet (menuiserie) :
Extrémité d’une pièce de bois qui forme un angle de 45°.

Onglet (reliure) :
Bande étroite de papier simili Japon mince, destinée à monter les feuilles séparées et les couvertures. Il faut les tailler dans le bon sens du papier pour qu'ils ne frisent pas.


Onglette (héraldisme) :
Burin à joues qui ont la forme d'une lame plus ou moins épaisse et dont les deux faces sont arrondies.

Opus certum (carreleur/mosaïste) :
Pose régulière d’un dallage.

Opus incertum (carreleur/mosaïste) :
Pose irrégulière d’un dallage.

Or peint (céramique) :
Décor composé d'un motif traité en à plat d'or cerné de traits fins de couleur.

Orgue (à parfums) (parfumerie) :
Meuble de rangement des différentes matières premières odorantes. (Voir aussi Clavier).

Orloff (cuisine) :
La garniture Orloff est généralement composée de céleri braisé, de laitues braisées et de pommes château.

Ors (pain) (boulangerie) :
Pain trop cuit.

Oscillation (horlogerie) :
L’oscillation d’un balancier est le chemin qu’il parcourt entre deux passages successifs et de même sens à un point quelconque de son balancement.
On prend en général comme point repère un point extrême ; l’aller comme le retour sont appelés alternances et la durée de l’oscillation la période.


Osmologie (parfumerie) :
Science des odeurs.

Ouras (boulangerie) :
Conduits au-dessus du four qui permettent d'animer la combustion du bois et de faire baisser la température du four sans ouvrir la porte.

Ouvrant (menuiserie) :
Ensemble des parties qui peuvent s’ouvrir ou se fermer à volonté (porte, volet, fenêtre à deux battants).

Oxydation (parfumerie) :
Réaction chimique d'un parfum par contact avec l'oxygène de l'air.
Par extension, toute altération due à une exposition directe ou prolongée à l'air, à la chaleur, à la lumière solaire.

Oxydes métalliques (céramique) :
Ce sont les oxydes qui sont à la base des colorants céramiques.
L'oxyde de cobalt = bleus, l'oxyde de chrome = verts, l'oxyde de fer = brun rouge.
Ils peuvent être utilisés tels quels s'ils ne produisent pas d'effets indésirables (ex bullages), sinon ils doivent subir un frittage dans une composition pour colorant, ce qui les rend inertes.

Ozalid (imprimerie) :
Epreuve positive réalisée par contact avec les typons, sur un papier spécial (diazo). Dernier élément de contrôle, il sert généralement à donner le bon à tirer (Impression).

P.H.E.N. (Plus hautes eaux navigables) (batellerie) :
En période de crue, limite au-delà de laquelle la navigation est interdite ou se poursuit aux risques et périls des bateliers ou plaisanciers.

PAO (Publication Assistée par Ordinateur) (imprimerie) :
Traduction impropre du terme anglais «Desktop Publishing» (édition de bureau) et qui désigne un processus informatisé de mise en page ou de création de maquette. La PAO étant généralement pratiquée à l'aide de micro-ordinateurs, le terme « Micro Edition » peut aussi être employé.

Page (imprimerie) :
Côté d'un feuillet, soit le recto, soit le verso (Edition).

Pagination (paginer) (imprimerie) :
Numérotage des pages. Synonyme : foliotage (Edition).

Pain de tradition française (boulangerie) :
Pain fabriqué sans aucun additif ni surgélation.

Palette (horlogerie) :
Chacune des extrémités de l’ancre ou de la verge en contact avec les dents de la roue d’échappement.

Palette (imprimerie) :
Socle de bois, recevant le papier (Impression).

Palette (parfumerie) :
Ensemble de matières premières privilégiées par le Parfumeur-Créateur.

Palpeur (horlogerie) :
Extrémité d’une pièce qui par son appui sur une came, une butée… détermine l’angle ou la course que parcourt la pièce qu’il termine.
Exemple : le palpeur de la crémaillère détermine par sa chute sur le limaçon de la roue des heures le nombre de coups qui seront sonnés.


Paner au beurre (cuisine) :
Badigeonner la pièce d'une bonne quantité de beurre clarifié ; la rouler dans du pain de mie passé au tamis fin.

Paner à l'anglaise (cuisine) :
Passer un filet de poisson, une escalope dans la farine, l'œuf battu et la chapelure dans cet ordre pour que chaque élément puisse coller à l'autre.

Paner à la milanaise (cuisine) :
Préparer un appareil à paner à base d'œuf et de mie de pain fine mélangée de parmesan râpé.

Panetier (ancien français) (boulangerie) :
Officier de bouche chargé du pain.

Panetière (ancien français) (boulangerie) :
Anciennement gibecière où l'on mettait du pain, puis à partir du XVI ème siècle coffre à pain à claire-voie.

Panification (boulangerie) :
Transformation des matières farineuses en pain.

Panneau (menuiserie) :
Élément plan (plat), encadré ou non, d’une moulure, d’un ouvrage de menuiserie.

Pannisser (boulangerie) :
Cuire du pain.

Pantone ou PMS (Pantone Matching System) (imprimerie) :
Système international de références de composition des couleurs directes d'encres d'impression, papiers couleurs, feutres, etc. (Edition).

Pantoufle (bottier) :
La pantoufle est une chaussure d'intérieur.

Paquetage (imprimerie) :
Mise en paquets des imprimés pour la livraison (Façonnage).

Parclose (menuiserie) :
Moulure servant à fixer une vitre dans la feuillure d’un châssis.

Parementure (tailleur) :
Partie d’une veste formant revers d’encolure et doublure des bords de devant.

Parepain (boulangerie) :
Sorte de couteau pour parer, découper, trancher ou chapeler le pain.

Parer (cuisine) :
Enlever ce qui ne se mange pas ou ce qui nuit à l'aspect d'un produit (viande, poisson, légume, tarte...).
Parer une volaille - couper au couteau pattes, ailes et cou.


Parfum (parfumerie) :
Aboutissement du travail de création d'un parfumeur.
Ce terme est parfois employé improprement comme synonyme de Fragrance ou Note.
Parfum ou Extrait : Produit le plus concentré et généralement le plus riche d'une ligne définie.

Parfumerie (parfumerie) :
Terme générique désignant tout ce qui se rattache au monde des parfums :
- Usine, laboratoire où l'on fabrique et conditionne des parfums,
- Boutique où l'on vend des parfums.

Parfumeur (parfumerie) :
Un parfumeur est, par définition, la personne chargée de composer ou vendre des produits parfumant.

Parfumeur-Créateur (Parfumeur-Compositeur) (parfumerie) :
Personne dont la fonction première est la création des parfums.

Parisien (pain) (boulangerie) :
Pain vendu à la pièce à la croûte dorée et croustillante et dont la mie présente des trous volumineux (400 à 500 grammes).

Parosmie (parfumerie) :
Fausse perception des odeurs.

Parure (reliure) :
Amincissement de la peau côté chair à l'aide d'un couteau à parer et sur une pierre à parer spéciale, très lisse et dure (en pierre de fontaine).

Passe (imprimerie) :
Quantité de papier nécessaire au calage d'une machine avant d'obtenir une bonne feuille (Impression).

Passure en carton (reliure) :
Permet de fixer les cartons au livre en passant les ficelles ou les rubans dans les trous faits au poinçon.

Passé en croix (passementerie) :
Croisement d'apprêts formant un décor sur un moule de gland.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/passe-en-croix.jpg

Pastegier (ancien français) (boulangerie) :
Pâtissier.

Patronage (maroquinerie) :
Morceau de carton servant à choisir les peaux de la taille nécessaire pour fabriquer l’objet voulu.

Pavé (bijouterie) :
Pierres disposées côte à côte.

Pavé (imprimerie) :
Suite de lignes de texte composé délimitée par des blancs (Composition).

Paysanne (cuisine) :
Se dit d'une préparation cuite avec un corps gras, de petits oignons et des lardons.

Peau d'établi (bijouterie) :
Pièce de cuir fixée à la place de l'ouvrier sous l'établi et reposant sur ses genoux pour recueillir pierres ou limailles et poussières de métal précieux.

Peigné (céramique) :
Technique de décor par application de peinture à la brosse sur le bord des pièces.

Peler à vif (cuisine) :
Retirer la peau de certains fruits jusqu'à ce que la chair apparaisse.

Pelliculage (pelliculer) (imprimerie) :
Application d'une pellicule cellulosique, transparente, mate ou brillante sur une feuille imprimée (Façonnage).

Peluchage (imprimerie) :
Décollement de particules de la couche du papier qui subissent un arrachage et qui adhèrent à la forme imprimante (Impression).

Pendule (calcul de la longueur) (horlogerie) :
Cf. alternance.

Pendule (horlogerie) :
Comme indiqué précédemment à Horloge, pour certains l’horloge est à poids et la pendule à ressorts, pour d’autres l’horloge repose au sol et la pendule est accrochée ou posée.
En fait le dictionnaire se prononcerait plutôt pour la deuxième solution puisqu’il nous dit que la pendule est une petite horloge, souvent munie d’une sonnerie, qu’on pose ou qu’on applique.
Mais il n’indique pas la taille d’une horloge ni celle d’une pendule et encore moins d’une pendulette; de même l’appellation horloge de table n’est cohérente avec aucune des deux propositions initiales !
Enfin, on parle d’un pendulier lorsque l’on parle d'un horloger qui ne fait pas de petit volume (réveil et montre). Alors qui a raison ?
Si vous êtes horloger utilisez l’appellation que comprendra le client, et si vous êtes clients donnez à votre mécanisme le nom qu’il vous plaira mais confiez le surtout à un véritable horloger… pendulier.

Pendule Lyre (horlogerie) :
Le nom de la pendule lyre vient de sa forme. Elle connue son heure de gloire sous Louis XVI et son cadran très souvent évidé laisse voir la cadrature, préfigurant ainsi la mode des pendules squelettes. Quelques rares exemplaires de la fin du XVIII sont porté par une socle bien plus large et complétés de part et d’autres par des personnages voire des cadrans astronomiques.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/pendule.jpg

Pendulette d’officier ou quatre glaces (horlogerie) :
Pendulette de voyage de 10 à 20 cm dont le mécanisme rectangulaire est encagé dans un parallélépipède comportant un socle en bronze ou laiton doré, quatre montants comportant des verres et un dessus doté d’une poignée rabattable.
Les plus simples indiquent heures et minutes, d’autres comportent un réveil ou une sonnerie, les plus complètes possèdent la totalité des systèmes souvent augmentés d’une sonnerie à la demande.

Penny Loafer (bottier) :
Le penny Loafer (ou mocassin américain ou collège) est un mocassin pourvu d'une patte décorative cousue au dessus du plateau dans laquelle les étudiants américains glissent une pièce de un penny porte bonheur. Cette patte peut comporter deux épaisses coutures aux extrémités que l'on surnomme les rôtis à cause de leur aspect.

Pente d'eau ou coin d'eau (batellerie) :
Ouvrage d'art, permettant le franchissement d'un dénivelé entre deux biefs navigables, dans lequel un mécanisme pousse une péniche sur une pente pour lui faire franchir une dénivellation.

Perfilage (lissier) :
Procédé qui consiste à faire empiéter les tissages voisins l'un sur l'autre afin d'éviter un relais.

Perforage (imprimerie) :
Façonnage consistant à réaliser des trous plus ou moins gros à l'aide d'aiguilles. La perforation permet de pré-découper le papier pour le détacher : ex. carnet à souche.


Personnaliser (parfumerie) :
C'est développer, en cours de création, le caractère original d'une composition par rapport à la sensibilité propre du créateur.

Petit creux (céramique) :
Désignation des petites pièces creuses (tasses, crémiers, sucriers etc...).

Petit feu (céramique) :
Technique de décor fixé à basse température sur émail cuit.

Petit-bois (menuiserie) :
Montant ou traverse d’une fenêtre qui maintient les vitres.

Petitgrain (parfumerie) :
Huile essentielle provenant de la distillation des feuilles et rameaux de l'oranger amer.

Photocomposition (imprimerie) :
Toute méthode de composition « à froid » utilisant un procédé photographique et non le plomb typographique « à chaud » (Edition).

Photogravure (imprimerie) :
Ensemble des techniques photomécaniques qui concourent à la réalisation des éléments imprimants : typons, clichés ou cylindres (Edition).

Pichouret (céramique) :
Long manche permettant l'appui du tournasin pendant le travail du plâtre sur un tour.

Pied (céramique) :
Surface d'appui d'une pièce réduite à une nervure (pied d'assiette).

Pierre (céramique) :
Outil abrasif utilisé pour rectifier les défauts de surface sur biscuits et nettoyer les décors.

Pierre de touche (bijouterie) :
Morceau de jaspe noir très plat, dur et rugueux, sur lequel on frotte une partie d'un objet pour en vérifier le titrage.

Pige (imprimerie) :
Relevé des insertions publicitaires de la concurrence (Publicité).
Forfait de rédaction d'un texte par un journaliste (Presse).

Pignon (horlogerie) :
Élément du rouage dont le nombre de dents est inférieur à 20. On parle alors d’ailes et non de dents.


Pignon lanterne (horlogerie) :
Pignon dans lequel les ailes sont remplacées par des goupilles maintenues entre deux plaques de laiton. Les goupilles viennent alors se loger entre les dents de la roue avec laquelle engrène le pignon pour transmettre la force.
Plus économique et simple à réaliser, les pignons lanternes sont réservés à des fabrications de faible qualité.

Pilaf (cuisine) :
Riz blondi dans un corps gras avant de recevoir sa ration d'eau.

Pilier (horlogerie) :
Montant vertical recevant l’extrémité des axes dans des points de pivotement souvent gainé de laiton ou de bronze. Le rouage des comtoises est monté entre piliers, le rouage des mouvements de Paris entre platines.
Les piliers ont été les premiers utilisés car ils nécessitent moins de matière, sont plus simples d’usinage et autorisent un montage nécessitant moins de dextérité. En revanche leur mode de fixation, enclenchement en bas et vissage en haut, entraîne un remontage en biais ce qui ne permet pas de limiter les ébats latéraux des rouages à leur minimum.

Pince (horlogerie) :
Comme les limes, les pinces d’horlogerie sont de formes très variées et peuvent être spécialement conçues pour une seule et unique opération.
C’est par exemple le cas des pinces aux aiguilles dont les becs présentent une multitude de trous de diamètre différents permettant de maintenir une aiguille et de retoucher l’intérieur de son canon sans risquer de la fausser.
L’appellation de pinces américaines est donnée aux morilles en acier, toutes de diamètres différents qui, placées à l’extrémité de l’axe de la double lunette d’un tour, permettent de maintenir la pièce que l’on souhaite mettre en rotation pour l’usinage au burin. (Cf. Tour)
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/pince.jpg

Pique-huile (horlogerie) :
Tige dont le bout est forgé en forme de palme arrondie et qui permet de prélever de l’huile et de la déposer en goutte juste dans le point de pivotement.

Piquer (cuisine) :
Pratiquer de petites incisions et introduire des éclats d'ail, des lardons, etc. dans la chair de l'animal.

Piquer (tailleur) :
Action de piquer (à la main, parfois à la machine), d’assembler les pièces d’une veste.

Piqûre (imprimerie) :
Opération de brochage destinée à maintenir à l'aide de piques en métal (agrafes) les diverses pages d'un volume (Façonnage).

Pitche (ou chasse) (construction) :
Outil servant à chasser ou à casser le granit suivant une ligne déterminée.

Pivot (horlogerie) :
Diminution du diamètre d’un axe à son extrémité afin de lui permettre de tourner parfaitement rond tout en étant maintenu longitudinalement par la portée contre le pilier ou la platine.
L’opération consistant à fabriquer un pivot en diminuant le diamètre d’une tige s’appèle lever un pivot.

Pivotage (horlogerie) :
Opération consistant à remettre les pivots d’un mécanisme en parfait état.

Pixel (imprimerie) :
Unité de base de la reproduction en système informatique.

Placage (menuiserie) :
1 : Feuille de bois de faible épaisseur obtenue par tranchage ou déroulage .
2 : Revêtement d’une matière ordinaire par une matière plus précieuse ou plus dure. Le placage est employé par les ébénistes pour la décoration des meubles en damier.
Les bois de placages sont l'acajou, le chêne, l’érable, le sycomore, le frêne, le merisier, l'orme...


Placard (imprimerie) :
Placard : Epreuve de composition du texte à la suite, destinée à la relecture, avant montage en page (Composition).

Plansichters (boulangerie) :
Blutoirs mécaniques, série de tamis horizontaux superposés.

Plaque (impimerie) :
Forme imprimante en offset.

Plat (reliure) :
Couverture recto et verso du livre en carton. (Dès que le carton est taillé pour le livre, on peut l'appeler plat).

Plat-bord (batellerie) :
Passage latéral extérieur gauche ou droit reliant l'avant et l'arrière du bateau.

Plate-bande (menuiserie) :
Languette pratiquée tout autour des panneaux d’une porte moulurée traditionnelle pour les insérer dans le cadre de la porte.

Platerie (céramique) :
Désignation des pièces plates (assiettes, plats, soucoupes, etc...).

Platine (horlogerie) :
Plaques en laiton entre lesquelles sont emprisonnés les rouages. Les platines des mécanismes du XVIIIème comportent souvent un plat en partie basse (à six heures).
Deux des quatre piliers encadrent alors ce troncage du rond ce qui permet une identification très nette par rapport aux platines parfaitement rondes des mouvements de Paris XIXème.

Plaçure (reliure) :
Ensemble des travaux commençant au débrochage et finissant à la mise en presse en plein et au collationnage.

Plein ou reliure pleine peau (reliure) :
Reliure entièrement recouverte de peau, qui peut être de la basane, du parchemin, du chagrin, du veau ou du maroquin.

Pli accordéon (imprimerie) :
Pli accordéon : Façonnage à plis successifs permettant ce pliage (Façonnage).

Pli croisé (imprimerie) :
Pliage à deux plis perpendiculaires constituant un huit pages (Façonnage).

Pli portefeuille (imprimerie) :
Pliage à trois plis parallèles permettant le repli des deux feuillets extérieurs vers le pli central intérieur (Façonnage).

Plioir (reliure) :
Lame en os poli à bouts effilés, l'un arrondi, l'autre pointu.
Se fait aussi en buis ou en plastique. Il sert à appliquer les papiers ou les peaux lors des encollages pour éviter les bulles d'air.
Il sert aussi à confectionner la coiffe, à arrondir la tranchefile, à faire des tracés sur les remplis, etc...


Pluches (cuisine) :
Sommités des herbes aromatiques fraîches (cerfeuil, estragon, persil…).

Pocher (cuisine) :
Plonger dans l'eau bouillante ou autre liquide et laisser cuire à une température légèrement inférieure à celle de l'ébullition : terme utilisé souvent pour les œufs.

Point Didot (imprimerie) :
Mesure typographique (0,3759 mm), douzième du douze ou du cicero (Typographie).

Point de croix (broderie) :
Point de broderie en forme de « x », réalisé d'après un modèle appelé diagramme ou sur une toile pré-imprimée.
L'un des types d'ouvrages les plus courants est l'abécédaire.
Le dessin d'une grille est reproduit en comptant les points sur une toile à trame régulière.

Point de trame (imprimerie) :
Plus petit élément d'une image reproduite par similigravure, de forme et de dimension variables.

Point kilométrique (PK) (batellerie) :
Les voies navigables sont jalonnées de bornes kilométriques de l'amont vers l'aval.

Pointage (boulangerie) :
Autre nom de la fermentation en cuve ou 1ére levée.

Pointe (reliure) :
Tranchet dont l'extrémité est triangulaire et biseautée de chaque côté.


Pointe à tracer (horlogerie) :
Tige de métal en acier trempé revenu jaune dont l’extrémité pointue permet de tracer sur le métal par rayure.


Poinçon (reliure) :
Instrument servant à faire des trous dans les plats pour passer les ficelles (poinçon rond), les ficelles dédoublées (poinçon plat étroit} ou les rubans (poinçon plat de la taille du ruban).


Police (imprimerie) :
Ensemble de lettres, composant un caractère dans un corps et une graisse donnés (Composition).

Polissage (horlogerie) :
Le polissage en horlogerie est généralement obtenu grâce à des pâtes très légèrement abrasif constituées de poudre de pierre et d’huile.
Contrairement à la bijouterie on utilise peu de feutre en rotation sur un touret afin de ne pas déformer les pièces. Quatre vingt dix pour cent de la qualité du poli est dû à la qualité d’usinage de la pièce avant polissage.

Polissage (joaillerie) :
Finition après émerisage, le polissage donne au métal un aspect brillant.

Polychromie (imprimerie) :
Impression en plusieurs couleurs superposées ou juxtaposées, réalisée en tons directs.

Pommade (parfumerie) :
Produit résultant d'un ancien procédé basé sur le principe de l'enfleurage permettant d'extraire le parfum des fleurs.

Poncif (céramique) :
Pochoir réalisé en papier calque perforé à l'aiguille pour tracer les décors à peindre à la poudre de charbon.

Pont aux choux (céramique) :
Faïencerie parisienne du XVIIIe, célèbre pour ses formes à reliefs.

Pont canal (batellerie) :
Ouvrage de maçonnerie et d'acier grâce auquel un canal peut franchir une vallée.

Pont ou pontet (horlogerie) :
Plaque de maintient, plate ou sur pied, qui permet le montage et le démontage d’une roue ou d’une détente d’une façon indépendante par rapport aux autres pièces.

Pontuseaux (imprimerie) :
Lignes parallèles espacées entrecoupant les vergeures dans l'épaisseur d'un papier vergé (Edition).

Porcelaine (céramique) :
Céramique à pâte non poreuse, vitrifiée, translucide découverte par les Chinois.
Mélange de kaolin, feldspath et quartz cuit en dégourdi à 960°C puis avec couverte en grand feu entre 1300 et 1400°C.

Porcelaine dure (céramique) :
Mélange de kaolin, feldspath et quartz.

Porcelaine tendre (céramique) :
Sans kaolin, à base de marne calcaire, sable, soude, sel marin et nitre. Le mélange est lié par une colle animale ou par du savon.

Porte-allumes (boulangerie) :
Boîte en fer battu garni de deux traverses, destinée à recevoir les allumes.

Porte-écran (céramique) :
Petit cadre de sérigraphie destiné au marquage manuel des produits.

Portefeuille (pli) (imprimerie) :
Trois plis parallèles et repli des feuillets extérieurs vers le centre.

Portique (horlogerie) :
Nom donné aux pendules dont le mouvement en hauteur, souvent encastré dans un tambour en métal doré est supporté par des colonnes généralement en marbres.
Elles furent très en vogue à la fin du XVIIIème et au début du XIXème, surmontées d’un aigle qu’il fut autrichien ou napoléonien.

Portière (lissier) :
Tapisserie conçue pour masquer une porte ou une ouverture.

Pose (imprimerie) :
Un ou plusieurs exemplaires imprimés simultanément sur la même feuille (Edition).

Positif (imprimerie) :
Film ou bromure ayant les mêmes valeurs que l'original. Antonyme : négatif (Photo et photogravure).

Postillon (passementerie) :
Ligature.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/postillon.jpg

Postscript (imprimerie) :
Langage informatique de description de page, permettant de faire la liaison entre les ordinateurs et les unités de sortie telles que les imprimantes laser ou les composeuses (PAO).

Poterie (céramique) :
Regroupe les objets utilitaires ou décoratifs fabriqués en terre cuite par tous les peuples primitifs.
Le premier stade est la poterie mate sans glaçure.

Poterie lustrée (céramique) :
Afin de rendre les poteries poreuses étanches, un mélange silico-alcalin est déposé dessus et cuit en même temps que la pâte.
De couleur noire ou translucide, ce lustre noir est aussi une forme de décor.

Poterie vernissée (céramique) :
Suit les poteries lustrées et voit le jour à l'époque carolingienne.
La terre déjà cuite reçoit un vernis transparent à base de plomb qui peut être coloré grâce à des oxydes métalliques verts, bruns ou jaunes.

Poudre de Cacao (chocolaterie) :
Poudre élaborée à partir du tourteau de cacao, utilisée pure ou avec toutes sortes d’ajouts pour l’élaboration de petits déjeuners.
La poudre de cacao est également utilisée dans les recettes industrielles, en particulier, en biscuiterie, glacerie et chocolaterie.



Poulaine (bottier) :
La poulaine était portée au moyen age. C'était une chaussure pour homme à bout pointu qui remonte. Ces bouts étaient maintenus à l'aide de baleines et de garnitures, parfois attachées aux genoux avec des chaînettes et elles pouvaient atteindre 60 centimètres de long, la longueur étant proportionnelle au rang et à la fortune.

Poulet (horlogerie) :
Petit écrou, généralement dépourvu de faces, qui immobilise le timbre d’une pendule sur son pied.


Poupée (horlogerie) :
Pièce d’un tour recevant les broches et coulissant sur la perche.

Pourrir (boulangerie) :
Verbe utiliser pour qualifier un levain qui n'a plus de force, dont le pouvoir de fermentation a disparu.

Pousse (boulangerie) :
Gonflement de la pâte lors de la fermentation.

Pousse insuffisante (boulangerie) :
Lors de la confection des levains, se dit d'une pâte trop jeune.

Praline (chocolaterie) :
La praline désigne deux confiseries différentes :
- soit une amande cuite dans du sucre bouillant,
- soit un épais bonbon de chocolat fourré et enrobé de chocolat.

Praliné (chocolaterie) :
Pâte broyée plus ou moins finement, composée de sucre en poudre, amandes et/ou de noisettes grillées au four et caramélisées.

Premier pas (bottier) :
Le premier pas est une chaussure destinée au jeune enfant qui commence à marcher. Elle est tout particulièrement conçue pour aider l'enfant qui débute dans la marche en position debout (renforts latéraux, soutien plantaire, semelle antidérapante, contrefort rigide allant bien vers l'avant).

Presse à percussion (reliure) :
Presse horizontale en bois ou en fonte avec deux plateaux dont l'un est mobile, et dont le serrage se fait à l'aide d'un volant qui percute pour un meilleur serrage.

Presse à rogner (reliure) :
Presse verticale en fonte permettant de maintenir le livre vertical lors des opérations de grecquage, de pose de la mousseline, de l'endossure lorsqu'elle est équipée de ses mâchoires d'étau, du rognage des cartons avec le fût à rogner.

Prise (céramique) :
Temps nécessaire à la formation d'un objet par coulage dans un moule poreux (prise d'épaisseur).

Prise de pinces (imprimerie) :
Bande de papier non imprimable sur la largeur de la feuille par laquelle cette dernière est saisie et maintenue durant l'impression (Impression).




Profilage (menuiserie) :
Opération par laquelle on donne une forme déterminée à une pièce de bois (ex : feuillure, moulure, rainure).

Prélart (batellerie) :
Bâches servant à recouvrir des panneaux de pont, éventuellement à obstruer une voie d'eau.

Prémontage (imprimerie) :
Montage des épreuves de lecture, approche de la mise en page définitive (Studio).

Préparation de copie (imprimerie) :
Opération de relecture avant calibrage avec indication des différentes valeurs de titres, de sous-titres, d'inter-titres, de capitales, de bas-de-casse.

Prétirage (imprimerie) :
Tirage à une quantité limitée d'exemplaires non définitifs (Edition).

Pump (bottier) :
Le pump est une ballerine plate ou avec un talon pour adulte comportant une bride sur le coup de pied. Elle s'appelle également Baby.

Pâte de Cacao (chocolaterie) :
C’est une pâte qui est obtenu après le broyage de fèves de cacao décortiquées et dégermées.

Pâton (boulangerie) :
Morceau de pâte fermentée destiné à former un pain.

Pâtonner (boulangerie) :
Réserver dans une corbeille une partie de la pâte qui servira de levain pour la fournée suivante.

Période (horlogerie) :
En horlogerie on appelle période la durée d’une oscillation. Le nombre de périodes ou d’oscillations par seconde est appelé fréquence en physique et s’exprime en hertz. Comme la fréquence des pendules est très petite (0,5 à 4 hertz) les horlogers ont pour habitude de l’exprimer en oscillations par heure, et encore plus fréquemment en alternance par heure puisque à chacune d’elle une dent de la roue d’échappement est libérée.

Pétrin (boulangerie) :
Nom de la cuve en bois où le boulanger d'autrefois pétrissait la pâte à pain.
Aujourd'hui, nom de la machine qui fait le travail du pétrissage.

Pétrissage (boulangerie) :
Action de pétrir, travail de la pâte.

Pétrisseur (boulangerie) :
Ouvrier boulanger qui pétrit la pâte à la main ou mécaniquement.

Quadrichromie (imprimerie) :
Sélection photographique, dans les 3 couleurs primaires et le noir, destinée à la reproduction la plus fidèle possible des teintes du document de base (Photogravure et impression).

Quadrilobe (héraldique) :
Ornement gothique formé de quatre lobes en arcs brisés.

Quantième (horlogerie) :
Numéro d’ordre du jour dans le mois.

Quartz (céramique) :
Forme cristalline de la silice (dioxyde de silicium = SiO2). Utilisé comme "ossature" des pâtes, il assure leur tenue à la cuisson.
Le sablon est du quartz en grains fins.

Quatre cent jours (horlogerie) :
Pendule à poser, généralement sans sonnerie et sous globe fonctionnant avec un pendule de torsion à quatre bras terminés par des boules.
L’appellation est due à la durée de marche possible de la pendule.

Quatre-épices (cuisine) :
Mélange d'épices généralement composé de poivre blanc, de girofle pulvérisée, de gingembre et de muscade râpée utilisé pour parfumer les ragoûts, civets, terrines et plats de gibiers.

Quenelle (cuisine) :
Préparation, en forme de boulette ou de petit cylindre, à base de viande, d'abats, ou de poisson finement hachés, incorporée à une pâte de farine ou de mie de pain, que l'on sert telle quelle accompagnée d'une sauce ou dans une garniture de pâté chaud : vol-au-vent, bouchée à la reine.

Queue (céramique) :
Familier, désigne les anses (ex: queues de tasses).

Queue (reliure) :
Tranche inférieure du livre.


Queue d'aronde (menuiserie) :
Tenon en forme de queue d’hirondelle, pénétrant dans une encoche de même forme pour constituer un assemblage.

Rabot (menuiserie) :
Outil servant à aplanir, à rendre plate une surface. Raboter une pièce de bois.
Exemples de rabot : guillaume, varlope.


Raccord (menuiserie) :
Pièces assemblées à l’aide de colle et tourillons pour faire des panneaux, des étagères.

Racle ou Rable (boulangerie) :
Outil en fer permettant de ramener les braises du four vers la porte après la phase de chauffage.

Radier (batellerie) :
Fond maçonné d'une écluse ou d'un ouvrage d'art.


Ragréer (menuiserie) :
Finir une surface de bois en la rendant plate et lisse.

Rainage (imprimerie) :
Ecrasement du papier par un filet raineur afin de faciliter un pliage net pour tout grammage au-dessus de 170 grammes (Edition).

Rame (imprimerie) :
500 feuilles identiques d'un certain format (Papier).

Ramette (imprimerie) :
500 feuilles de papier dans un format obtenu par massicotage d'une rame, le format le plus courant étant 21 x 29,7 centimètres (in quarto, A4) (Papier).

Ramolayé (bijouterie) :
Mise en relief d'une gravure obtenue à l'aide d'un burin.


Ramponneau (tapissier) :
Un des marteaux aimantés du tapissier.

Raquette (horlogerie) :
Pièce mobile comportant deux goupilles entre lesquels est maintenu le spiral d’un balancier circulaire.
Le déplacement de la raquette entraîne une modification de la longueur active du spiral et donc une modification du réglage.

Rectifier (parfumerie) :
Débarrasser, par distillation, une matière première de ses impuretés.

Recto (imprimerie) :
Face d'une feuille, la première imprimée ou face d'un feuillet (Impression).
Page de droite dans un livre. Antonyme : verso (Edition).

Recuit (horlogerie) :
Traitement thermique utilisé surtout pour les alliages métalliques, consistant à maintenir le matériau ou la pièce à une température donnée pendant un temps déterminé de façon à modifier sa résistance à l’usinage ou à la déformation.
Le recuit était particulièrement important lors de l’emboutissage du feuillard de laiton utilisé pour les couronnements de Comtoise.

Redressement (menuiserie) :
Action de rendre une surface plate. Synonyme de dégauchir.

Refente (imprimerie) :
Séparation de plusieurs éléments d'impression sur une même feuille (Façonnage).

Relais (lissier) :
Interruption de la trame entre deux fils de chaîne.
Les relais servent de raccords aux couleurs et sont ensuite cousus ou bien conservés dans un but décoratif.

Relever les ciselures (construction) :
Tailler les ciselures autour d'un parement pour les dresser.
Une ciselure est dite relevée lorsque tous les coups de ciseau sont marqués parallèles entre eux.


Religieuse (horlogerie) :
Type d’horloges à poser généralement rectangulaire, en bois noir et portant très peu d’ornements, réalisées à partir du règne de Louis XIII.
Le cadran qui occupe pratiquement toute la face avant est généralement composé d’un cerclage en étain ou en laiton posé sur un tissu en velours ou sur une plaque de métal enjolivée.

Rempli (reliure) :
Partie de la peau, du papier ou de la toile qui est repliée et collée sur l'intérieur des plats.

Rendu (horlogerie) :
Les horlogers ont l’habitude de dire d’un ressort qui a perdu sa force qu’il est rendu.

Renforcer (parfumerie) :
C'est augmenter la puissance ou la ténacité d'un, de plusieurs ou de la totalité des éléments d'une composition.

Repassage (céramique) :
Retouche d'une finition sur pièces crues.

Repasse (céramique) :
Recuire un objet retouché.

Repercé (bijouterie) :
Ajour d'une feuille de métal à l'aide d'une scie et d'une lime, selon un tracé défini.

Repiquage (Repiquer) (imprimerie) :
Impression complémentaire d'un ouvrage déjà imprimé (Impression).

Replantage (horlogerie) :
Action qui consiste à re-créer le point de pivotement au bon endroit lorsqu’il s’agit d’une roue, ou bien de remplacer son extrémité lorsqu’il s’agit d’un axe.
Dans le premier cas on utilise un compas aux engrenages (cf. plus haut) ou une potence, dans le deuxième le tour d’horloger.


Report (imprimerie) :
Terme désignant le passage de l'état de film à l'état de forme imprimante (plaque, écran,...).

Repos (horlogerie) :
Dans les échappements à repos la roue d’échappement, qui vient d’être libérée et de parcourir la ‘’chute’’, entre en contact avec une surface concentrique à l’axe de l’ancre. La roue d’échappement n’avance plus alors que le pendule parcourt l’arc ascendant et une partie de l’arc descendant, avant que l’ancre ne libère une de ses dents et que la roue avance de nouveau, quittant ainsi le repos.

Reprofilage (céramique) :
Rectification du profil des calibres ou des rollers après usure.

Repérage (repérer) (imprimerie) :
Mise en place exacte de chaque forme imprimante pour obtenir un placement exact des couleurs les unes par rapport aux autres (Impression).

Ressort (horlogerie) :
Vers 1450 sont construites les premières horloges à ressort, apparemment en Flandre ou en Bourgogne. On sait avec précision en revanche que Jehan de Lycbourg construisit en 1459 pour le roi de France, Charles VII, la première horloge expressément mentionnée comme étant à ressort.
Contrairement aux poids qui exercent une traction de force constante, les ressorts délivrent une énergie qui décroît au fur et à mesure du désarmage.
Ce problème commença de trouver une amélioration au cours du XVIème siècle grâce à l’adaptation de régulateur comme le stackfreed allemand puis de la fusée en France. (Cf. stackfreed et fusée).
Au XVIIIème les ressorts étaient souvent signés par le fabricant, ce qui donne une indication de date précise lorsqu’ils sont toujours en place.

Ressort fil (horlogerie) :
Ressort de rappel, souvent lié à la sonnerie, qui est constitué d’un fil d’acier trempé commençant par une partie vissée qui permet de l’assujettir à la platine qui le porte.
Contrairement au ressort lame qui travaille par pression longitudinale le ressort file travaille par torsion.

Retiration (imprimerie) :
Impression simultanée des deux côtés de la feuille, recto et verso, ou retournement de la feuille imprimée recto pour l'impression verso sans changement de forme (Impression).

Retirement (batellerie) :
Enlèvement d'un bateau coulé.

Retrait (céramique) :
Rétrécissement de la pâte lors des opérations de séchage et cuisson.
On distingue :
- le retrait de séchage dû au départ de l'eau de façonnage,
- le retrait de cuisson dû au tassement de la pâte sous l'effet des transformations physico-chimiques de la cuisson (déshydratation, décarbonatation, vitrification, etc...),
- le fluage, retrait dû aux forces gravitationnelles sur la pâte à chaud.

Revenu (horlogerie) :
Opération de réchauffage d’une pièce trempée jusqu’à une certaine température dont la valeur lui confère une couleur particulière et une résistance différente.
Le terme vient des forgerons qui lorsqu’ils trempaient une hache, chauffaient à blanc le fil de la lame avant de la plonger dans l’eau. La chaleur emmagasinée par le reste du bloc de métal faisait que l’extrémité refroidie brusquement regagnait petit à petit de la chaleur et se colorait à nouveau sous l’action de se ‘’revenu’’ de chaleur.
Le revenu bleu est très utilisé en horlogerie, soit pour unifier esthétiquement des pièces en acier (vis, ressorts, détente…) soit pour donner plus d’élasticité et moins de fragilité comme dans le cas des ressorts.
Le revenu jaune quant à lui est utilisé pour les outils de traçage ou pour l’extrémité des broches de tour.

Revidage (céramique) :
Vider la barbotine d'un moule à ciel ouvert après la prise.

Rhabillage (horlogerie) :
Ensemble des opérations qui composent une réparation digne de ce nom : démontage, nettoyage, bouchonnage, brunissage des pivots, corrections éventuelles de pièces, remontage, huilage, réglage.
Il n’est pas rare, surtout sur les montres, de trouver l’abréviation Rh suivie d’une date comme preuve d’une révision antérieure.

Richelieu (bottier) :
Chaussure basse possèdant sur la languette deux empiècements en forme d'oreilles sur lesquels sont posés les lacets. Le nom peut s'employer aussi avec une tige recouvrant la cheville.

Rissoler (cuisine) :
Griller à feu vif de manière à colorer.

Rochet (horlogerie) :
Roue dont les dents pointues, rappelant celles d’une scie, sont immobilisées par un cliquet.
Ce dispositif complété par un ressort qui maintient le cliquet en pression sur le rochet forme l’encliquetage, indispensable au remontage puisqu’il autorise la rotation dans un sens et l’interdit dans l’autre.

Rodico (horlogerie) :
Pâte composite assez semblable à de la pâte à modeler servant à débarrasser les petites pièces des poussières et impuretés diverses en emprisonnant la saleté sans coller aux surfaces sur lesquelles on l’applique.

Rognure (rogner) (imprimerie) :
Mise au format définitif d'un ensemble de feuilles au massicot (Façonnage).

Rognures (céramique) :
Déchets de pâte issus du façonnage destinés au recyclage.

Roller (céramique) :
Tour mécanique servant au façonnage de la platerie ronde sur moule de plâtre.

Romain (imprimerie) :
Tout caractère aux jambages verticaux. Antonyme : italique (Typographie).

Rosace (carreleur/mosaïste) :
Finition d’une bordure avec une pierre de mosaïque pour cacher les coupes (genre bonde de douche) et non l’inverse.

Rotative (imprimerie) :
Machine à imprimer en continu, utilisant du papier en bobines (Impression).

Roue (horlogerie) :
En horlogerie une roue possède au moins vingt dents, sinon elle devient pignon et perd ses dents qui deviennent des ailes.
Les différentes parties de la roue sont la serge qui porte la couronne de dents, les bras qui forment le croisage et le moyeu qui se fixe sur la siette pour se solidariser avec l’axe au moyen d’une soudure ou d’une rivure.

Roue de champs (horlogerie) :
Roue qui permet de faire passer un train de rouage d’un plan vertical à un plan horizontal, ou l’inverse en créant un engrenage d’angle.
La roue de champs se trouve par exemple juste avant la roue de rencontre dans un échappement à verge.

Roue de compte (horlogerie) :
Cf. : Chaperon

Rouf (batellerie) :
Toiture surélevée d'un logement au-dessus du pont. Se dit aussi rouffle dans la batellerie.

Rough (imprimerie) :
Esquisse réalisée au feutre d'un projet de mise en page, d'une photo à réaliser... (Studio).

Roulage (rouler) (imprimerie) :
Action de faire tourner la machine après réglage d'une bonne feuille (Impression).

Roulant (horlogerie) :
Nom donné aux ébauches de mouvement de Paris fabriqué à partir de 1810, sans doute à cause de la forme ronde qu’ils avaient pris alors que leurs ancêtres comportaient un plat à 6h.

Roule-goupille (horlogerie) :
Outil constitué d’un corps cylindrique percé, terminé par un mandrin.
Ce dernier est fait d’une bague de serrage entourant une pièce de maintient, appelée morille, qui comprend 3 ou 4 lèvres généralement en acier.
Lorsque l’on tourne la bague celle-ci vient appuyer sur l’extérieur des lèvres et les fait plaquer sur la pièce qui y a été introduite.
A l’origine la pièce en question était une tige d’acier ou de laiton que l’on limait pour former les goupilles à la main, d’où le nom de roule goupille.

Roulé (pli) (imprimerie) :
Pli(s) parallèle(s), une extrémité rejoint l'autre en pliant cette dernière toujours sur elle-même et dans le même sens.

Roussir (cuisine) :
Cuire à feu vif pour obtenir une couleur rousse.

Routage (router) (imprimerie) :
Toute opération d'envois groupés à des adresses particulières (Edition).

Roux (cuisine) :
Principe de base pour faire une béchamel, pour épaissir une sauce ou une crème: faire fondre 2 c. à soupe de beurre dans une casserole.
Hors du feu, incorporer la même quantité de farine au fouet ou à la cuillère de bois.
Chauffer le mélange quelques minutes.
Le roux peut être blanc, blond ou brun selon le temps de cuisson. Le degré de coloration dépend de la sauce : blanche, claire ou brune.

Ruban (cuisine) :
Terme décrivant l’aspect d’un mélange de jaunes d’œufs et de sucre en poudre qui, lorsqu’il devient assez homogène et lisse, coule de la spatule ou du fouet sans se casser et formant ainsi « un ruban ».

Rubis (horlogerie) :
C’est vers 1700 que le genevois Nicolas Fatio inventa, à Londres, les paliers en pierre et utilisa le premier les rubis percés comme coussinets de pivotement.
Cette invention concourut énormément à la renommée que prit l’horlogerie anglaise au cours du XVIIIème siècle.

Râble (cuisine) :
Partie inférieure et charnue du dos du lapin : le choix du gourmet.

Râteau (horlogerie) :
Pièce de la sonnerie dont la profondeur de chute sur une autre pièce, un limaçon en général, détermine le nombre de coups sonnés.
Les sonneries à râteau sont dites indécomptables car le limaçon étant presque toujours solidarisé avec une roue, le fait de tourner les aiguilles sans laisser s’effectuer les sonneries ne crée par de décalage comme c’est le cas pour les sonneries à roue de compte qui fonctionnent séquentiellement.

Réduire (cuisine) :
Faire chauffer un liquide pour le faire diminuer par évaporation. Plus le liquide est réduit, plus sa consistance devient épaisse et concentrée en goût.

Réduire à sec (cuisine) :
Faire chauffer un liquide jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune trace de liquide dans la casserole… sans pour autant laisser brûler la réduction.

Réessuyage (éramique) :
Raffermissement et séchage dans le moule de l'intérieur d'une pièce coulée après revidage.

Réfractaire (céramique) :
Réfractaire


Nom désignant les accessoires de cuisson.
Matière résistante aux températures de cuisson.

Réglage (horlogerie) :
Le réglage des horloges et pendules dépend d’un certain nombre de facteurs : l’état d’encrassement du rouage, l’usure du mécanisme et/ou de ses ressorts, les variations de températures…et la longueur du balancier.
C’est sur ce seul point que le non professionnel peut agir en procédant de la façon suivante : remonter la lentille du balancier si le mécanisme prend du retard et en descendant la lentille pour corriger de l’avance.
Sur certaines pendules une correction plus fine est possible grâce à un carré situé au-dessus du chiffre douze. La logique voudrait que l’on tourne vers la gauche pour faire retarder et vers la droite pour faire avancer, mais elle n’est pas toujours respectée et seule l’expérimentation pourra confirmer le sens. Enfin, dans le cas de suspension à fil de soie, il existe parfois une tige terminée par un bouton, situées à l’arrière de la pendule, sur laquelle s’enroule le fil. On déroulera du fil si le mécanisme avance et l’inverse pour le retard.
On part bien évidemment ici de l’hypothèse où la pendule est calée correctement et que son tic tac est donc régulier. (cf. calage).

Régulateur (horlogerie) :
Horloge murale de grande précision comportant un cabinet en bois rectangulaire et un long balancier la plupart du temps compensé.
Les plus précis sont équipé d’échappement à chevilles ou à détente. Ils servaient aux horlogers pour régler les pièces qu’ils révisaient ou fabriquaient avant l’avènement de l’horloge parlante et des chronos comparateurs.

Réserve (imprimerie) :
Partie ou texte défoncé au trait sur négatif d'une ou plusieurs couleurs (Studio et photogravure).

Réserver (cuisine) :
Laisser en attente.

Résine (parfumerie) :
Terme générique désignant les exsudations solidifiées de certains végétaux. (Voir aussi Baume).

Résinoïde (parfumerie) :
Produit résineux obtenu par le traitement aux solvants volatils de certains baumes, gommes, résines ou parties sèches de produits naturels.
Il est utilisé en général comme élément de la note de fond.

Résolution (imprimerie) :
Degré de finesse d'une reproduction ou d'un flashage (Photocomposition et PAO).

Rétro-olfaction (chocolaterie) :
Rétro-olfaction

La rétro-olfaction est le mécanisme physiologique permettant de percevoir à partir du système olfactif les caractéristiques aromatiques (les flaveurs) des aliments qui sont contenus dans la bouche : les arômes suivent une trajectoire passant en arrière du palais pour atteindre les fosses nasales.

Cette opération s’effectue plus ou moins automatiquement au cours de la mastication et de la déglutition, elle peut être forcée pour permettre une meilleure analyse de l'aspect aromatique des aliments.
C'est cette opération que devra pratiquer un dégustateur cherchant à décrire en détail le profil aromatique d'un produit alimentaire comme le chocolat.

Rôtisson (cuisine) :
Petit rôti.

Sablage (céramique) :
Procédé à base de sable fin qui sert à aviver l'or terni des pièces sortant du four de cuisson décor.

Sablon (céramique) :
Sable siliceux fin utilisé pour supporter les formes de biscuits délicates à la cuisson (sable de fontainebleau par ex.).

Sabot (bottier) :
Le sabot comprend une tige en cuir fermée au bout et sans contrefort (comme la mule) mais montée sur une semelle de bois.
C'est aussi une mule sculptée avec des gouges, entièrement en bois que l'on portait, jadis, pour le travail des champs ou dans les pénitenciers. Elle était réalisée souvent en orne, aulne, frêne ou peuplier par les sabotiers.

Sabot de Bethmale (bottier) :
Le sabot de Bethmale est un sabot originaire de la vallée de St Girons (Pyrénées).
Sa fabrication date d'une tradition du Moyen Age où les futurs mariés devaient convaincre leur future belle famille en réalisant ce type de sabot.
Réalisé dans une seule pièce de bois, sa confection n'est pas aisée. La pointe symboliquement servait à accrocher le cœur de la fiancée, son côté pratique permettait d'enlever la neige sous l'autre sabot.

Saignée (menuiserie) :
1 :Entaille profonde et de faible largeur faite à l’aide d’un outil tranchant.
2 : Entaille faite dans le tronc d’un arbre sur pied pour en extraire un liquide (latex, résine).


Saint Honoré (pain de) (boulangerie) :
En forme de croix il était destiné à célébrer Saint Honoré le patron des boulangers et des pâtissiers de France dont la fête est le 16 mai.

Saisir (cuisine) :
Colorer un aliment à feu vif sans le cuire. Pour la viande, on saisit une tranche des deux côtés et un rôti sur toutes ses faces. Cette méthode permet d'emprisonner le sang et empêcher la viande de se déshydrater pendant la cuisson.

Salamandre (cuisine) :
Une salamandre est un appareil de cuisson constitué essentiellement d'un plafond rayonnant. L'appareil peut soit avoir la forme générale d'un four de cuisine à l'intérieur duquel les préparations peuvent être déposées à des hauteurs différentes, soit être constitué d'une voûte mobile (et donc être ouvert sur les côtés).

La chaleur intense émise par l'élément chauffant fait de la salamandre un appareil additionnel servant surtout aux professionnels de la restauration pour brunir, gratiner ou réchauffer rapidement, mais qui peut aussi servir d'appareil de cuisson additionnel pour certaines préparations plus élaborées.

Salomé (bottier) :
Le salomé se repère à la façon dont l'empeigne se prolonge sur le cou-de-pied par une lanière centrale dans laquelle on passe la bride de fermeture. C'est soit une chaussure de petite fille, soit, en adulte, une chaussure de dame plutôt confort.

Sandale (bottier) :
La sandale correspond à une chaussure de femme ouverte, formée d'une simple semelle retenue par des cordons ou des lanières.

Sans gène (bottier) :
Le sans gène est une chaussure d'homme fermée souvent utilisée dans les campagne qui comprend une languette et deux élastiques qui permettent de l'enfiler très facilement.

Santiag (bottier) :
La santiag est une botte mixte avec un talon biseauté plus ou moins haut, même pour les hommes, un bout pointu, un semellage épais, souvent avec la tige brodée avec des motifs colorés (aigle…). La plupart sont fabriquées au Mexique.

Satiné (passementerie) :
Recouvert verticalement d'une nappe de fils.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/satine.jpg

Saturation (imprimerie) :
La couleur est saturée lorsqu'elle atteint son niveau d'intensité maximum.

Saumurer (cuisine) :
Procédé d'assaisonnement ou de conservation à base de sel, de sucre et d'aromates, soit liquide soit à sec.

Saut de lit (bottier) :
Le saut de lit est une chaussure d'intérieur ne comportant pas de contrefort. Elle s'appelle également mule d'intérieur.

Sauter (cuisine) :
Faire dorer des éléments culinaires à découvert dans un corps gras.

Sautereau (céramique) :
Outil tranchant pour découper le bord des assiettes calibrées.

Sauterelle (batellerie) :
Bras servant au débarquement de personnes et d’objets dans les endroits difficiles d’accès.

Savate (bottier) :
La savate est un vieux soulier fort usé.

Saxe (céramique) :
En 1709, dans la région de Meissen en Saxe, un apothicaire-alchimiste du nom de Johann Friedrich Böttger découvre le procédé de fabrication de la porcelaine blanche de Chine.

Scanner (imprimerie) :
Procédé de photogravure faisant appel à l'analyse électronique des couleurs de l'image (Photogravure).
Appareil permettant l'analyse électronique d'une image dans le but d'en traiter les couleurs et d'en retravailler les contours (PAO).

Seconde (horlogerie) :
Jusqu’en 1967 la seconde était la 86400ème partie des jours solaires de l’année 1900.
Le 13 octobre 1967 la Conférence des Poids et Mesures a adopté la définition suivante : la seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre deux niveaux hyper fins de l’état fondamental de l’atome de césium 133.

Secrétaire (menuiserie) :
Meuble à tiroirs et à casiers équipé d’ une surface pour écrire pouvant être retirée .

Seigle (pain de) (boulangerie) :
C'est un pain pour lequel la farine mise en œuvre est au moins pour les 2/3 une farine de seigle, le restant étant du blé.

Semences (tapissier) :
Avec les pointes et la bossette, les semences forment l'une des trois grandes familles de "clous" utilisés par le tapissier.

Senteur (parfumerie) :
Ce qui frappe l'odorat.

Serre-joint (menuiserie) :
Outil utilisé par les ajusteurs, les menuisiers, les ébénistes, et les monteurs pour assembler provisoirement entre eux les éléments d’ un ensemble afin d’en assurer le serrage pendant la prise de la colle .

Servante (menuiserie) :
Support mobile qui offre un point d’appui à la partie en équilibre d’une pièce large travaillée sur les établis ou sur les machines.

Siccomètre (imprimerie) :
Appareil pour mesurer le temps de séchage des encres.

Sigillographie (héraldique) :
Science auxiliaire de l'histoire qui a pour objet l'étude des sceaux.

Sigle (imprimerie) :
Graphisme des lettres d'une société ou d'un organisme (Studio).

Signe (imprimerie) :
Unité de comptage du texte. Chaque lettre, signe de ponctuation et les blancs sont comptés.

Signet (imprimerie) :
Document imprimé, relié au dos par un ruban.
Ruban marque-page d'un livre (Edition).

Sillage (parfumerie) :
Impression olfactive perçue dans l'atmosphère au passage d'une personne ayant utilisé un produit parfumant.

Simili (imprimerie) :
Image demi-teinte tramée réalisée d'après un document comprenant des dégradés de valeurs (Photogravure).

Sirop (cuisine) :
La technique est simple, seules les quantités varient selon l'usage. Il suffit de faire bouillir du sucre et de l'eau jusqu'à la consistance désirée:
Sirop léger (3 portions d'eau pour 1 portion de sucre) - s'utilise en pâtisserie au pinceau ou pour humidifier et apporter une nouvelle texture à un gâteau.
Sirop moyen (2 portions d'eau pour 1 portion de sucre) - idéal pour sucrer les cocktails, les thés glacés, etc.
Sirop épais (1 portion d'eau pour 1 portion de sucre) - pour confire fruits et légumes.


Snow boot (bottier) :
Le snow boot est une chaussure de caoutchouc jadis utilisée comme protection mise sur les chaussures par mauvais temps.

Socque (bottier) :
La socque (ou bernoise) est une chaussure recouvrant la cheville, souvent en feutre, montée sur une semelle de bois fermée par une patte prolongée par une boucle.

Sole (boulangerie) :
L'âtre du four souvent en terre de potier (argile siliceuse), parfois en carreaux de glaise ou en briques tendres; dans les campagnes beaucoup sont constitués par de grandes dalles de pierre.

Sole (céramique) :
Partie inférieure d'un four.
Cellule ou base d'une charge de cuisson.

Soliflore (parfumerie) :
Une seule note florale est recherchée; c'est le début de la parfumerie moderne. On copie la nature, on essaye de reconstituer et de styliser une rose, un jasmin, une violette, un lilas, un muguet...

Solution (parfumerie) :
Liquide homogène contenant un corps dissout.
Préparation diluée de certains produits odorants ou de concentrés de parfum (solution alcoolique).

Sommaire (imprimerie) :
Enumération des titres de chapitre d'un ouvrage avec pagination indiquée (Edition).

Sonnerie (grande) (horlogerie) :
Un mécanisme est dit à grande sonnerie lorsque les heures sont répétées à chaque quart.
On la rencontre essentiellement sur des comtoises et des neuchâteloises.

Sonnerie (horlogerie) :
Il existe deux grandes familles de sonneries : les sonneries à délai et les sonneries sans délai.
Le délai est une préparation à la sonnerie qui s’effectue dans les dix minutes qui précèdent la sonnerie elle-même.
Le rouage de sonnerie est déjà en prise, la détente d’arrêt est libre, seule la goupille de délai retient encore toute la force. Lorsque l’extrémité de la détente de déclenchement échappe de la goupille de la chaussée, le rouage se met en mouvement et la pendule sonne.

Sonnerie au passage (horlogerie) :
Dans certaines horloges, comme les Comtoises du XVIIIème par exemple, la sonnerie de la demie n’est pas liée au rouage de sonnerie des heures.
Le bras du marteau, ou une détente qui agit sur lui, est levé par une pièce qui le laisse retomber à chaque heure. Ce système fut d’abord utilisé sur des horloges dotées simplement d’un rouage de mouvement, comme les horloges de monastère du XVème, et signalait le passage des heures sans en décompter le nombre.
Il fut ensuite juxtaposé à un rouage de sonnerie, ce dernier se chargeant uniquement des heures et parfois de leurs répétitions. Par la suite l’ensemble des déclenchements et leurs décomptes fut dévolu au rouage de sonnerie.

Sonnerie aux quarts (horlogerie) :
Sonnerie sonnant et décomptant les quarts.
Le décompte se fait soit par un nombre de coup augmentant à chaque quart, soit par une mélodie différente à chaque quart appelée carillon dès lors qu’il a plus de deux sons.

Sonnerie à chaperon (horlogerie) :
Le chaperon ou roue de compte effectue un tour en douze heures et présente des bosses et des creux. L’extrémité de la détente d’arrêt chemine en appui sur sa périphérie et tant qu’elle se trouve sur une bosse elle laisse passer la goupille d’arrêt. La pendule sonne donc plus ou moins de coups en fonction de la longueur de la bosse. Lorsque l’extrémité de la détente d’arrêt est dans un creux un seul coup est sonné. Ce type de sonnerie présente l’inconvénient d’être décomptable, c’est à dire de pouvoir se décaler si l’on déplace les aiguilles sans respecter chaque déclenchement de la sonnerie.

Sonnerie à la demande (horlogerie) :
Dispositif permettant de déclencher la sonnerie par tirage sur un cordon ou pression sur un bouton.
Cette fonction présente peu d’intérêt de nos jours où une pression sur un interrupteur procure de la lumière mais facilitait grandement la vie du contemporain de Louis XVI qui voulait savoir l’heure la nuit.
Selon le degré de sophistication du mécanisme la sonnerie décompte l’heure seule, l’heure et le quart révolu, l’heure puis le quart et le minutes révolues. (cf. sonnerie à tirage)

Sonnerie à râteau (horlogerie) :
Contrairement à sa consœur à chaperon, la sonnerie à râteau est indécomptable.
Le nombre de coups sonnés est déterminé par la chute plus ou moins grande d’un palpeur du râteau sur une pièce en forme de limaçon. Le limaçon étant lié à la roue des heures, il ne peut donc pas y avoir de décalage entre l’heure indiquée par les aiguilles et le nombre de coups sonnés.
Sur la plupart des horloges comtoise il ne s’agit pas d’un râteau mais d’une crémaillère, encore appelée échelle.

Sonnerie à tirage (horlogerie) :
Système déclenchant la sonnerie uniquement à la demande par tirage sur une cordelette qui pend de la pendule ou de l’horloge.
Ce système, très utilisé sur les cartels d’alcôve, permettait de ne pas subir le décompte de chaque heure, demi voire quart alors que l’on essaie de s’endormir !
Parfois appelée aussi sonnerie à la demande elle est plus ou moins sophistiquées et donc précise. Les plus simples indiquent seulement les heures, les plus élaborées nécessitent plusieurs timbres afin de différencier les heures, quarts et minute révolues. Exemple pour 3h52 : 3 ding pour les heures puis 3 ding-dong pour les trois quarts puis 7 dong pour les minutes en plus des quarts sonnés.

Soulier (bottier) :
Le soulier est le mot générique qui désigne une chaussure qui couvre le pied et qui s'attache par dessus. Se disait soulay en vieux bourguignon et seulet ou soulé en vieux picard.

Sous-pièce (céramique) :
Partie amovible d'un moule permettant des formes à contre dépouille.

Spartiate (bottier) :
La spartiate est une sandale à longues lanières qui se nouent autour du mollet.

Spectrométrie (parfumerie) :
Mesure d'analyse physique complémentaire de la chromatographie pour étude et contrôle des éléments utilisés en parfumerie.

Spit out (céramique) :
Nom anglais (crachat) qui désigne l'état de surface rugueux de l'émail dû à de petites bulles.

Spécimen (imprimerie) :
Essai de composition d'une partie d'un texte dans un caractère donné pour accord (Edition).

Squelette (horlogerie) :
Pendule où le mécanisme est apparent et les platines supportant les rouages très souvent réduites au minimum afin de libérer au maximum la vue sur le mécanisme.

Stabilité (parfumerie) :
Propriété d'un parfum peu sensible aux diverses altérations physico-chimiques.

Stackfreed (horlogerie) :
Système régulateur de la force des ressorts mis au point en Allemagne du Sud vers 1525.
Il s’agit d’une lame ressort qui appuie plus ou moins fortement sur le pourtour d’une came portée par l’axe de barillet. On place la partie la plus proéminente de la came de sorte que le stackfreed crée un freinage fort au début du désarmage et que celui celui-ci diminue au fur et à mesure que le ressort se détend dans le barillet. (cf. barillet)

Stencil report (céramique) :
Technique de transfert de décor au papier de soie à partir d'un écran de sérigraphie.

Stilleto (bottier) :
Le stilleto est un escarpin très chic et sexy à talon aiguille dont la particularité est d'avoir un talon très haut qui reste fin jusqu'à la semelle. On l'appelle également talon-crayon.

Suc (cuisine) :
Partie caramélisée qui se dépose au fond d'une poêle ou d'une casserole après cuisson.

Suer (cuisine) :
Faire chauffer des légumes dans un corps gras en les remuant afin de mélanger leurs sucs au gras de cuisson. Technique qui se fait généralement à feu moyen sans coloration. On utilise souvent ce terme pour les oignons. Les cuire doucement dans un corps gras jusqu'à ce qu'ils deviennent mous et transparents.

Sui generis (parfumerie) :
Locution latine signifiant "de son genre". En parfumerie, odeur sui generis : de son espèce.

Support (parfumerie) :
En parfumerie, terme utilisé pour désigner certains produits, tel l'alcool éthylique, destinés à mettre le parfum en valeur.

Suprêmes d'agrumes (cuisine) :
Pour un agrume, se dit de la chair débarrassée de son écorce et de sa petite pellicule qui enrobe chaque quartier. Pour une volaille, le terme " suprême " désigne la poitrine sans peau et sans os.

Surfacé (imprimerie) :
Papier ayant reçu un apport en surface afin de réduire le peluchage (Papier).




Suspension (horlogerie) :
Pièce qui permet l’accrochage et l’articulation du balancier.
Les premières suspensions étaient réalisées en boyaux ou en crin de cheval. On utilisa ensuite le fil de soie, avant d’adopter définitivement au court du XIXème siècle les suspensions métalliques.
Dans ce type de suspension une ou deux lames métalliques très fines sont emprisonnées en partie haute et en partie basse entre deux plaques de laiton rivées. La partie haute est fixée au pont de suspension, la partie basse reçoit le balancier qui vient s’y crocheter.
La plus connue est celle qui fut brevetée par Achille Brocot, qui lui donna son nom, vers 1860, et qui permet d’affiner le réglage du balancier par la rotation d’une tige terminée par un carré, traversant le mécanisme, accessible au-dessus du XII du cadran.
Par un système d’engrenage d’angle, on déplaçait une pièce emprisonnant la lame de la suspension et, faisant ainsi varier son point de flexion, on modifiait la longueur active du balancier donc le réglage.

Sèvres (céramique) :
Manufacture de porcelaine d'état, née à Vincennes en 1738. Elle quitte Vincennes pour Sèvres en 1756 sur les instances de Mme de Pompadour.


Sérigraphie (imprimerie) :
Procédé d'impression dérivé du pochoir, utilisant un écran de soie et permettant d'imprimer sur tout support (Impression).

Tablage (ou Tabler) (chocolaterie) :
C’est l’action d’étendre le chocolat sur une table de marbre à l’aide d’une palette pour le refroidir au cours du procédé de tempérage.

Tableau ou horloge tableau (horlogerie) :
Horloge murale, souvent de taille importante, réalisée principalement à partir de 1830, dans laquelle le cadran de l’horloge remplace un motif du tableau, généralement l’horloge du clocher représenté sur le dit tableau.
Les horloges tableaux sont pratiquement toutes dotées de sonneries complémentaires à l’heure, qu’il s’agisse d’angélus, de réveil, voire de boîte à musique.

Tablette (chocolaterie) :
C’est une plaque de chocolat noir, chocolat au lait, ou chocolat blanc, fractionnable en portions. Elle peut être fourrée ou comporter des inclusions ou en carrés de chocolat

En 1879, Rodolphe Lindt inventa le procédé de conchage permettant de mélanger le chocolat pendant une durée de 72h afin de réduire la granulométrie du chocolat.
La pâte ainsi obtenue est très lisse et fondante. Cette invention, comme toutes celles qui suivirent durant cette période d’industrialisation, bouleverse le mode de consommation du chocolat qui se buvait principalement jusqu’au début du XIXe siècle.
A partir de ce moment, la consommation de chocolat se démocratise et croquer dans une barre chocolatée devient accessible au plus grand nombre.

Tablette (menuiserie) :
Pièce de marbre, de pierre, de bois, ou d’autres matériaux, avec peu d’ épaisseur, posée à plat sur l’encadrement d’une cheminée, sur l’appui d’une fenêtre, d’une balustrade, sur le haut d’un ouvrage de maçonnerie.

Tabloïd (imprimerie) :
Mot d'origine anglaise désignant un petit format de journal.

Tacotage (céramique) :
Action de supprimer les pointes de supports collées dans l'émail sous les assiettes.

Tacotin (céramique) :
Petit outil manuel à lame dure utilisé pour frapper les picots de supports de cuisson (crémaillères).

Taille-douce (imprimerie) :
Procédé d'impression en creux réalisé à l'aide d'une gravure manuelle sur cuivre (Impression).

Talocher : (carreleur/mosaïste) :
Passer la taloche (planche de bois avec une poignée).

Talon aiguille (bottier) :
Le talon aiguille se dit d'un escarpin qui possède une haute cambrure et talon de plus de 7 cms. Les talons aiguille font partie de l'attirail fétichiste et peuvent attendre des hauteurs de 15 cms sur une simple semelle et jusqu'à 30 cms avec des semelles à patins. Il est évident que les mouvements sur ces hauteurs extrêmes ne peuvent qu'être réduits.

Tambour (horlogerie) :
Partie cylindrique qui reçoit un contenant ou le supporte : tambour de barillet renfermant le ressort d’une pendule, tambour de barillet sur lequel s’enroule la corde d’une comtoise, tambour doré dans lequel s’encastre le mouvement d’une pendule portique…

Tamiser (cuisine) :
Passer un ingrédient dans une passoire pour éliminer tout grumeau ou particule : s'emploie généralement pour la farine.

Tamisier (ancien français) (boulangerie) :
Fabricant et marchand de tamis, par extension boulanger.

Tamponné (carreleur/mosaïste) :
Taper avec le manche de la truelle sur le carreaux.

Taraud (horlogerie) :
Outil coupant qui forme la partie femelle d’un filetage par arrachage du métal.
Le taraud est caractérisé par son diamètre et par le pas du filetage qu’il génère. On l’introduit dans un trou, percé à son diamètre multiplié par 0,7 à 0,8, et on tourne d’un demi-tour, on revient en arrière d’un quart, puis on repart en avant d’un demi-tour…
L’horlogerie a traversé tellement de différentes normalisations ou absences de normalisation des filetages qu’un pendulier se doit de posséder un nombre important de tarauds aux différents pas qu’il peut rencontrer : pas français, pas anglais, XIXème…

Tas (horlogerie) :
Bloc de métal généralement en acier, moins souvent en laiton sur lequel on pose une pièce que l’on souhaite frapper.
Le tas est une sorte d’enclume sans support, généralement parallélépipédique, pourvu on non de perçage et d’usinage divers.


Tas (reliure) :
Masse de fonte sur pieds courts permettant d'écraser au marteau les ficelles en sortie de carton et, de façon générale, de taper au marteau sans abîmer la table de travail.

Tasseau (menuiserie) :
Pièce de bois de petite section servant à soutenir, à maintenir, à caler une autre pièce de bois ( tablette, tiroir, etc...).

Teinture (parfumerie) :
Mot employé plus volontiers autrefois pour désigner les Infusions, (Voir Infusion).
Dissolution à froid ou à chaud des parties solubles d'un corps solide par contact prolongé avec un liquide, le plus souvent alcoolique.

Temps Universel (horlogerie) :
Le Temps Universel est fourni par la rotation de la terre. C’est celui du méridien d’origine des longitudes, situé à Greenwich près de Londres d’où l’appellation GMT.
L’heure du temps GMT est corrigée par la comparaison de différentes horloges et rendue définitive par le Bureau International de l’Heure situé à l’observatoire de Paris.

Temps atomique international (horlogerie) :
Le premier étalon au césium fut construit en 1955.
En 1958 on a fait coïncider le temps atomique et le T.U. Depuis ce dernier a pris du retard sur le temps atomique international et celui-ci s’accroît au rythme approximatif d’une seconde par an.

Temps universel coordonné (horlogerie) :
Les navigateurs ont besoin pour déterminer leur position de la connaissance immédiate du Temps Universel Coordonné diffusé par radio qui se trouve être la base pratique des temps légaux.

Tempérage (ou Tempérer) (chocolaterie) :
C’est une étape de fabrication du Chocolat.
C’est au cours du tempérage que la température de la pâte est portée à un degré exactement calculé pour obtenir un chocolat brillant, onctueux, stable et ayant une casse franche. Le principe est de faire passer le chocolat par trois paliers différents : on chauffe le chocolat pour l'amener à l'état liquide, on incorpore ensuite du chocolat en morceaux ou pastilles pour abaisser sa température et l'amener à son point de cristallisation. Enfin, on le réchauffe légèrement au besoin pour fondre les cristaux restants.

Tennis (bottier) :
Le tennis est une chaussure de sport basse, généralement blanche, à semelle antidérapante ne comportant pas de talon séparé de la semelle.

Tenture (lissier) :
Groupe de tapisseries traitant du même thème ou constituant un ensemble.
Une tenture est dite unique lorsqu'elle n'a jamais été reproduite.
La suite est une tenture reproduite à plusieurs exemplaires.
Une tenture originale correspond au premier tissage d'une suite.
Une tenture composite est un regroupement volontaire de tapisseries de différentes suites.

Terpène (parfumerie) :
Hydrocarbures contenus dans certaines huiles essentielles.

Terre cuite (céramique) :
Premier stade de la céramique. Mélange d'argile et de sable malaxé qui peut être façonné à la main, au tour, ou moulé.
Décoration en relief ou en creux avec ou sans coloration.
Cuisson basse température selon les moyens (feu de bois...).

Terre de pipe (céramique) :
Mélange d'argile blanche fine et de chaux.

Terres (céramique) :
Désigne l'ensemble des matières premières entrant dans la composition de la pâte.

Terres mêlées (céramique) :
Pâtes colorées d'oxydes pétries de façon à révéler des marbrures et des dessins de structure au moment du façonnage.

Tessie (bottier) :
Le tessie n'est plus guère employé de nos jour.
On appelait également sans gène ces chaussures dont la tige comprend 1 élastique de chaque côté d'une languette. Cette technique se retrouve dans de nombreux chaussons bas d'enfants. Jadis, les anciens appréciaient beaucoup ces chaussures confortables que l'on chaussait sans se baisser.

Tesson (céramique) :
Désigne l'objet en pâte brute avant décor ou émaillage.

Texture (cuisine) :
Structure interne d'une pâte ou d'un produit.

Thermogravure (imprimerie) :
Procédé typographique d'impression qui à l'aide d'une encre épaisse et d'un séchage spécifique tente d'imiter la réalisation en gravure taille-douce (Edition).

Thème (parfumerie) :
Accord principal autour duquel le parfumeur développe son idée créatrice.

Théobroma Cacao (chocolaterie) :
Du grec Theobroma, qui signifie « nourriture des Dieux ». C’est le nom scientifique donné au Cacaoyer par le botaniste Hollandais Carl Von Linné en 1753.

Théobromine (chocolaterie) :
Substance alcaloïde, présente dans le cacao, qui stimule le cœur, les muscles, les reins et le système nerveux. On retrouve cette substance également dans la noix de cola et le guarana.

Tiaume (batellerie) :
Nom donné anciennement à la cabine située à l'arrière abritant le poste de conduite d'un bateau halé.

Tierce (imprimerie) :
Epreuve machine considérée comme bonne et servant de référence tout au long du roulage (Impression).

Tillac (batellerie) :
Pont d'un bateau. Par extension, plancher de la cale des péniches.

Timbrage (imprimerie) :
Gravure taille-douce dans un bloc d'acier, produisant un effet de relief par un léger estampage et une forte charge d'encre (Impression).

Timbre (horlogerie) :
Comme il ne peut y avoir de cloches chez les horlogers les mécanismes portent des timbres !

Timonerie (batellerie) :
Timonerie :
Superstructure servant à protéger l'appareil de gouverne et le conducteur.
(Synonyme de marquise).

Tirage (horlogerie) :
Cf. : Sonnerie à tirage.

Tirage (imprimerie) :
Action d'imprimer (Impression).
Quantité d'exemplaires d'une impression (Edition).
Tirage papier : bromure photographique (Photo).

Tirage à part (imprimerie) :
Impression d'une partie d'un ouvrage réalisée après l'impression de l'ensemble.

Tirant d’air (batellerie) :
Distance verticale entre le niveau du plan d’eau et la partie fixe la plus haute du bateau (à savoir : la hauteur du bateau au-dessus de l’eau).

Tirant d’eau (batellerie) :
Hauteur de la partie immergée du bateau.

Tireuse (imprimerie) :
Appareil de photogravure permettant de copier par contact un négatif pour obtenir un positif ou l'inverse.

Titrage (imprimerie) :
Procédé manuel de photocomposition de haute définition pour les gros corps des titres (Composition).

Titrage (lissier) :
Le titrage indique avec précision l'épaisseur d'un fil, exprimée par le nombre de milliers de mètres filés avec un kg de coton, de laine, de lin.
Un fil de coton numéroté 16 signifie que 16 000 mètres de fil ont été filés avec 1 kg de coton. Plus le nombre est grand, plus le fil est fin.

Tomber (cuisine) :
Exemple: faire tomber à l'huile d'olive.
C'est une autre expression pour dire " faire cuire " parce qu'en cuisant, certains légumes tombent, c'est-à-dire perdent du volume ou perdent leur forme. Généralement, on fait ici référence à une cuisson lente comme des légumes cuit à l'étuvée.


Tonique (parfumerie) :
Terme utilisé pour des compositions susceptibles de stimuler certaines activités de l'odorat ou de l'épiderme.

Tonneau à polir (joaillerie) :
C'est un outil que l'on trouve dans de nombreux atelier : tonneau rotatif avec à l'intérieur des billes et des aiguilles de métal dans un mélange d'eau et de détergent. Le polissage se fait par tassement

Tore (menuiserie) :
Grosse moulure pleine de profil arrondie qui orne une colonne.

Torquetum (horlogerie) :
Nommé aussi ‘’instrument des turcs’’ c’est une combinaison d’un cadran solaire équatorial et d’un cadran solaire azimutal
Il ne servait pas seulement à la détermination de l’heure mais à des observations astronomiques générales.
Les quelques pièces qui subsistent sont construites très exactement, leurs dimensions étant d’ailleurs supérieures à celles des instruments de poche ordinaires.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/torquetum.jpg


Torréfaction (ou Torréfier) (chocolaterie) :
La torréfaction est l’opération qui va conditionner en grande partie la qualité du produit fini. Elle permet de développer la plénitude de l’arôme du cacao ainsi que sa couleur. Le grué est rôti très lentement durant 40 minutes à une température de 135°C environ.

L’amertume du goût du cacao est atténuée à ce moment de la fabrication.



Torsade (passementerie) :
Fil de métal enroulé et maintenu par une âme.
www.declercqpassementiers.fr/images/glossaire/torsade.jpg

Touchau (bijouterie) :
Morceau de métal servant à vérifier le titrage des métaux.

Touche (ou mouillette) (parfumerie) :
Qualité de papier spécial (sans colle) très absorbant, découpé en fines bandes destinées à être trempées dans une matière première ou une composition et qui permet aux professionnels (chimistes, Parfumeur-Créateurs, vendeurs, etc...) d'en apprécier, par olfaction, la qualité et d'en suivre l'évolution.



Toueur (batellerie) :
Bateau symétrique (amphidrome : qui peut naviguer dans les deux sens) qui se déhale sur
une chaîne posée au fond de l'eau à l'aide d'un treuil, mu par une machine à vapeur, entraînant
derrière lui un train de péniches pour traverser des passages délicats pour la navigation (souterrains, passages étroits).

Tour en quatre (cuisine) :
Laminer la pâte de manière à obtenir un rectangle 4 fois plus long que large et la plier en quatre, un premier quart sur le deuxième quart, le quatrième quart sur le troisième quart, et terminer en pliant les deux premiers quarts sur les deux derniers.

Tour en trois (cuisine) :
Laminer la pâte de manière à obtenir un rectangle 3 fois plus long que large et la plier en trois, un premier tiers sur le deuxième tiers et le troisième tiers sur les deux autres tiers.

Tourillon (menuiserie) :
Petite pièce de bois de forme cylindrique utilisée en menuiserie pour procéder à l'assemblage de deux planches à angle droit, sans laisser de trace extérieure de jonction. Il est utilisé dans l'assemblage des meubles.

Tournage (céramique) :
Procédé de mise en forme d'une masse de pâte plastique animée d'un mouvement de rotation produit par un tour.
Le tourneur façonne la masse de pâte en rotation à mains nues, parfois avec des estèques pour donner une forme précise.
Moyen de production artisanal très courant.

Tournasage (céramique) :
Action d'usiner par tournage avec outil manuel sur plâtre ou sur pâte.

Tournasin (céramique) :
Outil manuel de tournasage muni d'un manche portant un couteau triangulaire.

Tourne (boulangerie) :
Mise en attente des pâtons avant l'enfournage.

Tourner (cuisine) :
Donner une forme ronde à certains légumes - pommes de terre, carottes, navets - tout en les pelant.
Tourner un artichaut : dégrossir en enlevant les deux tiers des feuilles.


Tournet (boulangerie) :
Pour faire le pain, le levain était gardé dans un "tournet".

Tourrer (cuisine) :
Action qui consiste à laminer une détrempe enchassée de beurre et à la replier sur elle-même (voir tour en trois ou tour en quatre) afin de multiplier les couches de beurre.

Tourteau (chocolaterie) :
Le tourteau est une galette brune qui est obtenue après pressage industriel de la pâte de cacao et composée de cacao dégraissé.
Après concassage et broyage, cette galette est transformée en poudre de cacao.

Trait (imprimerie) :
Document ne comportant qu'une teinte pure et un blanc pur à l'exclusion de tout dégradé (Photogravure et impression).

Trait mètre (carreleur/mosaïste) :
Trait tracé à un mètre du sol fini servant de repère.

Trame (lissier) :
Ensemble des fils tendus entre les fils de chaîne et recouvrant totalement la chaîne quand la tapisserie est terminée. Elle seule reste visible.

Trame (tramer) (imprimerie) :
Quadrillage obtenu en photogravure, désigné par le nombre de lignes au pouce (2,54 cm), permettant la reproduction des documents demi-teintes ou couleurs (Photogravure).

Tramé direct (imprimerie) :
Méthode de photogravure par sélection des couleurs en films tramés directement (Photogravure).

Tranche (reliure) :
Côtés du livre.
On distingue la tête ou tranche supérieure, la queue ou tranche inférieure et la gouttière, ou tranche du livre opposée au dos.
La tranche de tête est poncée et parfois dorée ensuite (dorure sur tranche). La tranche de gouttière et la tranche de queue sont ébarbées à la taille du cahier moyen pour laisser des témoins (bien que n'étant pas régulières, elles peuvent aussi être dorées pour les livres de luxe).

Tranchefile (reliure) :
Broderie en fil de soie faite à la main sur bâtonnets de papier roulé, placée en tête et en queue du dos.
Elle sert à combler la hauteur des chasses et à embellir le livre. La base de la tranchefile, ou talon, vient reposer sur la tranche du livre. Elle peut être d'une ou plusieurs couleurs.

Travailler (cuisine) :
Battre ou remuer un appareil quelconque soit à la main, soit avec un fouet ou une spatule.

Traverse (menuiserie) :
Pièce horizontale qui sert à maintenir l’écartement des montants du meuble.

Travée (carreleur/mosaïste) :
Bande de chape que l’on tire.

Treize pièces (horlogerie) :
Les émailleurs ne surent pas réaliser avant 1750 un cadran d’horloge d’une taille importante (cartel par exemple) en une seule pièce.
Ils réalisaient donc séparément un disque destiné au centre et de douze secteurs complémentaires qui étaient disposés autour, maintenus sur une plaque en fer ou en laiton.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/treize_pieces.jpg

Trempage (céramique) :
Procédé d'émaillage très utilisé en porcelaine et en faïence.
Les biscuits ou les dégourdis sont immergés dans un bain d'émail.
Le tesson poreux fixe l'émail en absorbant l'eau du bain.
Le trempage des faïences moins poreuses que le dégourdi de porcelaine se fait généralement avec des pinces.

Trempage (ou Tremper) (chocolaterie) :
Cette étape est essentielle lors de la fabrication d’un bonbon de chocolat, elle consiste à plonger un intérieur dans de la couverture de chocolat afin de le recouvrir d’une fine couche de chocolat.

Trempe (horlogerie) :
Opération qui consiste à chauffer l’acier à blanc et à l’immerger (trempe) dans un liquide de refroidissement qui peut être de l’eau, de l’huile…
Si elle lui confère de la dureté, la trempe fragilise aussi l’acier et le rend cassant.
On procède ainsi à un traitement supplémentaire, le revenu, dont la température variera selon la destination de l’acier. (cf. revenu et bleuissage).

Tressé (bottier) :
Le tressé est le nom générique de la chaussure masculine ou féminine dont la tige est formée de fines bandes de cuir entrelacées.
Aujourd'hui, cette chaussure peut-être réalisée à partir de plaques tressées, souvent d'origine indienne, pour la réalisation d'articles bon marchés.
Dans le cas du tressé sur forme, on travaille les bandelettes de cuir directement sur la forme de montage, ce qui permet d'obtenir des articles extrêmement confortables, mais très coûteux.

Triboulet (bijouterie) :
Cône ou tronc de cône en corne, bois, fer ou acier pour former ou forger bagues, bracelets, anneaux ronds, carrés, ovales. Il sert aussi à mesurer le tour de doigt d'une bague.

Trichromie (imprimerie) :
Résultat obtenu en photogravure avec trois couleurs de base, généralement sans le noir (Edition).

Trinitario (chocolaterie) :
C’est la première variété botanique de cacao, dite « hybride ».
En effet, le Trinitario est né du croisement des deux espèces botaniques suivantes : le Criollo et le Forastero. Toutes les deux présentes sur l’île de Trinidad au XVIIIème siècle, elles ont donné naissance à cette nouvelle espèce suite à un ouragan qui a dévasté l’île.
La résistance de ce cacao est comparable à celle du Forastero et sa qualité aromatique à celle du Criollo, c’est pourquoi, sa production se développe de plus en plus et tend petit à petit à remplacer le Forastero.



Tronçonner (cuisine) :
Découper en tronçons, en morceaux.

Trotteur (bottier) :
Le trotteur ne désigne pas un modèle en particulier, même si beaucoup l'associent à une chaussure féminine à lacets plutôt sport, généralement à talon bottier.
C'est le terme générique recouvrant tout ce qui est particulièrement adapté à la marche en ville.

Trotteuse (horlogerie) :
Nom de l’aiguille des secondes.

Truffe (chocolaterie) :
La truffe est une friandise à base de chocolat, de sucre et de beurre que l’on roule dans du cacao en poudre.
Son enrobage est croquant et l’intérieur similaire à une ganache fondante. Les recettes de truffes se sont diversifiées et l’on trouve aujourd’hui des truffes au Champagne, au Grand Marnier, et à différentes liqueurs.

Trusquin (menuiserie) :
Instrument servant à tracer des lignes parallèles au bord d’une surface plate.

Trématage (batellerie) :
Action de doubler.

Trésaillage (céramique) :
Émail craquelé par les contraintes de dilatation du biscuit (effort de traction trop grand).

Turbiner (cuisine) :
Mettre le mélange à crème glacée ou à sorbet dans la sorbetière pour le faire prendre au froid et lui conserver, grâce à un mouvement rotatif, une belle onctuosité.

Typographie (imprimerie) :
Art de composer un texte au moyen de caractères d'imprimerie.
Procédé de composition manuelle ou mécanique basé sur le relief de caractères en plomb (Composition).
Procédé d'impression utilisant le même relief pour déposer l'encre sur le papier (Impression).


Typon (imprimerie) :
Pellicule photographique utilisée pour la reproduction de textes ou d'images. Film positif destiné à l'impression offset (Edition).

Témoin (reliure) :
Bord d'un cahier qui n'a pas été coupé par un ébarbage ou un rognage et qui est donc plus grand que les autres.
Un livre à témoins possède une queue et une gouttière volontairement irrégulières afin de conserver la valeur du livre. Les cahiers des belles éditions ont toujours des tailles légèrement différentes.


Ténacité (parfumerie) :
Propriété d'un parfum dont l'effet est particulièrement persistant.

Tétière (imprimerie) :
Ensemble des éléments graphiques communs placés au même endroit à chaque en-tête de page.

Tête (reliure) :
Tranche supérieure du livre.


Tête de poupée (horlogerie) :
Pendule à poser dont la forme particulière est à l’origine du nom.
Très en vogue sous Louis XIV elle rompait, par ses arrondis, avec les lignes droites du cartel qui n’était pas encore violoné. Rompant également avec les religieuses, plus sobres, les horloges tête de poupée présentent généralement une débauche de marqueterie de toutes sortes.
Dès la fin du règne de Louis XIV le cartel reviendra en force pour culminé en arrondis sous le règne de Louis XVI.

Tête roller (céramique) :
Matrice métallique ronde qui met la pâte en forme sur un moule de plâtre pour platerie.

Under glaze (décoration under glaze) (céramique) :
Décoration sur biscuit avant pose de l'émail, cuisson de grand feu, inaltérable.

Unilatéral (cuisine) :
Cuire d'un seul côté. Technique souvent utilisée pour le poisson. Il est alors cuit sur peau pour empêcher la chair de s'assécher.

Vaigrage (batellerie) :
Habillage intérieur des bordailles du bateau (le plus souvent en bois).

Vanner (cuisine) :
A l'aide d'un fouet ou d'une spatule, remuer une sauce, une crème ou un liquide pendant son refroidissement, afin de maintenir son homogénéité et d'éviter que se forme une peau à la surface.

Vanneur (boulangerie) :
Première étape des quatre années d'apprentissage nécessaire à un garçon pour devenir boulanger.

Varlope (menuiserie) :
Grand rabot muni d’une poignée, pour aplanir le bois.

Vautoir (lissier) :
En haute et basse lisses, large règle de bois plantée de clous, utilisée pour maintenir la chaîne sur le métier.

Vectoriel (mode) (imprimerie) :
Système de contour d'un dessin par coordonnées de points.

Veine (construction, gemmologie) :
I - Sorte de trait long et étroit qui va en serpentant légèrement dans les pierres dures, et capricieusement par rapport à la stratification.
II - Partie de pierre, longue et étroite, d'une qualité ou d'une couleur différente de celle qui l'entoure.
Les veines ne sont pas des défauts.


Verdillon (lissier) :
Petite tringle servant à fixer le commencement de la chaîne d'un métier de haute lisse dans le rouleau.

Verdure (lissier) :
Pièce où prédominent les végétaux, arbres, feuilles, parmi lesquels peuvent se mêler des oiseaux, des paysages, lacs, parcs, plus rarement des figures.

Verge (horlogerie) :
Pièce finale de l’échappement à roue de rencontre.
Cette ancêtre de l’ancre possède elle aussi deux palettes, mais travaille sur une roue d’échappement tournant perpendiculairement aux autres roues.
La verge est solidarisée avec le balancier, ses palettes laissent tour à tour échapper une dent de la roue puis celle diamétralement opposée.

Vergeures (imprimerie) :
Motif constitué de fines lignes parallèles horizontales dans l'épaisseur du papier, reliées par des lignes verticales, les pontuseaux (Edition).

Vergé (imprimerie) :
Papier avec vergeures.

Vernis (céramique) :
Glaçure à base de plomb ou de sels alcalins posée sur terre cuite.

Vernissage (vernir) (imprimerie) :
Application d'un vernis sur une impression pour le protéger et lui donner un aspect brillant ou mat (Edition).

Verso (imprimerie) :
Côté de la feuille imprimé en second ou page 2 d'un feuillet. Antonyme : recto (Impression).

Veule (batellerie) :
Pont de la péniche (à l'avant et à coté des boulards arrières).

Vieillissement (parfumerie) :
A ne pas confondre avec macération. Le vieillissement est un phénomène naturel et inéluctable.

Viennois (pain) (boulangerie) :
Pain à la farine de gruau dont la pâte contient un peu de lait.

Vilebrequin (menuiserie) :
Outil au moyen duquel on imprime un mouvement tournant à une tige d’acier pour percer des trous.

Virage ou virement de bord (batellerie) :
Demi-tour complet.

Virer (parfumerie) :
On dit d'un parfum qu'il a viré lorsque son odeur et sa couleur originelles se sont modifiées à la suite d'actions physiques, ou chimiques (oxydation) dues à l'air, à la lumière, à la chaleur ou au vieillissement.

Vitrophanie (imprimerie) :
Adhésif transparent destiné à être collé sur une vitre (Publicité).

Vitréous (céramique) :
Pâte vitrifiée, non translucide obtenue par cuisson oxydante à 1280-1300°C.
Émaillage sur biscuit ou sur dégourdi, ou mono cuisson. Utilisé pour les céramiques culinaires et sanitaires.

Volant (horlogerie) :
Le volant donne son nom à la dernière pièce mobile du rouage de la sonnerie.
Il est composé d’un axe dont le pignon engrène avec la roue précédente et qui porte deux rondelles entre lesquelles sont assujetties deux ou quatre ailettes. Un ressort de pression solidarise le volant avec l’axe, de sorte que lorsque le rouage se dévide, le volant patine pour permettre un démarrage doux, puis se met à tourner lui aussi. Ses ailettes appuyant sur l’air freinent la vitesse et régulent ainsi le rythme de la sonnerie.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/volant_1.jpg
Très souvent le pivot du volant côté pignon est monté sur un bouchon excentrique qui permet, quand on le tourne, de régler la pénétration de l’engrenage et de jouer ainsi sur la vitesse de sonnerie sans retoucher la pression du ressort du volant.
www.horloger-croixrousse.com/images/stories/lexique/volant_2.jpg

Volatile (parfumerie) :
Désigne une odeur s'évaporant très rapidement (parfum fugace).

Volet (imprimerie) :
Terme synonyme de « feuillets », utilisé lorsque l'on parle de dépliant (ex. dépliant trois volets).



Volume (parfumerie) :
Se dit d'un parfum qui se développe largement dans l'atmosphère.

Vélin (imprimerie) :
Peau de veau utilisée en reliure d'art.
Papier d'écriture de haute qualité, non vergé (Edition).

Waufrier (ancien français) (boulangerie) :
Marchand de gaufres.

Xérographie (imprimerie) :
Procédé d'impression à sec basé sur la propriété qu'ont certains corps chargés d'électricité de devenir sensibles à la lumière.

Zeste (cuisine) :
Partie colorée de l'écorce d'un agrume qu'on prélève à l'aide d'un zesteur ou d'un couteau économe. Il ne faut pas prendre la partie blanche entre l'écorce et la chair.

Zeste (parfumerie) :
Écorce de fruits de la famille des hespéridés (ou agrumes) d'où est tirée l'huile essentielle.

Zinc (imprimerie) :
Cliché typographique réalisé dans ce métal, aujourd'hui en magnésium (Photogravure).

Zinc (reliure) :
Plaque de zinc sur laquelle on coupe la peau ou le papier.
Le zinc étant un peu mou, la pointe s'y enfonce un peu sans se désaffûter pour autant.


Zoccoli (bottier) :
Le zoccoli est une mule formée d'une large bride en cuir fixée sur une épaisse semelle en bois.

Zone (imprimerie) :
Surface d'une illustration destinée à la photogravure, calculée par moyenne de ses dimensions en centimètres (Photogravure).

Ébarbage (reliure) :
Opération qui consiste à rafraîchir le bord de chaque cahier, en gouttière et en queue. Cette opération se fait sur tous les livres, qu'il s'agisse de reliure à témoins ou pas.

Ébauche (horlogerie) :
Mouvement brut, c’est à dire sans finition et parfois sans échappement vendu sans boîtage pour être terminé.
Les ébauches de mouvements de Paris avaient le nom de blancs roulants ou roulants.

Écaillage (céramique) :
Émail décollé du biscuit par écailles, effort de compression sur biscuit trop important.

Échappement (horlogerie) :
Placé entre l’organe régulateur et le rouage, l’échappement a deux fonctions :
1) Entretenir les oscillations du balancier en transmettant à celui-ci, à chaque alternance, l’énergie du poids ou du ressort moteur qui arrive à travers le rouage;
2) Compter les oscillations et assurer un déroulement régulier du rouage de sorte que les aiguilles indique le temps écoulé.

Pendant la transmission d’énergie, appelée impulsion, la dent de la roue qui vient de travailler est libérée et c’est une autre dent qui tombe au repos contre une palette de l’ancre ou de la verge, prête à donner une nouvelle impulsion. Le nom d’échappement vient du fait que les dents quittent le contact et donc échappent.
L’échappement à ancre ou à verge fonctionne généralement ainsi : une dent de la roue d’échappement est arrêtée par une palette de l’ancre ou de la verge. La course du balancier qui fait osciller l’ancre sur son axe fait que cet arrêt est supprimé à un certain moment, c’est le dégagement qui libère la roue d’échappement dont une autre dent rentre en contact avec l’autre palette et donne une impulsion. L’impulsion donnée, la roue d’échappement est de nouveau au repos jusqu’au dégagement suivant.
Les échappements sont extrêmement nombreux, mais seuls quelques-uns uns sont utilisés. On les classe généralement d’après la durée de contact entre la roue d’échappement et une pièce solidaire du régulateur :

1. Les échappements à contact permanent qu’ils soient à recul comme ceux à verge ou à ancre à recul, ou bien à repos comme ceux de Graham ou à cylindre. Il y a toujours une dent en contact avec l’organe régulateur. Cela constitue un freinage pendant toute la durée de l’oscillation.

2. Les échappements à contact périodique comme ceux à ancre pour montre ou ceux à détente. Il n’y a contact entre le balancier et l’échappement que pendant l’angle de fonctionnement du balancier. Le balancier est libre pendant l’arc supplémentaire : il y a donc moins de frottement.

3. Les échappements par déplacement de la position d’équilibre comme ceux de Riefler ou encore de Strasser. Ce sont des échappements qui sont employés dans des gardes temps mécaniques à pendules dans lesquels il n’y a pas de contact entre la roue et le pendule. L’impulsion est donnée au mouvement du pendule par un déplacement de la position d’équilibre via la suspension.

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Échauffer (cuisine) :
Rendre chaud rapidement et généralement sans faire bouillir.

Échoppe (horlogerie)(joaillerie) :
Burin de graveur employé pour graver le métal ou en détacher des copeaux.
A la forme d'une onglette dont les deux faces sont plates et le tranchant coupé par une troisième face plate qui élargit la pointe du burin.




Éclaté (construction) :
Aspect de la taille brute de fente. Gros éclats, bosses et creux de formes diverses.

Écoinçon (horlogerie) :
Pièce métallique garnissant un coin autour du cadran; présente principalement dans les Comtoises du XVIIIème et dans les religieuses.

Écosser (cuisine) :
Enlever les graines.

Écoussage (céramique) :
Émail décollé du biscuit par écailles, par effet de mauvaise adhérence et de compression (poussières de biscuit + dilatation).

Écrouissage (horlogerie) :
Opération réalisée à froid consistant à durcir la surface d’une pièce en l’écrasant par frottement avec une règle en acier trempé ou une lime sans dents appelée brunissoir.

Éffillé (passementerie) :
Frange dont la jupe est composée de fils coupés.
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Égrisage (construction) :
Opération de dressage d'un parement avant les opérations d'adoucissage et de polissage.

Élaguer (reliure) :
Diminuer l'épaisseur du bord de la peau (ou du papier ou du carton) en le biseautant à l'aide d'une pointe ou d'un couteau à parer.

Émail (céramique) :
Verre destiné à recouvrir les biscuits de faïence et à supporter ou recouvrir la décoration.

Émail stannifère (céramique) :
Émail rendu opaque par la présence d'oxyde d'étain dans sa composition.
A cause de son coût élevé, l'oxyde d'étain a laissé la place à l'oxyde de zirconium meilleur marché mais moins brillant et moins facile à travailler.

Émaillage (céramique) :
Action de déposer l'émail ou la couverte sur un support céramique (cru, dégourdi ou biscuit) par trempage, par pulvérisation ou par arrosage manuel ou mécanique.

Émanation (parfumerie) :
Odeur qui se dégage d'une matière première.

Émincer (cuisine) :
Couper en petits dés ou très finement un oignon, une échalote…

Épaisseur (construction) :
• épaisseur nominale (1) : épaisseur théorique d'un morceau taillé comptée entre sa face de parement et sa face arrière .
(1) La notion d'épaisseur nominale n'est applicable qu'à un morceau taillé destiné à faire, soit toute l'épaisseur du mur, soit cette épaisseur déduction faite de l'enduit.
• épaisseur réelle : épaisseur d'un morceau taillé mesurée entre sa face de parement de devant et sa face arrière .


Épannelage (construction) :
Taille grossière attendant un finissage.

Épaufrure (construction) :
Éclat emporté sur une arête.

Épaufré (carreleur/mosaïste) :
Décollement d’un carreau dans son épaisseur.

Épépiner (cuisine) :
Enlever les pépins.

Équarrissement :
Action d'équarrir.

Équarrissoir (horlogerie) :
Outil de coupe en acier trempé, de forme conique et généralement à cinq faces, dont les arrêtes coupantes arraches des copeaux de métal.
On introduit l’équarrissoir dans le trou que l’on veut agrandir et on l’enfonce en tournant de sorte qu’il pénètre de plus en plus loin. On enfile successivement les différents équarrissoirs jusqu’à obtention du diamètre voulu.
Cette méthode est traditionnellement utiliser pour agrandir un point de pivotement usé afin d’y chasser un nouveau palier , appelé bouchon.
Cf. : Alésoir, Bouchonnage.

Équation du temps (horlogerie) :
C’est la différence entre le temps moyen (donné par les horloges) et le temps vrai (donné par le soleil). En effet l’orbite de la terre et son équateur ne se trouvent pas sur le même plan, d’autre part cette orbite est elliptique et non circulaire, et enfin la terre tourne irrégulièrement sur cette trajectoire autour du soleil qui ne se trouve donc pas au centre parfait.
Les passages du soleil au même méridien donne donc un temps vrai différent du temps moyen, obtenu lui par la moyenne annuelle de ses passages successifs au même méridien. (cf. : jour solaire, jour moyen, jour naturel).

Équilibre olfactif (parfumerie) :
Combinaison d'éléments odorants où nul ne prédomine.

Érotique (parfumerie) :
On peut appeler parfum érotique celui qui dans son expression olfactive réveille certains sens de celui qui le respire.

Étau (menuiserie) :
Appareil formé de deux mâchoires qui permettent de bloquer la pièce que l’ on veut travailler.

Étireuse (céramique) :
Petite presse manuelle pour fabrication de colombins de terre.

Étouffée (cuisine) :
Cuire à couvert avec un minimum de liquide pour créer une vapeur. On peut utiliser une marguerite, un panier en bois chinois pour éviter le contact entre le liquide et l'aliment.
Ce terme s'applique aussi à la cuisson en papillote et en croûte.


Étuvée (cuisine) :
Cuisson plus ou moins longue à couvert sur feu moyen avec un minimum de liquide ou de corps gras, juste une ou deux cuillerées pour former une vapeur.
Par exemple, il est important d'étuver les morilles. L'eau de végétation monte en vapeur et retombe en sucs. La quasi-totalité des légumes peuvent être préparés ainsi.
La cuisson à la vapeur permet de conserver sels minéraux et oligo-éléments, solubles dans l'eau.

Évaporation (parfumerie) :
Passage de l'état liquide à l'état gazeux, s'accompagnant d'un dégagement odorant; la vitesse de l'évaporation dépend du caractère plus ou moins volatil de la substance considérée.

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